• inventaire topographique
Manoir de la Roche Sevin
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lude (Le) - Le Lude
  • Commune Le Lude
  • Lieu-dit la Roche Sevin
  • Cadastre 2009 H1 43-44
  • Dénominations
    manoir
  • Vocables
    sainte Anne
  • Destinations
    résidence puis ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    maison, étable, chapelle

Un Jean Sévin, seigneur de la Roche, près du Lude, est mentionné dès les années 1342 et 1380. Le domaine est alors le centre d'un pouvoir seigneurial, aux mains de la famille Sevin. En 1450, les seigneurs de la Roche-Sevin fondent une chapellenie dans la chapelle Sainte-Anne du manoir et Jehan Bonsant en est chapelain en 1454. En 1552, Catherine de Cré est dame de la Roche-Sévin.

Au cours de l'époque moderne, le manoir est partiellement rattaché au comté du Lude et perd alors, peu à peu, son rôle de seigneurie indépendante. La chapellenie existe toujours en 1772, date d'un accord avec le prieuré du Lude. Au XIXe siècle, le manoir de la Roche-Sevin appartient aux marquis de Talhouët, propriétaires du château du Lude, et il est alors déclassé en ferme. L'exploitation regroupe 55 ha 78 ares.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : 14e siècle
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Secondaire : 20e siècle
  • Dates
    • 1607, porte la date, daté par source

Le manoir conserve la plus grande partie d'un logis construit perpendiculairement au coteau, les vestiges d'une aile étroite en retour le long du coteau et une tour. La maison du métayer située dans la cour, face au logis peut dater du XVIIIe siècle même si elle fut très remaniée au XIXe siècle et ravalée au XXe siècle.

Le logis principal est orienté nord-sud et flanqué d'une tourelle d'escalier de plan carré, hors-œuvre, placée sur l'angle nord-est. D'après nos observations, le pignon sud de ce logis est très épais et parait avoir supporté un deuxième bâtiment placé contre le coteau, en retour d'équerre.

Une grande partie du pignon nord, les vestiges de la tourelle d'escalier et des fragments de la façade occidentale sont construits dans un moyen appareil régulier de pierre calcaire aux angles émoussés et aux joints réguliers qui peut dater des XIIIe ou du XIVe siècle. À cette période peuvent appartenir également le corbeau et les vestiges d'une hotte de cheminée placée sur la façade orientale, le long du talus, qui attestent de la présence d'un logis plus vaste avec un bas-côté en appentis. Ce bas-côté aujourd'hui disparu était également accessible à partir du 1er étage par une porte couverte d'une accolade.

La porte d'entrée du rez-de-chaussée du logis placée dans le pignon nord, et la porte de la tourelle d'escalier située juste à côté sont couvertes d'un arc brisé. À cette première phase de construction, on peut supposer que le logis n'avait qu'une salle par niveau avec une cheminée rejetée sur le pignon sud, contre le coteau. Le pignon nord, partiellement conservé, témoigne encore de la présence d'une grande croisée au premier étage qui se répétait vraisemblablement au second. La cheminée du second étage est bien conservée. Elle se compose d'une hotte inclinée supportée par un manteau brisé. Cette salle placée au second étage était une salle sous charpente dont la toiture est aujourd'hui abaissée.

L'ensemble de l'édifice fut repris après la Guerre de Cent Ans : le pignon nord et la cage d'escalier ont été restaurés et la façade occidentale sur la cour a été reprise entièrement (ou presque) en moellons et percée de deux croisées à coussièges, du début du XVIe siècle. En même temps on divise l'étage en deux salles séparées par une cloison en pan-de-bois, on bouche la fenêtre nord et on y installe une deuxième cheminée.

Est-ce à cette période que l'on relève les planchers des premier et second étages ?

Sur un plan des années 1748, figure un petit corps de bâtiment, aujourd'hui disparu, perpendiculaire au vieux logis et donnant dans la même cour. Il pouvait abriter la chapelle sainte-Anne, mentionnée dès le XIVe siècle, disparue en 1811. Au sud de la cour, une sorte de galerie reliait le logis à une tour qui existe toujours et porte la date de 1607.

La maison actuelle d'habitation est exposée au sud. Elle fut incendiée et reconstruite au milieu du XXe siècle. Les dépendances, très remaniées, ont été prolongées vers le sud au début du XXe siècle.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise, tôle ondulée
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Escaliers
    • escalier hors-œuvre : escalier en vis
    • en maçonnerie
  • Typologies
    logis médiéval à salle haute sous charpente (2e étage)
  • État de conservation
    état moyen
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Le lieu de la Roche Sévin conserve un logis vraisemblablement du XIVe siècle exceptionnellement conservé.