Dossier d’œuvre architecture IA49001031 | Réalisé par
Letellier-d'Espinose Dominique
Letellier-d'Espinose Dominique

Letellier-d'Espinose Dominique ou Letellier Dominique, chercheur auprès de la Ville d'Angers.

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Biguet Olivier
Biguet Olivier

Chercheur auprès de la Ville d'Angers jusqu'en avril 2024.

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  • inventaire topographique, Angers intra-muros
Maison de chapelain, dite maison de la chapelle du Saint-Esprit, 6 rue Saint-Georges
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Angers intra-muros - Angers Centre
  • Commune Angers
  • Lieu-dit quartier Centre-ville
  • Adresse 6 rue Saint-Georges
  • Cadastre 1840 H2 476  ; 1980 BS 172  ; 1999 BS 172
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    de chapelain
  • Appellations
    maison de la chapelle du Saint-Esprit
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, boutique

Le petit corps de logis sur cour de cette maison date du XVe ou au XVIe siècle, mais l'escalier propre à cette partie a été reconstruit au XVIIIe siècle. Le corps de logis sur rue a été lui aussi entièrement rebâti au milieu du XVIIIe siècle : l'escalier et les balcons du premier étage sont d'époque. Il s'agit alors d'un logis de chapelain, d'après son appellation attestée en 1756 dans un censif de la collégiale Saint-Maurille. En 1769, la maison est occupée à bail emphytéotique par le sieur Girard, menuisier, et accueille d'autres locataires, dont le cabaretier Roger qui y tient l'auberge Sainte-Anne. Elle relèvera en 1788 d'un chanoine de Saint-Pierre, Pierre Mongodin, titulaire de la chapellenie du Saint-Esprit. Dans la 2e moitié du XIXe siècle, la façade sur rue est légèrement remaniée par des balconnets entamant la corniche à la base des lucarnes droite et gauche. Une restauration des élévations a lieu vers 1985 ; celles sur cour sont dénaturées. Les devantures de boutique sont modernes.

  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle , (incertitude)
    • Principale : 16e siècle , (incertitude)
    • Principale : milieu 18e siècle
    • Secondaire : 18e siècle
    • Secondaire : 2e moitié 19e siècle

Maison composée de deux corps de logis indépendants, l'un principal sur rue, l'autre secondaire en fond de cour. Le logis principal est en maçonnerie de schiste enduit, à un étage carré et comble brisé à surcroît. L'élévation sur rue à trois travées est discrètement ordonnancée avec travées latérales renforcées (portes-fenêtres à balcons, lucarnes plus importantes). Un couloir central sépare les deux boutiques actuelles et mène à la cour ainsi qu'à un escalier, dans-œuvre, en charpente et à retours sans jour. Le petit logis en fond de cour, distribué par un escalier en charpente, à jour central étroit, présente un étage carré couvert d'un appentis, avec une élévation antérieure en pan de bois enduit au second niveau.

  • Murs
    • schiste
    • enduit
    • moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
    • escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
  • Typologies
    maison de notable, forme du XVIIIe siècle (type C1) ; maison marchande du XVIIIe siècle, à module large (type A3)
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • ferronnerie
    • fonderie
  • Représentations
    • arabesque
    • ornement géométrique
    • volute
    • palmette
  • Précision représentations

    Les balcons en ferronnerie des deux portes-fenêtres latérales de l'étage carré sont à motif d'arabesques. Ceux en fonte des lucarnes sont faits d'une grille avec motifs de volutes et palmettes.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    élévation

Dans sa structure actuelle, cette maison présente un air de parenté avec les quelques rares maisons marchandes à trois travées du XVIIIe siècle, avec escalier au fond d'un couloir central. Mais les boutiques ne sont pas d'origine car des traces de hotte de cheminée à ce niveau indiquent plutôt des pièces d'habitation. De plus, un petit dégagement (mini vestibule) au départ de l'escalier, le modeste gabarit de la maison (10 m de façade, un seul étage carré) et la discrète composition ordonnancée de la façade semblent parfaitement adaptés à un logis de chapelain, qui n'aurait pas été habité longtemps, d'après le nombre d'occupants ! A comparer avec la maison un peu plus vaste de la Chapelle Saint-Denis, 11 rue Saint-Aignan.

Documents d'archives

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; G 1156, folio 90. Déclaration du chapelain de la chapelle du Saint-Esprit desservie en l'église de Saint-Maurille, René Elie Gambier, prêtre vicaire de la paroisse de Vernantes (1756).

  • Archives municipales d'Angers ; II E 13. Recensement des maisons d'Angers (1769), maison n° 573.

Bibliographie

  • PEAN DE LA TUILLERIE, Julien. Description de la ville d'Angers et de tout ce qu'elle contient de plus remarquable, Angers, 1778, révisée C. Port, 1869, réimpr. 1977.

    p. 170

Documents figurés

  • Plan de l'ilôt Saint-Georges-Fourmi à la fin de l'Ancien Régime, [par F. Comte]. In : BRODEUR, Jean. Evaluation archéologique, rue Saint-Georges à Angers. (Direction régionale des affaires culturelles, Nantes : Service régional de l'Archéologie, 1992).

    pl. 9
Date(s) d'enquête : 1983; Date(s) de rédaction : 1989
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Ville d'Angers
Letellier-d'Espinose Dominique
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Letellier-d'Espinose Dominique ou Letellier Dominique, chercheur auprès de la Ville d'Angers.

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Biguet Olivier
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