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Scierie ; chemin Clorinthe et Herbert Richard

Dossier IA85002459 réalisé en 2020

Fiche

Parties constituantes non étudiéeshangar industriel
Dénominationsscierie
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Maillé
Lieu-dit : Bourg (le)
Adresse : chemin
Clorinthe et Herbert Richard
Cadastre : 1835 B 880 ; 2020 B 800

Aucune construction ne figure à cet endroit sur le plan cadastral de 1835. La scierie industrielle est créée dans les années 1920 par Prosper Richard (1867-1935), époux de Philomène Clavurier puis d'Augustine Rocher. Charron et charpentier, il demeure au 10 rue du Four où son père, Prosper a développé une activité de charpenterie dans les années 1880. Prosper Richard-Prunier donne un nouvel essor à l'affaire familiale en profitant du développement d'une autre entreprise de Maillé, le négoce en vins de la maison Gousseau-Babin (7 Grand rue). Pour expédier ses bouteilles, celle-ci a en effet besoin de casiers que la scierie de Prosper Richard va lui fournir. La production de cageots par la scierie Richard est ensuite remarquée par des maraîchers nantais auxquels elle va proposer ses cageots et cagettes pour l'expédition de leurs légumes vers Paris. Prosper Richard démolit alors les anciens ateliers de son père et fait construire de nouveaux hangars pour son chantier, en 1924 et 1933, sur le terrain qui s'étend au nord de la maison familiale. La scierie Richard exploite le bois de peuplier des marais, débité pour fabriquer les cageots et cagettes, et acheminé par camions ou par bateau à partir des ports situés à proximité, le long de la Jeune Autise.

A la mort de Prosper Richard en 1935, l'entreprise est reprise par veuve, Augustine Rocher, puis sa fille Clorinthe et son fils Herbert. Le chantier est agrandi en 1938, un nouveau dépôt est édifié en 1940. La scierie Richard connaît une nouvelle expansion après 1945, malgré un incendie qui, cette année-là, détruit les anciens ateliers en bois. Ces bâtiments sont démolis au profit d'une nouvelle scierie industrielle en 1946-1947. Un dépôt et garage, un atelier, un séchoir et un entrepôt sortent de terre en 1966, après qu'un nouvel incendie a endommagé les bâtiments. La chaîne de production est réaménagée et un atelier de séchage à vapeur est créé. Jusqu'à la fin du XXe siècle, la scierie Richard, tenue par Clorinthe et Herbert Richard puis par les fils de ce dernier, emploie plusieurs dizaines de personnes à Maillé et dans les communes des environs. Un troisième incendie, en 2012, touchant notamment les séchoirs électriques, donne le coup de grâce à l'entreprise qui ferme peu après. En 2019, le chemin conduisant à l'ancienne scierie, désaffectée, a été baptisé du nom de Clorinthe et Herbert Richard.

Période(s)Principale : 4e quart 20e siècle

Les hangars industriels de l'ancienne scierie se trouve dans la partie nord-ouest du bourg. Le site s'est développé à proximité de la rivière de la Jeune Autise à laquelle il avait accès par un petit port.

Mursmétal
Toitmétal en couverture, tôle ondulée
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 1460 à 1465, 3578, 3579 (complétés par les registres conservés en mairie). 1836-1914 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Maillé.

  • Informations et documentation fournies par M. Guy Denis, Maillé.

  • Informations et documentation fournies par M. Marcel Gousseau, Maillé.

  • Informations et documentation fournies par M. Hubert Joyeux, Maillé.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Maillé, 1835. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 132 ; complété par l'exemplaire conservé en mairie).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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