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Maison, 36-38 place des Diligences, Montsoreau

Dossier IA49009664 réalisé en 2010

Fiche

Implantée au centre du bourg dans un secteur très anciennement bâti, cette maison est notable par les remaniements qu'elle connut au XVIIIe siècle, qui permirent d'harmoniser des bâtiments plus anciens dont certains éléments furent tout de même conservés.

Elle présente, par ailleurs, des caractéristiques communes à nombre de maisons montsoréliennes alignées entre rue (ici la place des Diligences) et coteau : une cour encaissée, entre la façade postérieure et le mur de soutènement de la paroi rocheuse, et une distribution verticale qui permet un accès haut vers le chemin du Coteau.

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Adresse : 36-38 place des, Diligences , 3 chemin du
Coteau
Cadastre : 1813 B1 219 ; 2011 B 717

L'emplacement sur lequel s'élève cette maison fut très vraisemblablement occupé de longue date à Montsoreau. En partie postérieure de la maison, se trouve une tourelle d'escalier qui date vraisemblablement de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle et on peut ainsi discerner des éléments de maçonneries qui durent lui être contemporains. Cependant, l'ensemble de ce qui devait correspondre à deux habitations distinctes fut réuni en une seule, pour être en très grande partie remanié et harmonisé au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. Depuis lors, il ne fut que tardivement subdivisé en plusieurs habitations (XXe siècle) ; les intérieurs furent réaménagés et des baies reprises, mais l'aspect général de l'ensemble n'a pas connu de modifications significatives.

Période(s)Principale : 2e moitié 15e siècle , (?)
Principale : 16e siècle , (?)
Principale : 18e siècle
Secondaire : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Cet ensemble est érigé au cœur du bourg ancien de Montsoreau, le long de la place des Diligences. Aujourd'hui scindé en deux habitations, il se présente sous la forme d'un édifice en appentis, aligné sur rue, avec en façade postérieure une aile en retour d'équerre et une tourelle dans l'angle. L'aile est adossée à la roche et le reste de l'édifice est isolé du mur de soutènement de ce coteau rocheux par une étroite cour sur laquelle ouvre la tourelle.

Cette maison se compose d'un rez-de-chaussée, d'un étage-carré et un comble à surcroît. Le corps ouest comprend, en outre, un second étage de comble qui dispose d'un accès de plain-pied au chemin du Coteau. L'ensemble est constitué de trois divisions principales, séparées intérieurement par des refends et qui présentent chacune une travée de baies, à laquelle s'ajoute une porte latérale pour les divisions centrale et occidentale.

Cette demeure est toutefois uniformisée en façade principale, au nord, sur la place, où elle présente un gouttereau sur lequel règne une corniche ; de même, la toiture en appentis brisé dont les pignons découverts encadrent l'élévation ainsi que les lucarnes qui l'ajourent et interrompent la corniche, contribuent à homogénéiser l'ensemble. Cette harmonisation est enfin renforcée par le traitement des lucarnes, coiffées de corniches curvilignes. Cette façade présente donc des lignes qui renvoient clairement aux modèles de la première moitié du XVIIIe siècle.

Toutefois, en façade principale on observe également qu'à part les lucarnes, les baies diffèrent entre elles et que les assises maçonnées, en moyen appareil de tuffeau, présentent des discontinuités entre travée. Ces ruptures sont plus nettes encore en façades orientale et postérieure. Là, en effet, on note que les maçonneries sont radicalement distinctes entre le rez-de-chaussée et l'étage-carré, d'une part, en moellons, et le comble, d'autre part, en moyen appareil. Par ailleurs, les deux corps qui s'articulent autour de la tourelle dans l'angle présentent aussi des différences entre eux.

Cet édifice est donc composite, formé sans doute de maisons plus anciennes et harmonisées au XVIIIe siècle. L'une d'elles, à gouttereau sur rue, à l'est, devait avoir un toit à deux pans. L'autre, à l'ouest, était sans doute à pignon sur rue, sur laquelle elle ouvrait par de larges croisées ; sa partie postérieure, adossée au coteau, fut plusieurs fois remaniée (l'étroite façade sur cour montre de multiples reprises des maçonneries) : il n'est donc pas sûr qu'elle ait été si haute initialement et ne devait peut-être pas, dans un premier temps, ouvrir par une porte sur le chemin du Coteau.

La tourelle polygonale, qui abrite un escalier en vis, à marches partiellement délardées et à gorge au collet, pourrait remonter au XVIe siècle ; elle semble à l'origine plutôt liée à la maison située à l'est dont, édifiée demi-hors-œuvre, elle occupe l'angle sud-ouest. Elle fut rehaussée lors des transformations du XVIIIe siècle et, sans doute dans le même temps, dotée de portes communiquant vers la maison située à l'ouest. Ces communications ont été supprimées et cette maison, désormais indépendante, dispose de son propre escalier droit pour desservir les étages, dont les salles postérieures qui prennent le jour dans la cour. Cette maison ouest, par ailleurs, dispose, au rez-de-chaussée et à l'étage-carré, de deux élégantes cheminées de la première moitié du XVIIe siècle, qui sont donc contemporaines des aménagements de l'ensemble de l'édifice.

En façade sur rue, se trouvent des graffiti formés du monogramme IHS, qui pourraient remonter au XVIIIe siècle.

Mursmoyen appareil
moellon
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
Couverturesappentis
Escaliersescalier demi-hors-œuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
Statut de la propriétépropriété privée
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