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Moulin dit le moulin Rambaud ; les Six Moulins, 63 rue des Six-Moulins

Dossier IA85002263 réalisé en 2019

Fiche

Parties constituantes non étudiéeslogement
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Six Moulins (les)
Adresse : 63 rue
des Six Moulins
Cadastre : 1836 G 471 et 472 ; 2019 AS 68

Le moulin a probablement été construit juste après la Révolution, comme la plupart des moulins du quartier, après la fin du monopole seigneurial de l'abbesse de Saintes sur la meunerie à Vix. Ce monopole s'exerçait sur deux moulins seulement (en plus de ceux de Cassinelle), le Grand et le Petit moulin, situés au sud-ouest de ce moulin-ci, de part et d'autre du chemin qui va dans cette direction. Ces moulins étaient affermés à des meuniers membres de la famille Lièvre, issus de Pierre Lièvre (1692-1768), époux de Françoise Soulisse, meunier au Grand moulin en 1738, aux "Deux moulins" en 1739. Son fils, Pierre Lièvre (1730-1793), marié avec Anne Guérin, est meunier mais aussi fermier seigneurial de Vix et, sous la Révolution, acquéreur de plusieurs biens nationaux. La fin du monopole seigneurial permet la construction de nouveaux moulins, dont sans doute celui-ci (mais aussi d'autres au 20 rue des Six-Moulins et au 17 rue Derrière-les-Champs). Vers 1815, on ne compte alors plus deux mais six moulins dans le quartier (qui prend ce nom). Plusieurs enfants et neveux de l'ancien fermier seigneurial Pierre Lièvre possèdent alors ces différents moulins.

Le moulin, appelé le Moulin Neuf, apparaît sur le plan cadastral de 1836, avec une petite maison à ses côtés, à l'emplacement de la maison actuelle. L'ensemble appartient alors à Thérèse Lièvre (1775-1852), nièce de l'ancien fermier seigneurial Pierre Lièvre, veuve de Louis Malécot (1771-1803) puis de Pierre Rambaud (1775-1826), tous deux meuniers. Son beau-frère et cousin, Charles Malécot et ses héritiers possèdent les moulins qui se trouvent au nord (18 et 20 rue des Six-Moulins). Le moulin et la maison passent peu après à Jean Ferret (1809-1873), meunier, originaire de Petosse, et son épouse, Rose Cibard, belle-fille (par son premier mariage avec Louis Malécot fils) de Thérèse Lièvre. Le cadastre indique qu'ils font reconstruite la maison en 1840 (elle prend alors sans doute ses dimensions actuelles). Ils habitent toujours là au recensement de 1866.

Le moulin passe ensuite à Auguste Héraud (1849-1927), meunier originaire de Saint-Martin-de-Fraigneau, époux de Emilie Bouteiller. Il vit là au recensement de 1881. Désaffecté en 1922, le moulin passe ensuite à ses descendants (famille Mariteau). Il a été restauré en 2006, de même que l'ancien logement de meunier, en partie reconstruit.

Période(s)Principale : limite 18e siècle 19e siècle

Le moulin est situé sur une des hauteurs de l'ancienne île de Vix, à la sortie sud du quartier des Six Moulins. Près de lui, au nord, s'étire une maison, en simple rez-de-chaussée. Une dépendance se trouvait au sud-est, avec sous-sol. Seul celui-ci a été conservé. Le moulin, privé de son toit d'origine, présente encore sa tourelle en moellons, percée d'ouvertures à l'ouest et à l'est. A l'intérieur, un escalier tournant en pierre donne accès à l'étage.

Murscalcaire moellon enduit partiel
Couvrements
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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