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Moulin de Varennes dit papeterie

Dossier IA72000472 réalisé en 2005

Fiche

  • Vue générale de l'usine prise depuis le Loir.
    Vue générale de l'usine prise depuis le Loir.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • barrage
    • bureau
    • logement d'ouvriers
    • logement patronal
    • réservoir industriel
    • bâtiment d'eau
    • bief de dérivation
    • château d'eau
    • quai
Précision dénominationpapeterie
Appellationsde Varennes
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, barrage, bureau, logement d'ouvriers, logement patronal, réservoir industriel, bâtiment d'eau, bief de dérivation, château d'eau, quai
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonLude (Le) - Mayet
AdresseCommune : Aubigné-Racan
Lieu-dit : Varennes
Cadastre : 1813 DU 48-49 ; 1846 O1 365 ; 1972 O1 3 à 43, 66 à 68

Dès 1405, un moulin à blé est mentionné à la Varenne. En 1850, les bâtiments du moulin appartiennent encore à la famille de Beauveau (cf. matrices cadastrales). En 1858-1859, Joseph Claude Tonnelier fait construire une grande papeterie sous la direction de Charles Callon, ingénieur professeur à l'école centrale des arts et manufactures et spécialiste des installations hydrauliques. Callon reprend les mêmes dispositions qu'au moulin de la Courbe (Le Lude) : trois turbines de trente chevaux entrainent 12 cylindres tandis qu'une quatrième plus petite actionne les deux machines à papier. Callon serait aussi à l'origine de la construction de la barre de logements ouvriers de 170 mètres. Le papier est fabriqué à partir de chiffons. En 1863, Tonnelier achète le moulin de Cherré (cf. dossier). De 1860 à 1866, M. Tonnelier demande l'autorisation d'installer trois machines à vapeur pour fournir la vapeur nécessaire pour chauffer les cylindres sécheurs et lessiveurs. À partir de 1874, Léon Gaudineau, le gendre de Tonnelier, fabrique des papiers fins genre anglais tonley mill. L'ensemble du système hydraulique-thermique, porte la capacité de l'usine à 200 chevaux en 1899. En 1917, elle est entre les mains d'un certain M. Durand, qui y produit des papiers fins à écrire et à imprimer, ainsi que du papier buvard. La capacité de l'usine est alors de 450 chevaux, dont 300 provenant des machines à vapeur. La papeterie de Varennes fait faillite en 1931. Par la suite, M. Chouannard et fils deviennent propriétaires du site. Ces papetiers ne sont pas originaires de la Sarthe mais de l'Oise ou du Loiret où ils possèdent déjà deux usines créées en 1828. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, la raison sociale change, on parle de société d'exploitation des papeteries de Varennes spécialisée dans la fabrication de pâtes pur chiffon, écrues ou blanchies, humides ou sèches. En 1952, la papeterie de Varennes ferme. Elle est rachetée par Adrien Allard spécialiste du carton ondulé depuis 1928 à Brives.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Callon Charles ingénieur attribution par source

L'ensemble de l'usine du XIXe siècle se compose d'un vaste bâtiment d'ateliers rectangulaire couvert par une charpente métallique. Le tout se prolonge sur le bord de la rivière par l'usine proprement dite constituée d'une série de voute de brique parallèles entre elles et à la rivière. La dernière recouvre la turbine. Une construction légère en brique supportée par des colonnes en fonte a permis l'installation de douches collectives en encorbellement au-dessus de la rivière.

Les logements ouvriers se composent d'une longue barre de maisons jumelées en rez-de-chaussée pour les familles et d'un immeuble à étage pour les chambres des célibataires. Une école pour les filles était tenue par deux religieuses. À cet ensemble s'ajoutaient une pharmacie assurant gratuitement les soins pour les ouvriers et un débit de tabac servant aussi d'épicerie et de mercerie.

Murscalcaire
brique
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile, ardoise, béton en couverture, métal en couverture
Étages1 étage carré
Couvrementsvoûte en berceau
en brique
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
shed
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Énergiesénergie hydraulique
énergie thermique
produite sur place
produite sur place
turbine hydraulique
État de conservationdésaffecté, inégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété privée
propriété d'une personne morale
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesmachine énergétique, machine de production, logement patronal

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 137.

  • Archives départementales de la Sarthe ; G 8.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 Mi 124.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 S 8.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 S 117.

Bibliographie
  • ANDRÉ, Louis. Les papeteries sarthoises : histoire et patrimoine. Dans : La Sarthe, terre d'industrie. Le Mans : éditions de la Reinette, 2006.

    p. 8-11.
  • ANDRÉ, Louis. Les papeteries sarthoises : histoire et patrimoine. 303, arts, recherches et créations, 1991, n° 31.

    p. 6-17.
  • COUTARD, André. Moulins de la Sarthe. Revue des amis des moulins de la Sarthe, n° spécial, 1995.

  • COUTARD, André. Les moulins du Loir. Moulins de la Sarthe, n° 9, 1993.

    p. 22-23.
  • DAVID, Christophe. Moulins et meuniers à Varennes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction d'Anne Fillon et Jean-Marie Constant, 1996-1997, 82 p.

  • Arrêtés règlementant les moulins sur les cours d'eau non navigables ni flottables passés au cours du XIXe s. Moulins de la Sarthe, n° 36, 2000.

    p. 41-43.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Toulier Christine - Truillet Jonathan