Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
- inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
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Maugin ArmelleMaugin ArmelleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe auprès du Conseil départemental de Maine-et-Loire.
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Mauges-sur-Loire
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Commune
Mauges-sur-Loire
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Adresse
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Cadastre
2024
B
2396, 2397, 2398
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Précisions
anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
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Dénominationsatelier
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AppellationsPerrault
Pierre Perrault (1747-1829), dit "Pairault" dans les archives, est le premier de la lignée Perrault à venir s'installer au bourg de Saint-Laurent-de-la-Plaine vraisemblablement à la fin du XVIIIe siècle, où il exerçait la profession de journalier. Son fils, Pierre Charles Perrault (1781-1836), épouse en janvier 1807 Marie Oger, fille de Mathurin Oger, charpentier dans le bourg. Il semblerait que ce soit par le biais de son beau-père que Pierre Perrault fils expérimente le métier de charpentier. Sept générations de Perrault se succèdent alors dans la commune (voir annexe) exerçant des professions de charpentiers et de charrons avec des activités de tonneliers, menuisiers… toujours liées au travail du bois et du fer qui sont complémentaires.
Au XIXe siècle, les ateliers et parcs à bois se concentraient en face de l'église (1827 D1 parcelles 9, 12, 23 et 24) et dans le quartier de la Bretagne (1827 D1 76 et 82). Au début du XXe siècle, le fonds de commerce comprenait deux établis, deux scies de long, un tour, une charrette à bras, une meule, un lot de pointes et un lot de peinture ; ainsi que 10 m3 de différentes essences de bois (chêne, ormeaux, peuplier…). Le tout était estimé à 1 300 francs en 1908. A cette période, les travaux de charpente sont encore minoritaires parmi les commandes de menuiserie et de charronnage. Par la suite, Constant Perrault, petit-fils de Pierre, fait bâtir de nouveaux ateliers en 1924 dans le quartier de la Varenne afin de centraliser, moderniser et développer leurs activités. Ce dernier est raccordé à l'électricité et doté de machines-outils. A ces fins, il rachète également en 1931 un fonds de commerce de menuiserie-ébénisterie aux frères, Paul Marie et Joseph Marie Antoine Gautier, situé rue des Mauges au sud du bourg.
L'expansion de l'entreprise prend un nouveau tournant en 1947 lorsque les trois fils de Constant Perrault : Joseph, Victor et Maurice, s'associent pour bâtir l'atelier actuel au nord-est du bourg au 30 rue Sébastien Cady. En ce temps, ils travaillaient majoritairement sur la fabrication d'ameublement (armoires, lits…) et/puis sur des chantiers de travaux publics (reconstruction d'après-guerre) : tels que la rénovation de l'Université Catholique de l'Ouest, de la gendarmerie du Nid-de-Pie, du lycée du Fresne ou la création de nombreux HLM à Angers où ils fournissent notamment parquets, portes et fenêtres. À l'échelle locale, ils participent aux travaux de restauration des clochetons de l'église de Montjean-sur-Loire ou de la charpente de la chapelle Notre-Dame-de-la-Charité de Saint-Laurent-de-la-Plaine. L'entreprise passe dans les années 60 d'une dizaine d'employés à plus de cinquante afin d'honorer ses contrats. On retrouve alors des postes en charpenterie, menuiserie, ébénisterie mais aussi en ferronnerie.
C'est en travaillant sur Angers que les frères Perrault font la connaissance de l'architecte, notamment aux Monuments Historiques, Henri Enguehard. Cette rencontre est décisive dans la trajectoire de l'entreprise qui s'intéresse désormais à des chantiers privés sur des édifices présentant un intérêt patrimonial. Grâce à leurs expériences et compétences sur divers travaux de ce type, ils obtiennent en 1975 la restauration de la charpente de l’église des Ponts-de-Cé, protégée Monuments Historiques, qui leur permet par la suite d'obtenir l'agrément obligatoire pour travailler sur des édifices protégés. Le premier chantier monumental de l'entreprise "Perrault Frères" entraîne la construction de bâtiments complémentaires, en face, au 35 rue Sébastien Cady afin de subvenir aux nécessités techniques, matérielles et humaines que suscitait le chantier. Il est décidé que la charpente serait réalisée et montée entièrement aux ateliers de Saint-Laurent-de-la-Plaine avant d'être démontée et transportée in situ pour sa mise en place définitive. Cette façon de travailler, innovante pour l'époque, deviendra un marqueur du savoir-faire de l'entreprise désormais renommée "Ateliers Perrault" avec l'arrivée de Jean Perrault, fils de Maurice Perrault, au poste de directeur général.
Spécialisée dans le patrimoine, avec certains employés Compagnons du Devoir, elle assure une rigueur qui lui ouvre des chantiers à l'échelle nationale et internationale dans le quatrième quart du XXe siècle : l'abbaye de Fontevraud, la salle des Pas Pendus du Parlement de Bretagne de Rennes, le Grand Louvre de Paris, la cathédrale de Chartres, le château de Windsor en Angleterre (ferronnerie) ; ainsi qu'une dizaine d'ambassades à travers l'Asie, le Maghreb ou l'Afrique subsaharienne… Plusieurs showrooms sont alors ouverts, d'abord à Angers, puis à Paris et New-York. La restauration du patrimoine ancien qui représentait seulement 2% du chiffre d'affaires dans les années 70 passe à 60% en 1990. Toujours forte d'innovation, l'entreprise s'adapte sur plusieurs chantiers d'outre-mer, notamment en Guyane française, en formant des employés dans les populations locales et en utilisant des essences de bois locaux. Parmi les chantiers réalisés aux nécessités techniques et conditions particulièrement difficiles, on peut citer le phare de Saint-Jean, dit "du bout du Monde", en Patagonie d'Argentine, la base de télescopes Concordiastro en Antarctique, et Main Street de Disneyland Paris. Au salon Batimat de 1997, salon professionnel de la construction, les Ateliers présentent la maison témoin, aujourd'hui implantée au 30 rue Sébastien Cady, accolée au nord des ateliers de menuiserie. Cette dernière est bâtie vers 1984, dans un style inspiré de l'architecture médiévale du XVe siècle. Il s'agit sans doute d'une référence à la maison d'Adam à Angers, sur laquelle les Ateliers ont travaillé.
A la fin du XXe siècle, l'entreprise compte 115 employés et réalise 80 millions de francs de chiffre d'affaires, dont 75% sont issus des restaurations de Monuments Historiques. La direction est cédée dans les années 2000 à François Perrault, petit-fils de Joseph, et dernier descendant Perrault à la tête de l'entreprise familiale avant son rachat en 2019 par les Ateliers de France. Cette même année a lieu l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris dont les Ateliers Perrault vont remporter plusieurs appels d'offres pour la reconstruction à l'identique de la charpente. Ce "chantier du siècle", aujourd'hui achevé, restera un de ses plus prestigieux.
En 2025, les Ateliers Perrault c'est 17 000 m2 de bâtiments, 51 charpentiers, 96 menuisiers et 10 peintres. L'entreprise est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) depuis 2006.
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Période(s)
- Principale : milieu 20e siècle, 4e quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1947, daté par source
- 1975, daté par source
- 1984, daté par source
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Auteur(s)
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Personnalité :
Perrault Pierrehabitant célèbre attribution par sourcePerrault PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pierre Perrault, dit "Pairault" dans les archives, est le premier de la lignée Perrault à venir s'installer au bourg de Saint-Laurent-de-la-Plaine, en tant que journalier. Fils de Guillaume Perrault et de Jeanne Ravin, il nait à Saint-Michel-du-Bois, aujourd'hui Saint-Michel-et-Chanveaux, en octobre 1747 et épouse par la suite Charlotte Gaudier. Il meurt en décembre 1829 à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Leur fils, Pierre Charles Perrault (14 octobre 1781 - 28 février 1836), également né à Saint-Michel-du-Bois, épouse Marie Véronique Oger (11 août 1780 - 14 avril 1854) en janvier 1807, fille de Mathurin François Oger, charpentier à Saint-Laurent-de-la-Plaine, et de Louise Mesnard. Il semblerait que Pierre Perrault devienne charpentier par le biais de sa belle-famille, et reprenne ce commerce dans le bourg de Saint-Laurent au décès de son beau-père.
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Personnalité :
Atelier de menuiserie, dit "Cabinetmaking"
Initialement de plan symétrique en "T", aujourd'hui rectangulaire, l'atelier de 1947 est bâti en moellons enduits avec une couverture en ardoise. Il s'élève sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage de comble à surcroît. Les façades présentent des ouvertures ordonnancées en arcs surbaissés en briques industrielles au rez-de-chaussée ainsi qu'un bardage en métal et en bois à l'étage de comble. Les extensions et remaniements successifs de la seconde moitié du XXe siècle (à l'est) sont sûrement bâtis en matériaux de construction modernes.
Atelier de charpenterie, dit "Carpentry"
De plan rectangulaire, l'atelier de 1975 est sûrement bâti en matériaux de construction modernes. Il s'élève sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage de comble à surcroît. Les façades présentent un bardage en métal et bois au second niveau.
Maison témoin
Maison en pans de bois de plan rectangulaire. Elle se compose en deux parties : à l'est, elle s'élève sur deux niveaux (rez-de-chaussée, comble à surcroît avec lucarne pendante et rampante) respectant un axe est-ouest tandis que la partie ouest s'élève sur trois niveaux (rez-de-chaussée, étage carré, comble) sur un axe nord-sud. Elle est bâtie en hourdis enduits avec des armatures secondaires formant des losanges, des chevrons, des colombes et des croix de Saint-André. La charpente à fermes débordantes couvre la partie ouest. Le tout est couvert en ardoise. Le premier niveau possède des baies à demi-croisée, à croisée, et à meneau. Les poteaux et les baies (meneaux, traverses) sont notamment sculptés de décors végétaux et de figures dont notamment un musicien tenant un luth, deux charpentiers en train de fendre un arbre, un couple d'amoureux, ainsi que d'autres figures. Une accolade en bois sculpté au-dessus de l'entrée en façade ouest porte les initiales "P" et "F" pour Perrault Frères.
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Murs
- moellon enduit
- pan de bois enduit
- essentage de bardeaux
- béton aggloméré enduit (incertitude)
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Toitsardoise
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Plansplan rectangulaire régulier, plan symétrique
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Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage en surcroît, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée, élévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
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État de conservationbon état
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- symbole professionnel
- symbole personnel
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Précision représentations
Les poteaux et les baies (meneaux, traverses) sont notamment sculptés de décors végétaux et de figures dont un musicien tenant un luth, deux charpentiers en train de fendre un arbre, un couple d'amoureux, etc. Une accolade en bois sculpté au-dessus de l'entrée en façade ouest porte les initiales "P" et "F" pour Perrault Frères.
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Statut de la propriétépropriété d'une société privée
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
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- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
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- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
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- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
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- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; sans cotes. Registres paroissiaux de Saint-Laurent-de-la-Plaine : baptêmes, mariages, sépultures (1807 - 1836).
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; non cotés. Registres paroissiaux de Saint-Michel-et-Chanveaux : baptêmes, mariages, sépultures (1747 - 1781).
Bibliographie
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ATELIERS PERRAULT FRERES (dir.). Histoire sans fin. Saint-Laurent-de-la-Plaine, 2010, 62 p.
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[Exposition. Saint-Laurent-de-la-Plaine, Musée des Métiers. 2024-2025]. Artisans du patrimoine : panneaux sur les Ateliers Perrault.
Documents multimédia
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Site internet : https://ateliersperrault.com/ [consulté le 16 décembre 2025].
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Site internet : https://www.entreprises.gouv.fr/espace-entreprises/s-informer-sur-la-reglementation/le-label-entreprise-du-patrimoine-vivant-epv [consulté le 16 décembre 2025].
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)
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