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Maison, 72 rue du Général-De-Gaulle, Paimbœuf

Dossier IA44004602 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 72 rue du
Général-De-Gaulle
Cadastre : 1810 194 ; 1999 A 2ème feuille 160

En 1724, Pierre Dauphin, maître perruquier à Paimbœuf, arrente le terrain pour y construire une maison. Cet emplacement a été distrait d'un lot important d'une largeur d'environ 17 mètres compris entre la Loire (du n° 7 au n° 9) et l'actuelle rue Pierre-Jubau (n° 52) arrenté par la duchesse de Lesdiguières en 1689 et en 1692 à un marchand, Martin Renaud. Au cahier des charges en 1724 figure l'obligation de laisser une cale ou venelle de six pieds de large (1,94 m) entre la maison à bâtir et la maison située à l'ouest et de la paver comme l'était celle du Bel-Abord (ancienne cale Lafite, passage Neptune) ; y figure également la possibilité de construire au-dessus de la venelle, à la condition de laisser libre une hauteur d'environ trois mètres (actuellement le passage du Praud). Le plan figuré de Paimbœuf (1749) représente la cale considérée, dite cale Dauphin, découverte. En 1766 la maison, qualifiée de grande maison, est vendue 6000 livres à un marchand, Jean Guérin, par les héritières, Perrine et Elisabeth Dauphin, respectivement mariées à Jacques et Nicolas Berneval. La maison a pu servir d'auberge, le registre de la capitation de 1739 associant au nom de Pierre Dauphin la profession d'aubergiste. Un corps mort utilisé pour maintenir les navires à l'ancre est signalé en 1739 en rive devant la maison ; il l'est toujours en 1767, la maison dite alors la maison Berneval. L'ensemble a été divisé en logements, un par niveau, en 2005.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle

La maison élevée sur un niveau de caves dégagé du côté du quai présente deux façades distinctes : la première au sud ouverte sur la rue, homogène, de deux étages carrés et de deux travées centrées soulignées par des balconnets en fer forgé. La porte d'entrée (en plein cintre à l'origine) située à droite de la cale est aujourd'hui condamnée. La seconde façade se trouve au nord et ouvre sur la Loire. Remaniée, cette dernière présente une porte d'entrée située à gauche du passage, dans l'axe de la précédente et permettant l'accès à l'escalier en charpente (limite XVIIIe-XIXe siècle) au-dessus du passage du Praud. Un balcon filant en ciment armé a remplacé la coursière (dite galerie) à l'étage.

Mursgneiss
granite
tuffeau
moellon
Toitardoise
Plansplan régulier
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours sans jour
Techniquesferronnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Loire-Atlantique. 15 J 47 : Mutations et arrentements de terre relevant de la Guerche. Contrat d'arrentement entre Marie Renaud demeurant à Nantes et Pierre Dauphin résidant à Paimboeuf.

    () Dame Marie Renaud veuve de noble homme Louis Terrien demeurant à Nantes grande rue paroisse de saint Denis ; laquelle a par ces présentes cédé (...) au sieur Pierre Dauphin et Dlle Françoise Leduc son espouse, maitre perruquier à Paimboeuf, y demeurant ensemble paroisse de sainte Opportune (...) scavoir est un terrain ou emplacement de maison scittué au devant de la chaussée du Bel abord de ce lieu de paimboeuf, dite paroisse de sainte Opportune ; à le prandre du costé de la rivière de Loire, contenant 20 ou 22 pieds de large ou environ, faisant fasse du bout du nord à ladite rivière, du bout du midy à la rue des embrasures, du costé du soleil levant au sieur Marc Moreau et d'autre costé à ladite dame Terrien ; à la charge ausdits arrenteurs de laisser une calle, ou venelle de 6 pieds de large entre la maison qu'ils feront bastir dans ledit arrentement et la maison de ladite dame Terrien ; laquelle venelle ils feront paver d'un bout à l'autre, afin de la rendre pratiquable pour monter aisement de ladite rivière de Loire, à peu près conforme à celle du sieur de Lafitte par luy bastie au Bel abord ; comme ausy ils feront paver à leurs despanse la largeur de 6 pieds deladite rue des embrasures au devant deladite venelle, quy demeurera neantmoins commune à tout jamais entre lesdits arranteurs et ladite dame Terrien ; sur laquelle calle ou venelle lesdits arranteurs pouront bastir à 10 pieds de hauteur ; et pour cet effet ils auront la liberté d'appuyer sur le mur deladite dame Terrien ; par ce qu'en cette considération, elle aura aussy le droit de quay quand bon luy semblera sur toute la longere du mur d'un bout à l'autre que lesdits arranteurs vont faire bastir (...) et au respect du droit d'appui que ladite dame Terrien à sur le mur de la maison dudit sieur Moreau (...) payer par chacun an de rante à ladite dame Terrien (...) le nombre de 10 nantois de froment de rante foncière (...) au jour et feste de saint Martin. 28 mars 1724

Références documentaires

Documents d'archives
  • Capitation, 1739. Pierre Dauphin, aubergiste est imposé 9 livres.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : B 3503
  • Chartrier de la Guerche. Mutation et arrentement de terres relevant de la Guerche. Contrat d'arrentement entre Marie Renaud, veuve de Louis Terrien, demeurant à Nantes et Pierre Dauphin et Françoise Leduc son épouse demeurant à Paimboeuf. 28 mars 1724.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 15 J 47
  • Etude de Me Baullin. Achat d'une grande maison appartenant à Perrine et Elisabeth Dauphin respectivement mariées à jacques Berneval, fournisseur et Nicolas Berneval, capitaine de navire, par un marchand, Jean Guérin, composée d'une boutique, d'une salle basse, de coursière ou galerie du côté de la Loire, chambres hautes, grenier et caves. 4 juin 1766.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1/4
  • Etat des corps morts placés le long de la côte de Paimboeuf en 1739 et en 1767.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : C 671
  • Etude de Me Baullin. Attournance grande rue, deux maisons (n° 71) se joignant appartenant à Marie-Elisabeth Cazal veuve Darancy acquise de Pierre Michel Chevalier seigneur du Dessais (?) et Marie Renaud sa femme, héritière de Martin Renaud et Marie Drouin ses parents, arrenteurs les 23 avril 1689 et le 12 mai 1692 de la duchesse de Lesdiguières. 29 juillet 1765.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1/4
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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