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Restaurant dit l'Hermitière

Dossier IA72001160 réalisé en 2010

Fiche

Appellationsl'Hermitière
Dénominationsrestaurant
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Le Grand-Lucé
AdresseCommune : Saint-Vincent-du-Lorouër
Lieu-dit : l' Hermitière
Cadastre : 1987 C4

Dans son Dictionnaire topographique, Pesche rapporte qu'en 1834 une entrevue sous le motif d'une partie de chasse entre le préfet de la Sarthe et le sous-préfet de Saint-Calais attira les curieux à l'Hermitière (du nom d'un petit ruisseau, affluent de la Veuve). La beauté du site, en lisière de la forêt de Bercé et au pied de la fontaine de l'Hermitière, contribua à son succès. Le rendez-vous champêtre se perpétua année après année, en musique et en danse, réunissant jusqu'à dix mille personnes de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire. L'administration forestière concède quelques emplacements à des marchands et cafetiers, qui y disposent tables et chaises, loges en bois, abris de tôle, parquets de danse... aujourd'hui disparus. Dès le début du XXe siècle, différents éditeurs de cartes postales diffusent des clichés vantant les charmes des sources de l'Hermitière. L'un d'eux montre un déjeuner champêtre autour d'une table basse façonnée avec de la terre. L'actuel restaurant de l'Hermitière, tout à fait réputé, est construit dans les années 1960, sans aucun permis. Le grand étang qui lui fait face est creusé à la même époque.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle

Ce bâtiment à étage présente une façade atypique à très larges baies au rez-de-chaussée, correspondant à sa fonction. Il est en gros moellons de calcaire et silex non enduits, avec chaînages de briques. Le toit à longs pans est couvert d'ardoises.

Murssilex
calcaire
brique
moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait de l'ouvrage d'Ardoin-Dumazet, Voyage en France..., 3e éd. 1910, p. 228

    La forêt de Bercé n'a pas de grands sites comparables à ceux de Perseigne. Mais l'un de ses vallons, l'Ermititière, est célèbre dans toute la contrée. Au milieu d'une vaste clairière sourdent des sources nombreuses ; un grand chêne les abrite, entouré d'une table de gazon et de banquettes circulaires. Pendant l'été, c'est un lieu d'assemblées fort courues.

  • L'usage d'un lavoir, situé sous les sources de l'Hermitière (parcelle 203 de l'ancien cadastre), fut autorisé aux habitants de quelques hameaux des communes de Jupilles (la Huberdière, les Aises, la Croix-Chambault) et de Saint-Vincent-du-Lorouër (Bel-Air, les Mortonnières, la Coutière, Vaubuffard, la Berne, les Hugeries, les Pâtisseaux, les Ventes). Le 4 juillet 1924, un arrêté préfectoral renouvelle cette autorisation pour 9 années, moyennant une redevance communale annuelle de 5 francs. Le lavoir servira jusqu'après la Seconde Guerre mondiale.

Références documentaires

Bibliographie
  • ARDOIN-DUMAZET, Victor-Eugène. Voyage en France. 2e série : Beauce, Perche et Maine. Beauce Pouilleuse. Paris/Nancy : Berger-Levrault et Cie éditeurs, 3e éd. 1910 (1e éd. vers 1891).

    p. 228.
Périodiques
  • GOUCHET, Yves. Bercé au fil du temps. A l'Hermitière (1). Au Fil du Temps, 30 juin 2005, n° 28.

    p. 30-32.
  • GOUCHET, Yves. Bercé au fil du temps. A l'Hermitière (2) : au niveau des sources, les concessions marchandes. Au Fil du Temps, 30 sept. 2005, n° 29.

  • GOUCHET, Yves. Bercé au fil du temps. A l'Hermitière (3). Au Fil du Temps, 31 déc. 2005, n° 30.

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