Dossier d’œuvre architecture IA72059710 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Manoir (?) puis ferme, actuellement maison, la Guinandière
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Saint-Georges-de-la-Couée
  • Lieu-dit la Guinandière
  • Cadastre 1834 D 339-341  ; 2025 D 1142 ; 1143
  • Dénominations
    manoir
  • Destinations
    ferme, maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable, cellier, pressoir

Parmi les vassaux nommés dans l'aveu de Thomas de Clermont, chevalier et seigneur de Saint-Georges, rendu à la baronnie de Lucé le 23 août 1581, se trouve un certain "Jacques Huart, sieur de La Guynardière" devant alors "foy et hommaige simple et ung cheval de service, pour raison de son fief des Juguenières, sis en Courdemenche, et de ses fiefs de La Sourgetière et des Nouet. ès seigneuries de Ruillé et d'Aigrefoing". Cette mention invite à penser qu'il existait un fief à la Guynardière/Guinandière au XVIe siècle ; l'aveu sous-entend que ce dernier ne relève pas des seigneurs de Saint-Georges.

De l'édifice d'origine, dont il est difficile de restituer l'organisation générale, ne subsiste aujourd'hui que les vestiges de l'ancien logis. Celui-ci est encore enregistré comme "maison" sur le cadastre de 1834, époque à laquelle la propriété apparaît déjà comme convertie en ferme. Une autre maison est également présente à cette date dans un bâtiment séparé, récemment détruit et étudié d'après photos : il s'agissait d'un bâtiment en longueur associant logis et étables sous même faîte, dont la physionomie (absence de surcroît, encadrements anciens en pierres de taille calcaires ou alternant pierres de taille calcaires et petites briques) peut être datée du XVIIIe siècle. Les deux logis ont donc apparemment cohabité un certain temps avant que le logis du manoir ne soit définitivement déclassé en 1846 pour être converti en grange. Ce dernier, qui était peut-être à l'origine doté d'un étage, conserve notamment des fenêtres encadrées en pierres de taille calcaires (façade nord-ouest) ou alternant pierres de taille calcaires et petites briques (façade sud-est), datables du XVIIe ou du XVIIIe siècle. L'intérieur conserve également une cheminée sur chaque pignon ; celle du pignon nord-est, entièrement en pierres de taille calcaires, se distingue par le soigné de son exécution ; ornée d'un trumeau et accompagnée d'un potager, elle pourrait dater du XVIe ou XVIIe siècle.

L'étable-hangar semble issue d'un bâtiment ancien plusieurs fois remanié (structure sur poteaux de bois). La vaste étable-fenil et le logis actuel (qui a probablement d'abord été une très vaste grange-étable) sont construits dans la première moitié du XXe siècle (chaînes et encadrements de briques belges). Le cellier semi-enterré ainsi que le pressoir à fruit qui l'accompagne (date portée 1953) datent de la même période.

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes
    • Secondaire : 19e siècle
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle
    • Principale : 3e quart 20e siècle

L'édifice est composé d'un logis, d'une grange, d'une étable-fenil, d'une étable-hangar et d'un cellier accompagné d'un pressoir à fruit. L'étable et le hangar modernes en métal ne sont pas étudiés.

Tous les bâtiments sont construits en moellons enduits. La petite étable-hangar est soutenue par une structure sur poteaux de bois ; la grange possède des chaînes en pierres de taille calcaires ; tous les autres bâtiments ont des chaînes en briques belges. Le logis possède un étage carré ; l'étable-fenil est dotée d'un étage en surcroît ; les autres bâtiments sont en rez-de-chaussée. Les encadrements du logis et de la grange sont en pierres de taille calcaires ; ceux de l'étable-fenil sont en briques belges. Le cellier possède une voûte en berceau maçonnée en briques belges. Les autres bâtiments possèdent une toiture à longs pans ; celles de la grange et de l'étable-fenil sont couvertes en ardoises ; les autres sont couvertes en tuiles plates.

Le pressoir, dont il subsiste le socle ovale en béton, est doté d'une vis en métal "CHAPPÉE & FILS LE MANS ; N°1 ; 8276".

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • bois
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau, en brique
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/12. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/13. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. Matrice des propriétés foncières. 1837-1913.

Bibliographie

  • ALOUIS, Victor, LEDRU, Ambroise. Les Coësmes, seigneurs de Lucé et de Pruillé, 2e partie : de 1508 à 1601, Mamers, 1888.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays Vallée du Loir
Articulation des dossiers