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Maison, 1 rue de la Maumenière, Montsoreau

Dossier IA49010742 inclus dans Montsoreau : présentation de la commune réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • jardin d'agrément
    • abri troglodytique
    • communs

Cette élégante maison de notable est caractéristique en ce qu'elle témoigne notamment des évolutions ornementales dans la seconde moitié du XIXe siècle où le sobre néoclassicisme est délaissé pour des décors parfois plus riches et plus diversifiés, où les références antiquisantes laissent place à une inspiration qui puise davantage dans les registres du XVIIIe siècle.

Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément, abri troglodytique, communs
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Lieu-dit : Rest
Adresse : 1 rue de
Maumenière
Cadastre : 1813 E 149, 150 ; 2011 E 728

Cette maison occupe le site d'une ancienne demeure canoniale. À la suite d'un legs, dit des Maillards, la collégiale Sainte-Croix de Montsoreau possédait en effet cette propriété, proche du cimetière et de l'église Saint-Pierre de Rest, qui servit à héberger des chanoines du chapitre. À la Révolution française, la petite maison qui y était élevée était occupée par le chanoine Louis Pimot et elle disposait de quelques dépendances et communs, d'un jardin en bord de coteau et d'abris troglodytiques dont certains étaient habitables. Saisi comme bien national de première origine, cet ensemble fut acquis par Louis Pimot pour 1625 livres, lors des enchères publiques du 19e état des adjudications des biens nationaux immobiliers du district de Saumur, le 27 avril 1791.

Une partie de cette maison est déclassée en bâtiments agricoles avant 1842, puis le bâti est repris en totalité au milieu des années 1880 par son nouveau propriétaire, Gustave Maurice, négociant à Montsoreau. Le gros œuvre doit être achevé en 1886, date portée en façade et en 1888, date d'achèvement retenue par le fisc, la maison est considérée l'une des plus notables du village au point de figurer au rang des plus fortement taxées.

Depuis lors, cette maison n'a, extérieurement, pas connu de transformations majeures.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1886, porte la date
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu attribution par source
Personnalité : Maurice Gustave commanditaire attribution par source

Implanté dans le secteur de Rest, cet édifice occupe un site de dénivellation, en pied de coteau, au débouché ouest du vallon de l'Arceau, au bord de l'ancienne route de Loire (actuelle rue Maumenière).

Cette maison, de plan carré régulier, présente un volume presque cubique. Elle compte un rez-de-chaussée, un étage-carré et un comble à surcroît. Elle est élevée en moyen appareil de tuffeau et dotée d'un toit brisé en pavillon couvert d'ardoises. Les souches des cheminées sont ornées de monogrammes en fer forgé où s'entrelacent les initiales G et M, pour Gustave Maurice.

La maison est bâtie en retrait par rapport à la rue, en milieu de parcelle, mais, par-delà le mur de clôture qui ferme la propriété, ses deux façades plus particulièrement exposées au carrefour, à l'est et au nord, sont très nettement mises en valeur. Cette riche plastique murale se traduit là par des chaînes d'angle à bossage en table, des bandeaux de niveau et d'appui, une corniche, des baies encadrées de chambranles à crossettes, un rez-de-chaussée aux trumeaux traités en bossages continus en table et un ordonnancement en trois travées où s'affirme la travée axiale, en léger ressaut et soulignée d'un encadrement à bossages en table.

La façade principale, à l'est, se distingue encore par un surcroît d'ornements. Les trois travées sont ainsi amorties d'imposantes lucarnes, dont au centre une lucarne à fronton-pignon et ailerons à volutes, amortie d'un épi de faîtage en zinc et plus haute que les lucarnes latérales en œil-de-bœuf ovale et corniche cintrée. Les baies de cette façade sont ornées de clefs saillantes formant agrafe et celles de la travée centrale disposent d'un dessus de fenêtre orné de rinceaux en reliefs, dont ceux de la fenêtre de l'étage encadrent le cartouche qui porte la date de 1886. Au rez-de-chaussée, les baies sont couvertes de frontons, dont les formes, curviligne au centre et triangulaires sur les côtés, alternent avec le couvrement des lucarnes.

La façade sud, sur jardin, compte trois travées et son décor se résume aux sobres chaînes, bandeau de niveau et corniche. La façade ouest, pas plus ornée, offre un mur ajouré en son centre d'une unique porte ouvrant à mi-hauteur sur un perron à garde-corps en fer forgé qui donne accès au jardin.

L'ensemble de cette composition et de ces ornements, notamment avec bossages en table, toit brisé en pavillon ou œils-de-bœuf ovales, relève d'un style néo-XVIIIe siècle qui s'affirme dans l'architecture des dernières décennies du XIXe siècle.

Le portail qui clôt la propriété use d'un même langage architectural, avec sa grille et ses piliers à bossages en table amortis de vases Médicis.

Les jardins sont, par ailleurs, bordés de bâtiments plus anciens en appentis, qui flanquent le coteau, ainsi que d'abris troglodytiques où l'on note des vestiges d'occupation médiévale (baie en arc brisé) qui témoignent du peuplement ancien du site de Rest.

Mursmoyen appareil
Toitardoise
Plansplan carré régulier
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit brisé en pavillon
Escaliersescalier intérieur
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Maine-et-Loire. 1 Q 210. Biens nationaux. District de Saumur ; biens de la 1ère origine ; procès-verbaux d'estimation : Montsoreau, f°29 (novembre 1790).

    Description de la maison canoniale qui précédait la maison actuelle :

    [...] Maison du legs des Maillards, occupée par Me Louis Pimot, chanoine dudit Montsoreau.

    Chambre basse, chambre haute, grenier au dessus, deux cabinets y adossés où est pratiqué un escalier en pierre, plusieurs caves en roc, les unes à cheminée, les autres à mettre du bois, et servant à coucher les bestiaux, fours, un cellier, grenier au-dessus, un toit à volailles y adossé, bas jardin où est un puits, un petit haut jardin où sont des latrines, parties desdites caves étantes sous le cos du sieur Guéniveau de la Flonnière, le tout se tenant de contenance d'environ deux boisselées et demie, charge de vingt sols de rente vers MM. du chapitre de Candes, estimé de revenu annuel quarante cinq livres.

    N. Chemin de Montsoreau à Saumur, à gauche

    S. Cimetière

    E. Chemin

    O. Roc et vigne

    (vendu à M. Lamiche pour M. Pimot pour 1625 lt.) [...].

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Maine-et-Loire. 1 Q 210. Biens nationaux. District de Saumur ; biens de la 1ère origine ; procès-verbaux d'estimation : Montsoreau, f°29 (novembre 1790).

  • AD Maine-et-Loire. 1 Q 491. Biens nationaux. District de Saumur, procès-verbaux de ventes des biens mobiliers de 1ère origine, 19e état : dépendances de Sainte-Croix, provenant du legs des Maillards (27 avril 1791).

    pages 591-618
  • AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 228 / 1. Cadastre. Etat des sections (parcelle E 149).

  • AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 228 / 2. Cadastre. Augmentations-diminutions (parcelle E 149, année fiscale 1842).

  • AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 228 / 5. Cadastre. Augmentations-diminutions (parcelle E 149, années fiscales 1889 et 1891) ; matrices (case 222).

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