Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
- inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
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Maugin ArmelleMaugin ArmelleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe auprès du Conseil départemental de Maine-et-Loire.
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Mauges-sur-Loire
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Commune
Mauges-sur-Loire
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Adresse
8 rue d' Anjou
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Cadastre
1827
B1
110
;
2025
B
2756
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Précisions
anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
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Dénominationsécole, maison de retraite
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Genrede filles
La maison figure sur le plan cadastral de 1827 (B1 110) appartenant à la veuve de Joseph Humeau jusqu'en 1839. Elle est notée "CN", construction nouvelle, au nom d'Humeau sur la matrice cadastrale mais n'apparaît pas sur le registre des augmentations de construction, donc son érection a probablement lieu peu de temps avant l'établissement du cadastre durant le 1er quart du XIXe siècle. Elle appartient ensuite à Maurice Defois puis à Pierre Merlot, régisseur du château du Pineau, à partir de 1847. Ce dernier détruit la même année l'aile ouest figurant sur le cadastre, à la place il y aménage une "cour à fleur" et bâtit une petite maison. Selon son souhait, il transforme la destination de l'édifice en maison-école, et fait établir deux Sœurs de la Congrégation de la Providence de la Pommeraye au milieu du XIXe siècle pour y faire l'école aux filles.
Par suite de la loi Guizot du 28 juin 1833 qui rend obligatoire l'établissement d'une école pour toutes les communes de plus de 500 habitants, la commune engage des démarches pour acquérir cette école. Dans ce contexte d'achat, elle fait dresser les plans de l'édifice par l'architecte François Humeau en 1854. La maison-école se composait d'un corps principal rectangulaire s'élevant sur deux niveaux (rez-de-chaussée et étage carré) et sept travées ordonnancées. Les baies de l'étage étaient décorées d'un oculus. Accolée à l'ouest se situait la "cour pour les fleurs" clôturée. Dans cette cour, un escalier droit en pierre d'ardoise, adossé sur le pignon de l'édifice, permettait l'accès au deuxième niveau. Une "petite maison", perpendiculaire à l'édifice, se situait dans l'alignement de cette cour. À l'intérieur, l'organisation est la suivante d'est en ouest : une pièce à cheminée, la cage d'escalier avec vestibule au premier niveau et cabinet au second, puis deux pièces à cheminée. Les salles de classes se situaient au rez-de-chaussée et les chambres des institutrices à l'étage. Le tout était clôturé d'un mur d'enceinte. Ce n'est qu'en avril 1857 que Pierre Merlot vend finalement le bien à la commune devant le notaire, M. Jacob de la Pommeraye, pour la somme de 1 200 francs complétée d'une rente viagère de 500 francs. L'acte de vente précise que la maison est "neuve", ce qui corrobore la mention sur la matrice. La commune engage alors le devis de 396 francs de l'architecte Humeau pour l'appropriation des lieux : principalement, la petite maison est transformée en hangar avec lieux d'aisance et un préau couvert est bâti à l'emplacement de la cour aux fleurs.
En 1881, la commune fait appel à l'architecte Jean-Baptiste Neveu de Melun, qui vient tout juste de réaliser l'école de filles de Bourgneuf-en-Mauges, afin d'engager des travaux de restauration et la construction d'une petite classe supplémentaire. En effet, le nombre d'élèves augmentant, une classe est signalée à l'étage et dans le hangar, réduisant les lieux de vie des institutrices d'une part. D'autre part, la petite classe dans le hangar est jugée "basse, mal éclairée et très humide". Les travaux prévoient notamment la construction d'un préau couvert à l'est ainsi qu'une extension en rez-de-chaussée sur le pignon ouest pouvant accueillir une petite classe (à l'emplacement de la cour aux fleurs). Dans son devis du 15 février 1881, Jean-Baptiste Neveu propose d'aménager une chambre à coucher dans le grenier afin d'agrandir l'espace des logements.
À l'aube de la loi du 7 juillet 1904 relative à la suppression de l'enseignement congréganiste, les sœurs sont sommées de quitter l'école communale laïcisée dès 1903. Par suite de ce départ est fondé la même année dans le bourg l'école privée de filles dite Saints-Anges (vocable de l'Ange Gardien) au 11 rue Marc Leclerc par le curé de la paroisse (cf. : notice bourg de Saint-Laurent-de-la-Plaine). L'école communale fonctionne dans cet édifice jusqu'en 1935 avant de déménager à la mairie-école de garçons qui devient mixte. Par la suite, l'édifice est vendu par la commune, il sert alors de logements puis de maison de retraite dite "Sainte-Anne" de 1954 jusqu'en 2009. Les ailes est et ouest comprenant la chapelle actuelle sont bâties entre 1962 (aile ouest) et 1985. Le lieu ferme en 2014 avant de devenir la résidence pour sénior "Vis l'Age" actuelle.
Dans sa Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine, l'abbé Guinhut attribue la construction de la maison à Pierre Merlot, attribution vraisemblablement déduite de l'acte de vente passé devant M. Jacob, sans prise en compte des matrices cadastrales qui précisent l'état antérieur de la propriété.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 2e moitié 19e siècle, 20e siècle, 1er quart 21e siècle , daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Humeau Françoisarchitecte attribution par sourceHumeau FrançoisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte à Melay (Maine-et-Loire). Il réalisa la mairie-école de Beausse en 1845 et la marie-école de garçons de Saint-Laurent-de-la-Plaine en 1860.
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Auteur :
Neveu Jean-Baptistearchitecte attribution par sourceNeveu Jean-BaptisteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte demeurant à Melay (Maine-et-Loire). Il réalisa la mairie-école de Bourgneuf-en-Mauges en 1877-1879.
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Personnalité :
Congrégation hospitalière et enseignante des Sœurs de la Providence de La Pommerayeattribution par sourceCongrégation hospitalière et enseignante des Sœurs de la Providence de La PommerayeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
La maison se situe en sortie du bourg ancien, sur l'ancien chemin de Chalonnes. Elle est bâtie en moellons enduits de schistes gréseux avec une couverture en ardoise. De plan rectangulaire, elle s'élève sur deux niveaux (rez-de-chaussée et étage carré) et neuf travées côté nord. Les façades et l'organisation intérieure sont totalement remaniées au XXe et XXIe siècles.
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Murs
- moellon enduit
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Toitsardoise
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
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État de conservationremanié
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Statut de la propriétépropriété d'une association
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.
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Archives municipales de Saint-Laurent-de-la-Plaine ; 4 M 1. Ecoles.
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Archives municipales de Saint-Laurent-de-la-Plaine ; 4 M 2. Ecole de filles.
Bibliographie
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GUINHUT, Alfonse. Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine. Angers : J. Siraudeau, 1909.
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