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Mairie de Sainte-Radégonde-des-Noyers

Dossier IA85001951 réalisé en 2017

Fiche

Parties constituantes non étudiéespuits
Dénominationsmairie
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Sainte-Radégonde-des-Noyers
Lieu-dit : Bourg
Adresse : place
de la Mairie
Cadastre : 1834 C 820 et 822 ; 2017 AC 85 et 86

Cet emplacement était occupé, jusqu'à la Révolution, par le prieuré de Sainte-Radégonde-des-Noyers, utilisé comme presbytère. Le vicaire logeait alors dans une maison devenue ensuite presbytère, plus à l'ouest. Le 17 décembre 1786, une assemblée des habitants de la paroisse déplore le mauvais état du prieuré-presbytère. Le 5 mars 1787, à la requête de Simon Toussaint Bauny, prêtre chanoine de l'église cathédrale de Reims, prieur commendataire de Sainte-Radégonde, un procès-verbal de visite constate le mauvais état du prieuré, loué au curé pour le loger, afin d'obliger les héritiers du précédent prieur, Jacques Caron, à effectuer des travaux (voir en annexe 1). Le même jour, un devis des travaux à effectuer est établi par Jacques Durand, architecte à Fontenay-le-Comte, et Louis Barbotin, entrepreneur de bâtiments, également de Fontenay. En août suivant, le nouveau curé, François Nicolas Bauga se charge des travaux de réparations. Saisie comme bien national à la Révolution, la cure est estimée le 28 prairial an 4 (16 juin 1796), à 4841 livres (dépendances comprises) (voir en annexe 2).

L'ancienne cure apparaît sur le plan cadastral de 1834. Elle est désormais répartie en deux maisons et leurs dépendances en retour d'équerre à l'arrière, qui appartiennent alors à Louis Roy et Jean Girardeau, propriétaires. Au 20e siècle, une partie est transformée en magasin d'entrepôt, propriété de M. Giraud dans l'Entre-deux-guerres ; une cave voûtée y est mentionnée en 1931. L'autre partie, une maison, détenue par Mme Sarrazin-Arnaud, a été partiellement détruite par un incendie. La partie la plus au sud abrite vers 1930 un bureau de tabac. Les bâtiments, réunis, sont largement remaniés pour installer les services municipaux, en avril-mai 1977.

Période(s)Principale : 20e siècle
Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Extrait du procès-verbal de visite du prieuré de Sainte-Radégonde-des-Noyers, 5 mars 1787 (Archives départementales de la Vendée, 188 G 6).

    Le prieuré comprend une première chambre, une seconde à la suite, une grange attenante, un toit aux vaches, un petit toit à cochons au bord de la rue qui va à l’église, une grande cour utilisée comme aire à battre et à vanner les blés dans sa partie ouest, un jardin ou ouche au nord, le tout entouré d’un clos de murs. Un grenier sur pieds confronte à la rue qui conduit à l’église, du couchant au ballet de la cour de la cure, du midi à la cuisine de la cure, du nord à un emplacement qui rejoint la sacristie.

  • Description de la cure de Sainte-Radégonde-des-Noyers lors de son estimation comme bien national, le 16 juin 1796 (Archives départementales de la Vendée, 1 Q 180).

    "La cure de Sainte-Radégonde-des-Noyers consiste en un portail d'entrée, une cour, au levant de cette cour son une chambre basse et un cabinet, à côté est une salle avec des greniers par dessus la dite salle, chambre et cabinet. A côté de la salle est un salon, deux alcôves et un corridor ou est l'entrée de la cave qui est voûtée en moellon. A côté du salon est une cuisine avec un petit sellier. Sur le salon sont une antichambre et une chambre à feu, et sur la cuisine sont deux petites chambres hautes, sans cheminées. Le haute de toutes les chambres et antichambres sont lambrissés en planches de sapin.

    A gauche du portail est une écurie à chevaux, et à côté est une chambre pour le garçon d'écurie, avec des greniers sur la chambre et sur l'écurie. Au nord de la cour est une petite galerie servant à mettre du bois. Au couchant de la dite cour est un jardin planté en arbres fruitiers et renfermé de murs de toute part, dont le citoyen François Nicolas Baugat [ancien curé] a la moitié dudit jardin en propriété, et il n'en reste qu'une moitié pour la République, avec un claire-voix entre la cour et le jardin, et des latrines au midi du jardin (...). Dans le jardin de la cure est un puits servant à l'usage de la maison de la cure."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée. BIB PB 408. 1927-1932, 1937-1939 : Bulletin paroissial de Puyravault et Sainte-Radégonde-des-Noyers.

    bulletins des 26 août 1928 et 27 septembre 1931
  • Archives départementales de la Vendée. 3E 53/10-1. 1786, 17 décembre : acte de communauté des habitants de Sainte-Radégonde-des-Noyers convoqués au sujet des réparations du presbytère.

    En ligne : vues 78-79
  • Archives départementales de la Vendée. 188 G 6. 1787, 5 mars : procès-verbal de visite et devis de réparation du prieuré-cure de Sainte-Radégonde-des-Noyers.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3013, 3015, 3016, 3695. 1835-1958 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Sainte-Radégonde-des-Noyers.

  • Archives départementales de la Vendée. 1 Q 180. Procès-verbaux d'estimation des biens nationaux du canton de Chaillé-les-Marais.

  • Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes. Fa IV E 57. 1670-1684 : quittances de travaux au prieuré et à l'église de Sainte-Radégonde-des-Noyers, réalisés par le prieur Nicolas Gausseron.

Documents figurés
  • 1834 : plan cadastral de Sainte-Radégonde-des-Noyers. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 267).

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