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Manoir de la Cour

Dossier IA72001197 réalisé en 2009

Fiche

Appellationsmanoir de la Cour
Destinationsferme
Parties constituantes non étudiéesgrange, étable, buanderie
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Le Grand-Lucé
AdresseCommune : Saint-Pierre-du-Lorouër
Lieu-dit : la Cour
Cadastre : 1835 A1 188 et 190 ; 1982 A1 1488

Le lieu de la Cour est mentionné en 1280 comme fief et seigneurie rurale (Salch). La seigneurie de la Cour était celle de la paroisse jusqu'en 1789. Avant 1448, Guillaume Fremière est notamment seigneur du Lorouër. En En 1620, René de Maillé est seigneur de Bénéhard (Chahaignes) et seigneur du Lorouër. En 1669, il est chevalier, seigneur de Bénéhard, la Jaille, etc. La Cour reste dans la famille de Maillé jusqu'au XVIIIe siècle. Le domaine fut vendu en 1773 avec celui du château de Bénéhard par le comte Claude Philippe de Montboissier Beaufort Canillac à Louis Chartier de Coussai, tous deux demeurant à Paris. L'ensemble fut revendu plusieurs fois à partir de 1794, puis démembré au XIXe siècle. Le manoir de la Cour présente toutes les caractéristiques stylistiques d'un édifice de la fin du XVe siècle, à l'exception de la tourelle d'escalier de plan carré et hors-œuvre qui a pu être ajoutée à la fin du XVIe siècle, remplaçant une tour plus ancienne qui devait être circulaire. Des baies d'origine, il reste les moulurations supérieures : porcs-épics et salamandres, ce qui repousse la finition de la construction après 1515. Le logis paraît par ailleurs inachevé : pierre en attente à une extrémité, absence de pignon découvert à cette même extrémité, salle de l'étage non carrelée. Les douves et le colombier ont disparu.

Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : limite 16e siècle 17e siècle

Le manoir de la Cour est situé au bout d'une avenue axée sur l'abside de l'église, après la sortie du bourg. Il s'appuyait autrefois sur un mur de clôture et donnait dans une cour cantonnée de tourelles. Le logis comprend un étage carré. L'entrée principale, orientée à l'ouest, est surmontée d'une accolade à motifs végétaux. Les baies à meneaux et croisillons ont été remaniées et en parties rebouchées. Une tour d'escalier carrée a été accolée au logis, en façade sur cour. Enjolivée de bandeaux en pierre de taille, elle avait une fonction défensive avec ses bouches à feu (qui sont de petites canonnières). L'accès à l'escalier se fait par la grande salle du rez-de-chaussée, après et à droite de la première porte à accolade. Il n'est pas possible de se prononcer en faveur d'une ouverture sur l'extérieur à l'origine. Sur la face nord du manoir, des arrachements et des portes condamnées indiquent que la construction n'a pas été achevée. Sur la façade est, plusieurs remaniements, principalement des agrandissements et des percements supplémentaires, sont visibles au niveau des baies. Sur cette même façade est, des vestiges d'un bâtiment perpendiculaire au logis, sans communication au niveau de la charpente, indiquent l'existence de pièces qui pouvaient servir de garde-robe. Le logis était composé de deux grandes salles à feu, au rez-de-chaussée et à l'étage. Au rez-de-chaussée, la cheminée qui subsistait (côté sud) a été intégralement restaurée au début des années 1990. A l'étage, deux grandes salles à feu inusitées depuis fort longtemps apparemment ont servi de grenier. Des portes murées (sur le vide) rappellent l'existence de la garde-robe à l'ouest et du projet qui n'a pas été réalisé au nord. Dans la salle nord, la corniche de la cheminée indique qu'il s'agissait de la pièce d'apparat du logis. Le comble renferme une charpente à chevrons portant fermes, avec sous-faîtage et faux-entraits, sans encoches. Des réserves ont été faites pour des lucarnes qui n'ont jamais été construites.

Murssilex
calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
croupe
pignon découvert
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en vis en maçonnerie
État de conservationinégal suivant les parties, restauré, vestiges
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Vente de plusieurs domaines dont La Cour, le 26 juin 1773, de très haut et très puissant seigneur Philippe Claude de Montboissier Beaufort Canillac, comte de Montboissier, lieutenant général des armées du roi, capitaine commandant de la seconde compagnie des mousquetaires de la garde de Sa Majesté, gouverneur de Bellegarde, seigneur, marquis du Pont-du-Château, comte de Dalet, vicomte de Dienne, seigneur de Cheylade (?) Varengot, Bénéhart, La Jaille, Ruillé et autres lieux, demeurant à Paris en son hôtel place Royale, paroisse St-Paul, à messire Louis François Claude Chartier, chevalier, seigneur de Coussay, conseiller du roi en sa cour des aides de Paris, demeurant rue de Thorigny, paroisse St-Gervais : la terre et seigneurie de St-Pierre-du-Lorouër située sur la rivière de Veuve au-dessus du château, consistant en un domaine dit La Cour et moulin, terres labourables, prés, pâtures, cens, rentes et autres droits seigneuriaux, mouvant et tenu au fief de la terre et seigneurie de Bénéhart.

Références documentaires

Documents d'archives
  • CARAN, Minutier central des notaires, Paris : ET / III / 1048. Vente de plusieurs domaines dont Bénéhard à Chahaignes et La Cour à Saint-Pierre-du-Lorouër, par Philippe Claude de Montboissier Beaufort Canillac à Louis François Claude Chartier de Coussay, le 26 juin 1773.

  • CARAN, Minutier central des notaires, Paris : ET / C / 977. Vente du domaine de Bénéhard par Marie Frédéric Louis Guillaume Chartier à Marin Charles Pierre Louis Jean Nezan, notaire au département de la Sarthe, par suite d'adjudication, le 7 germinal an II.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 82 121. Étude de Me Louis Hardyau, notaire, Chahaignes. Vente du domaine de la Cour par François Grassin à son fermier Louis Guérin, le 3 brumaire an XI (25/10/1802).

  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 5 164. Étude de Me Legeay, notaire, Courdemanche. La Cour, partage en 5 lots de la succession de Louis Guérin, 31 décembre 1812.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 131 18. Étude de Me Jacques Christophe Renard, Saint-Vincent du Lorouër, janvier-avril 1844. La Cour, vente des époux Guérin aux Ramaugé, 17 mars 1844.

Documents figurés
  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 5 689. Étude de Pierre Joseph Deniau, notaire, Courdemanche, janvier-juin 1852. La Cour, donation de la veuve Ramaugé à ses deux enfants, 17 février 1852.

Bibliographie
  • CHAUDUN, Nicolas, DURAND, Jean-Louis, GALARD, Gilles de, Répertoire des manoirs de la Sarthe (XVe XVIe s.). Paris : éd. Nicolas Chaudun, 2013.

    p. 263
  • HAUDRY, Nelly. La noblesse autour du Grand-Lucé Du début du XVIIIe s. à la veille de la Révolution, Mémoire de Maîtrise : Histoire, ss dir. L. Bourquin, J.-M. Constant et F. Pitou, Université du Maine : Le Mans : 2001.

Périodiques
  • SALCH, Charles-Laurent. Donjons et manoirs du XIIe au XVe siècle en Maine oriental (Sarthe), Châteaux-forts d'Europe, 2006, n° 37-38 .

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir - Aquilon Stéphanie
Stéphanie Aquilon

Chargée de mission Inventaire du Patrimoine - Syndicat Mixte du Pays Vallée du Loir.


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