Dossier d’œuvre architecture IA49000842 | Réalisé par
Letellier-d'Espinose Dominique (Contributeur)
Letellier-d'Espinose Dominique

Letellier-d'Espinose Dominique ou Letellier Dominique, chercheur auprès de la Ville d'Angers.

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Biguet Olivier (Contributeur)
Biguet Olivier

Chercheur auprès de la Ville d'Angers jusqu'en avril 2024.

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  • inventaire topographique, Angers intra-muros
Grand pont, puis pont du Centre, puis pont de Verdun
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Angers intra-muros - Angers Centre
  • Hydrographies la Maine
  • Commune Angers
  • Adresse quai des Carmes
  • Cadastre 1840 G, H2, J, K  ; 1980 AO, BR, DH, HK
  • Dénominations
    pont
  • Appellations
    Grand pont, pont du Centre, pont de Verdun
  • Parties constituantes non étudiées
    maison, moulin

La première mention remonte à un texte de Grégoire de Tours de 590. Ce pont devait être entièrement en bois car vers 1028-1039 le comte Foulque Nerra fait reconstruire les piles en pierre, le tablier restant en bois : dès cette époque le Grand pont est bordé de maisons et de moulins ainsi que de pêcheries. En 1144 le pont est détruit par un incendie : il est reconstruit et couvert de maisons dotées de boutiques. Un nouvel incendie intervient en 1206 avec la prise de la ville par Jean sans Terre. Aux XIVe et XVe siècles de nombreuses réparations sont attestées, le tablier étant plus particulièrement concerné. La plupart des maisons semblent, à l'instar des rues commerçantes de la ville, reconstruites au XVIe siècle. Le pont et ses maisons sont souvent victimes des inondations : la crue la plus grave, en 1651, emporte trois arches et 32 maisons : des réparations sommaires sont effectuées, mais en 1691 la ville interdit désormais de bâtir sur le pont. La rénovation principale intervient entre 1690 et 1710, essentiellement sous la conduite de l'ingénieur du roi Nicolas Poictevin. Du Moyen Age au XVIIIe siècle, le pont diminue de longueur, en raison de la création de quais englobant petit à petit des arches, particulièrement côté rive gauche. En 1744 le monument en forme d'obélisque qui ornait le pont des Treilles est installé à l'emplacement des maisons disparues. Entre 1799 et 1811 les maisons qui subsistaient sont détruites, sauf une qui demeure jusqu'en 1837. Le pont fait l'objet d'une reconstruction complète entre 1846 et 1848 par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Jules Dupuit qui réutilise dans la mesure du possible les anciennes fondations : le pont prend alors le nom de pont du Centre. Il prend son appellation actuelle en 1916 en commémoration de la victoire de Verdun. Les deux premières arches depuis la rive droite sont détruites lors de la libération d'Angers en 1944 : la remise en état, à l'identique mais avec des voûtes en béton, est achevée en 1946. Des travaux de consolidation dus aux nombreux tassements sont intervenus depuis, les plus importants étant ceux de 1990-1992.

  • Remplois
    • Provenant de Commune : Angers
  • Période(s)
    • Principale : Haut Moyen Age
    • Principale : 2e quart 11e siècle
    • Principale : milieu 12e siècle
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Secondaire : limite 17e siècle 18e siècle
  • Auteur(s)

Pont du haut Moyen Age en bois. Pont médiéval : piles en grès puis en moellon de schiste et tablier en bois porté par des arches en charpente. De la fin du Moyen Age au XVIIe siècle : piles en schiste et tablier en bois porté par des arches en charpente ou maçonnées. XVIIIe siècle : structure entièrement maçonnée en schiste. Reconstruction de 1846 : becs en grès et arches en schiste. Réparations de 1945 : élévations en schiste à l'identique et voûtes en béton.

  • Murs
    • bois
    • schiste
    • grès
    • moellon sans chaîne en pierre de taille
    • grand appareil
    • moyen appareil
    • appareil mixte
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Éléments remarquables
    élévation