Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
- inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
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Agent de pré-inventaire du canton de Saint-Florent-le-Vieil dans les années 70.
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Mauges-sur-Loire
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Commune
Mauges-sur-Loire
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Lieu-dit
l' Ecorche-Boeuf
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Cadastre
1827
B3
768
;
2025
B
2071
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Précisions
anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
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Dénominationsferme
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AppellationsEcorche-Bœuf
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Parties constituantes non étudiéeslaiterie, aire à battre, grange, toit à porcs, étable à vaches, lavoir, puits
"La gaingnerie de Escorche" apparaît dès 1525 dans les archives de la baronnie de Chalonnes. Ce terme dont l’étymologie se rattache au mot « gagner », c'est-à-dire « cultiver un champ », fait directement référence à une exploitation agricole. L'étude de Michel Le Mené démontre que dans les Mauges, elles s'implantaient aux limites du finage seigneurial dont elle dépendait, "aux limites du partage des eaux, elles repoussèrent le plus loin possible l'aire de la domination châtelaine". Cette caractéristique s'applique à la ferme de l'Ecorche-Bœuf qui se situe en bordure du ruisseau du Jeu, limite naturelle avec la commune voisine de La Jumellière. Elle est de plus entourée au nord par un de ses affluents provenant de l'Epinay.
La ferme figure sur la carte de Cassini datant du 3e quart du XVIIIe siècle, ainsi que sur le plan cadastral de 1827 (B3 768). Elle appartient à Mme Dajot, veuve Fremond, originaire de Poitiere (Indre-et-Loire), qui possédait également sur la commune les fermes de l'Epinay, de la Caillerie, de Bellenoue, et du Ronceray. L'exploitation est sans doute incendiée durant la Révolution, puis rebâtie par Mme Dajot au début du XIXe siècle, car elle est notée "Construction Nouvelle" sur la matrice cadastrale mais n'apparaît pas sur le registre des augmentations de construction d'après 1827. Des travaux ont donc probablement lieu peu de temps avant l'établissement du cadastre. Elle est ensuite vendue, avec les autres fermes, en 1847 à Honoré Gayot de Chalonnes-sur-Loire, qui fait agrandir le logis en 1875 d'après le registre d'augmentations de la commune. C'est sa veuve, née Cousin, qui hérite de la ferme en 1894 avant de la léguer en 1905 à Charles Cousin, architecte à Paris. La ferme est exploitée au XIXe siècle par deux ou trois familles de cultivateurs, notamment les Chauvat-Mousseau. Dans le recensement de la population de 1886, il figure trois foyers se composant tel qu'il suit : d'une part Jean Mousseau, cultivateur, âgé de 39 ans, et sa femme, Hyacinthe Mousseau, âgée de 25 ans, accompagnés de la sœur paternelle, Anne Mousseau, 45 ans et de deux domestiques. D'autre part, Louis Chauvat (Chovat), cultivateur, âgé de 34 ans et sa femme, Marie Chiron, âgée de 27 ans accompagnés de leurs enfants Marie et Augustine. Le troisième ménage comprenait Honoré Chauvat, cultivateur, âgé de 32 ans, et sa femme, Louise Airault, 28 ans, accompagnés d'un domestique. Le corps de logis s'accompagnait d'une laiterie au nord, les toits à porcs se situaient à l'est (actuellement remise ou garage).
Les parties agricoles du plan cadastral de 1827 sont encore en place, elles datent vraisemblablement du XVIIIe siècle. À l'origine, la grange et l'étable formaient deux corps rectangulaires parallèles mais séparés ; aujourd'hui les deux bâtiments forment un seul ensemble. Les logis sont remaniés au XXe siècle (couverture, façade, ouvertures) : les lucarnes pendantes visibles en façade en 1972 ont aujourd'hui disparu, tout comme les encadrements en pierre de taille de tuffeau. Les escaliers en façade qui desservaient les combles le sont également. Les parties à l'ouest datent de la 2e moitié du XXe siècle.
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Période(s)
- Principale : 18e siècle, 2e moitié 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 2e moitié 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1875, daté par source
La ferme se situe à l'extrême sud-est de la commune, au bord du ruisseau du Jeu, séparation naturelle avec la commune voisine de la Jumellière. De plan rectangulaire, les logis sont bâtis en moellons enduits de schistes gréseux avec une couverture en ardoise et en tuiles creuses en partie est. Ils s'élèvent sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un comble à surcroît. Les ouvertures, majoritairement en briques industrielles ou moellons, ne sont pas ordonnancées.
La grange-étable en face au sud est bâtie de façon similaire. La grange est couverte en tuiles creuses et possède des piliers ronds. À l'intérieur, la charpente en bois semble d'origine, certaines pièces présentent des courbes naturelles, caractéristiques d'une charpente en bois non équarri mécaniquement. La partie ouest de l'étable est quant à elle couverte d'ardoise (partie est détruite vers 2024). Elle présente au sud des encadrements d'ouvertures en pierre de taille de tuffeau pour les plus anciennes et en briques industrielles pour les récentes ; ainsi qu'un escalier droit en moellons sur son pignon ouest avec des dessus de marches en ardoise.
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Murs
- moellon enduit
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Toitsardoise, tuile creuse
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- appentis
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Escaliers
- escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
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État de conservationbon état, remanié
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Ce dossier de pré-inventaire, établi en 1972 par Marie-Anne Éon, a été mis à jour et enrichi par Mathilde Vozza en 2022 puis par Marie-Charlotte Cavaca en 2026 dans le cadre de l'inventaire topographique de la commune nouvelle de Mauges-sur-Loire.
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
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Archives municipales de Saint-Laurent-de-la-Plaine ; 1 F 3/1-2. Recensements de la population : états récapitulatifs (1846-1911).
Documents d'archives
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.
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Archives municipales de Saint-Laurent-de-la-Plaine ; 1 G 22. Propriétés bâties : matrice cadastrale (1882-1911).
Bibliographie
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LE MENÉ, Michel. Les campagnes angevines à la fin du Moyen-Âge, Nantes : Cid éditions, 1982, 534 p.
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