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Manoir - Aigrefoin, Saint-Jean-sur-Erve

Dossier IA53002870 réalisé en 2003

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesétable, grange, porcherie, remise, cellier
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes d'Erve-et-Charnie - Sainte-Suzanne
AdresseCommune : Saint-Jean-sur-Erve
Lieu-dit : Aigrefoin
Cadastre : 1842 G 89 ; 1982 G 103a, 106, 107, 108a

Le manoir d'Aigrefoin a été vraisemblablement bâti dans la deuxième moitié du XVe siècle. Il apparaît sur la carte de Cassini, réalisée vers 1760, comme simple ferme. Aucune mention d'archive antérieure à 1758 n'en est donnée par l'abbé Angot. La partie ouest de la charpente a été refaite au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la partie est du rez-de-chaussée a été remaniée et peut-être surélevée, une extension réalisée dans son prolongement et une cave en appentis ajoutée à l'arrière. La fenêtre gauche de l'étage a alors également été modifiée. L'exploitation d'Aigrefoin abrite actuellement un haras. Seules les parties du logis construites ou remaniées au XIXe siècle sont utilisées comme habitation. L'étable adossée au logis est antérieure à 1842. Elle a été remaniée dans le troisième quart du XXe siècle. L'étable-grange, la porcherie et la remise datent de la deuxième moitié du XIXe siècle. La première a été remaniée après la deuxième guerre mondiale.

Période(s)Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle

Le logis est construit en moellon de grès. Il comprend un rez-de-chaussée et un étage carré composés chacun de deux pièces, dont la première à l'ouest occupe les deux-tiers environ du niveau et la seconde à l'est le tiers restant. La partie est du rez-de-chaussée est surélevée sur un sous-sol faiblement dégagé. L'accès au manoir se fait sur la façade principale donnant sur la cour au sud par une porte en granite qui ouvre directement sur la grande salle et est surmontée d'un arc en accolade sous lequel se trouve un écusson illisible. Une deuxième porte ouvrant aussi au sud sur la grande salle du rez-de-chaussée a été bouchée. La distribution de l'étage et du comble est assurée par un escalier en vis, en pierre jusqu'à l'étage, en bois au-dessus, qui est inscrit dans une tour carrée hors-œuvre appuyée contre la façade postérieure. Deux petites fenêtres en tufeau l'éclairent. Il est relié aux grandes salles du rez-de-chaussée et de l'étage par deux portes à arcs en accolade. Il donnait sur l'extérieur par une autre porte en accolade qui ouvre depuis le dix-neuvième siècle sur une cave en appentis. La grande salle du rez-de-chaussée est éclairée au sud par une grande croisée en granite. Sa cheminée en granite est dotée d'un faux-manteau. La porte reliant la grande salle à la pièce est est dotée de piédroits et d'un couvrement en accolade en remploi. La porte primitive a été bouchée. La porte donnant directement accès à l'étable à l'ouest et la fenêtre à accolade percée sur le mur nord ont aussi été fermées. Les deux pièces de l'étage sont séparées par une cloison en pans de bois. Leurs baies sud sont en calcaire de Bernay et en tufeau. Celle de la grande salle a été rétrécie et abaissée : elle conserve son appui mouluré et ses piédroits à colonnettes prismatiques. Celle de la petite salle est une demi-croisée. Le mur nord est percé d'une petite baie à accolade à l'ouest et d'une ouverture bouchée à l'est (placard ?). La cheminée de la grande salle de l'étage est en tufeau. Ses piédroits sont composés d'une colonne a base prismatique. Sa hotte est décorée d'un double corps de moulures. La cheminée de la petite salle est dotée d'un faux-manteau en bois à consoles en granite. La charpente est du type à chevron porteur. Dans la partie est les faux-entraits sont placés au-dessus de la panne sous-faîtière. Dans la partie ouest, ils sont établis au même niveau qu'elle. L'étable contigüe au logis possède un comble à bas surcroît. Ses baies, en partie bouchées, sont en moellons et à linteaux de bois. Celles de l'étable-grange qui dispose d'un comble à haut surcroît, ont été refaites en béton à l'exception des deux portes. L'extension du logis et la porcherie sont en rez-de-chaussée. Elles présentent des encadrements de baies en calcaire marbrier taillé.

Mursgrès moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitardoise
Étages1 étage carré, sous-sol, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en vis

Le changement de fonction du logis a permis, si l'on excepte la pièce est du rez-de-chaussée, de conserver la plupart des dispositions remontant à la deuxième moitié du 15e siècle.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • ANGOT, Alphonse-Victor (abbé), GAUGAIN, Ferdinand (abbé). Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. Laval : A. Goupil, 4 vol., 1900-1910.

    t. 4, p. 2
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Mayenne - Foisneau Nicolas
Nicolas Foisneau

Chercheur à l'Inventaire général, au service puis direction du Patrimoine du Conseil départemental de la Mayenne, de 2001 à 2020.


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- Davy Christian
Christian Davy

Chercheur au service Patrimoine de la Région Pays de la Loire


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