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Les scieries de la commune de Bonnétable

Dossier IA72058472 réalisé en 2015

Fiche

Aires d'étudesCommunauté de communes Maine 301
Dénominationsscierie
AdresseCommune : Bonnétable
Lieu-dit : Adresse : 1,2,4 rue, d'Isly, 4 rue, La Rochefoucauld, 19-21 rue, Maréchal Leclerc, 85 rue, Rosay, 8 rue Mazagran

Six scieries ont été établies à Bonnétable, pour la plupart par des marchand de bois. La plus ancienne date du milieu du XIXe siècle (scierie 1 de l'annexe 1), quatre ont été créées dans le 3e quart du XIXe siècle (scierie 2 à 5) et la dernière dans le 4e quart du XIXe siècle (scierie 6). Deux étaient mues par une roue hydraulique et quatre par une machine à vapeur. Deux de ces usines pratiquaient un autre type d'activité : minoterie et éphémère établissement de bains pour la scierie 2 et tannerie pour la scierie 4.

Seule la scierie 6 est toujours en activité aujourd'hui, sous le nom de Société Forestière du Maine.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle, 3e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source

Six scieries ont été repérées lors de l'enquête documentaire (cf tableau en annexe). L'enquête de terrain a permis d'en étudier une, toujours active (étudiée) et de repérer les vestiges d'une seconde (1,2 et 4 rue d'Isly, 4 rue de la Rochefoucauld). Les quatre autres sont détruites.

Les bâtiments conservés consistent en maisons, construites en maçonnerie enduite et couvertes d'ardoises. Les parties industrielles, bien moins conservées, consistent en ateliers de fabrication ou magasins industriels à charpente de bois ou métalliques, essentés de planches ou de métal et couverts de tuiles plates, de ciment amianté ou de tôles.

Toitsardoise, tuile plate, ciment amiante en couverture, tôle galvanisée
Mursbois essentage de planches
pierre maçonnerie enduit

Décompte des œuvresrepéré 6
étudié 1

Annexes

  • Tableau de repérage des scieries de Bonnétable.

    DENO

    ADR

    CADA

    DAT

    MOTEUR

    HIST

    DESC

    1

    Scierie

    1, 2 et 4 rue

    d'Isly, 3 rue de La Rochefoucauld

    PCI 2016 AI 2, 75,

    77-80

    Milieu

    du

    19e

    siècle

    Chaudière à vapeur en tôle cylindrique à foyer intérieur, traversée par 14 tubes, avec réservoir de vapeur, d'une capacité de 0 m3 798 et locomobile à vapeur 6 CV des ateliers P. Renaud et A. Lotz, constructeurs mécaniciens à Nantes.

    Sur un fonds localisé de part et d'autre de la rue d'Isly, principalement sur son côté ouest, le marchand de bois Edouard Lecomte fait construire une première maison vers 1847, quatre autres vers 1855 et fait installer en 1858 une locomobile à vapeur pour mécaniser sa scierie. En1859, celle-ci était composée des quatre maisons ,dont celle du propriétaire, avec bûcher et bureau de comptabilité et deux autres affectées au logement d'ouvriers, du bâtiment abritant la locomobile et la scierie, d'un hangar et de divers magasins, écuries et remises. Un magasin fut ajouté en 1861 et une scierie mentionnée l'année suivante rue de la Rochefoucauld. La scierie de la rue d'Isly semble avoir fermée avant 1871. En 1881, Edouard Lecomte se fit construire une dernière maison sur le fonds, à l'angle des rue d'Isly et de la gare.

    Le fonds de l'ancienne scierie est aujourd'hui occupé par le jardin potager du château de Bonnétable (ouest de la rue d'Isly) et diverses maisons. Quatre des maisons construites pour Edouard Lecomte sont conservées. Deux ont été édifiées pour son usage (1 rue d'Isly, construite vers 1847 puis réaffectée vers 1886 au logement du jardinier du jardin potager du château, et 4 de la même rue, construite vers 1881). Les deux autres, construites vers 1855, ont servi à loger les ouvriers de l'usine (2 rue d'Isly et 3 rue de La Rochefoucauld). Les quatre présentent des caractéristiques architecturales communes : plan double en profondeur, présence d'un étage, façade principale à trois travées, fenêtres de l'étage soulignées d'une corniche, toit à croupes, mais les deux premières se distinguent par leur implantation au milieu de la parcelle tandis que les deux autres sont alignées sur la rue.

    2

    Scierie, moulin et établissement de bains puis scierie et moulin.

    8, rue Mazagran

    AE 476

    3e

    quart du

    19e

    siècle

    1854 : machine à haute pression sans condensateur à cylindre vertical avec coulisseaux et sans balanciers, des ateliers Renaud et Lotz à Nantes. Chaudière des ateliers Lacoste de Nantes.1856 : chaudière à vapeur en tôle, cylindrique, à fond hémisphérique, munie de deux bouilleurs et d'un réservoir à vapeur, capacité 11 m3, 652 l ; machine à vapeur de 20 CV, timbrée à 6 atmosphères. Combustible : tourbe et bois. 1873 : machine à vapeur de 12 chevaux achetée d'occasion.

    L'usine fut créée en 1854 ex-nihilo, le long de la rue Mazagran tout juste ouverte, par Adolphe Gouault, menuisier et marchand, et Stanislas Cohin, mécanicien. Elle comptait alors trois scies droites, une scie circulaire et deux meules à blé actionnées par une machine à vapeur qui chauffait également des bains. Incendiée en 1856, l'usine fut reconstruite et augmentée d'une scie et de deux paires de meules l'année suivante, pour Cohin, Dugrais et Cie, marchands de bois. Le marchand de bois Edouard Lecomte (cf supra) en devint propriétaire en 1860. (cf description en annexe 2). Entre 1873 et 1878, sont mentionnés une usine à deux étages, couverte d'ardoises, renfermant au rez-de-chaussée la machine à vapeur et les engrenages, au 1er étage les meules et au 2e la bluterie, une maison à étage distribuée en cinq pièces, un chantier et magasin, quatre paires de meules et deux lames de scie pour bois de construction. L'usine semble avoir été désaffectée vers 1879, (conversion d'usine en maison pour Edouard Lecomte), et fut remplacée vers 1891 par les bâtiments de l'école Saint-Joseph.

    Détruit

    3

    Scierie

    Forêt de Bonnétable

    G 91

    3e quart du 19e siècle

    Chaudière à vapeur en tôle de forme cylindrique à fond demi-sphérique, munie de deux bouilleurs en tôle, timbrée à 5 atmosphères, capacité 21807 l ; et machine à vapeur de 10 CV.

    La scierie fut établie en 1855 dans la forêt de Bonnétable, , au lieu-dit la Coupe de Taille-Sabot, par Vallod Frères, ingénieurs à Paris, pour Lamare et Barrier, marchands de bois à Sainte-Croix près du Mans. Elle était déclarée abandonnée en 1871.

    Détruit (?)

    4

    Tannerie et scierie

    85 Rue de Rosay

    AB 77

    3e quart du 19e siècle

    Roue hydraulique

    Tannerie en activité en 1835 sur le Tripoulin, augmentée d'une scierie en 1863 pour Coulpotin fils, marchand de bois et d'un chantier vers 1870 pour Eugène Chevalier, cultivateur et marchand de bois. En 1873 la scierie, mue par une roue hydraulique, comprenait une lame de scie pour bois de construction, une scie circulaire et une scie verticale. La date d'arrêt n'est pas connue.

    Détruit

    5

    Scierie

    19- 21 rue du mal Leclerc

    AI 3

    3e quart du 19e siècle

    Roue hydraulique

    Ancien moulin à blé dit de la Ville, converti en scierie pour la famille La Rochefoucauld vers 1868 et peut-être reconstruite après incendie vers 1879. Usine encore active en 1924, date à laquelle le lit de la rivière fut rectifié en aval de la roue hydraulique.

    Détruit

    6

    Scierie

    41, rue du mal Gallieni

    AE 100-104, 384, 608

    4e quart du 19e siècle

    Machine à vapeur étudiée

    étudié

    En activité.

    Scieries de Bonnétable

  • Description de la scierie et moulin 8, rue Mazagran, en 1860.

    Usine à vapeur comprenant un moulin à blanc et une scierie, rue Mazagran à Bonnétable, avec tous les mécanismes et machines réputés immeubles par destination, consistant en :

    Le principal corps de bâtiment de 13,33 m sur 9,33 m, à 4 étages, en pierres et couvert d'ardoises, renfermant :

    - une machine à vapeur horizontale à condensation de 25 CV.,

    - six paires de meules avec tous le mécanismes et accessoires fixés dans les différents étages,

    - Un « nettoyage », composé de 2 colonnes verticales, un écraseur, 3 ventilateurs, un cylindre, un cribleur, une à [mouiller], les chaînes à godet, le mécanisme et les courroies nécessaires,

    - Cinq blutoirs, râteau, trémie et les mécanismes,

    - Un tire sacs servant à monter les marchandises dans les étages supérieurs.

    Le bâtiment de la chaudière à vapeur et de ses accessoires, derrière et adossé à celui qui précède, de 13,33 m sur 4 m, en pierres, couvert d'ardoises.

    Le bâtiment à droite du premier et attenant, de 12 m x 9,33 m, en bois et couvert d'ardoises, renfermant 5 scies, dont 2 rondes, 2 à grumes et une scie à ruban et leurs accessoires.

    Le corps de bâtiment à un étage, à gauche de celui des scies, à usage de bureau et de magasin à blé et à farine.

    Le bâtiment en bois de 6 m sur 4 m, couvert et entouré de voliges, où est établie une forge.

    Le hangar de 11 m x 6 m, couvert et entouré de voliges.

    L'écurie et lieu d'aisance.

    La cheminée du fourneau, construite en briques.

    Un puits et deux bassins.

    Le terrain entourant l'usine et lui servant de cours et de chantiers, contenant compris le sol des constructions, environ 42 ares.

    Le tout sur le plan cadastral en B 1485, ayant une façade de 60 m, tenant par le devant à la rue Mazagran et par derrière au chemin de la Longueraie, d'un côté aux maison, avec le droit au bail d'une tourbière à prendre dans le pré de l'Étang à Nogent-le-Bernard, pour le temps qui restera à courir à partir du jour de l'entrée en jouissance ci-après fixé.

    D'après AD Sarthe : 4 E 60/770. Etude de Pierre Charles LA BORIE, notaire à Bonnétable. Adjudication sur conversion de saisie immobilière Petit, Cohin et Gouault au profit de M. Édouard Lecomte, Cahier des charges, 4-5 mai 1860. Adjudication 28 mai 1860.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Sarthe : 2 P 1582. Carnet des établissements industriels : Aigné à Château-l'Hermitage. 1852-1879.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 2 P 1582.
  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 29/31. Matrice des propriétés foncières 1838-1913. (3 P 29 : folios 1 à 700. 3 P 30 : folios 701 à 1400, avec table alphabétique générale des propriétaires pour les trois volumes. 3 P 31. folios 1401 à la fin).

  • Archives départementales de la Sarthe : 3 P 40 / 38-39. Matrice des propriétés bâties 1882-1911. (3P 38 : cases 1 à 600. 3 P 39 : cases 601 à la fin, avec table alphabétique générale des propriétaires pour les deux volumes).

  • Archives départementales de la Sarthe : 3 P 40 / 40-42. Matrice des propriétés bâties. 1911-1975. (3 P 40 : cases 1 à 696, avec table alphabétique générale des propriétaires pour les trois volumes. 3 P 41 : cases 697 à 1516. 3 P 42 : cases 1517 à la fin).

  • AD Sarthe : 7 S 110. Règlements d'eau, autorisations de travaux, permissions de voirie. Tripoulain (Bonnétable, Aulaines). 1861-1924

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 7 S 110
  • AD Sarthe : 8 S 47. Arrêtés autorisant l'emploi d'appareils à vapeur et documents annexes. 1854-1857.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 8 S 47
  • AD Sarthe : 8 S 48. Arrêtés autorisant l'emploi d'appareils à vapeur et documents annexes (demandes, enquêtes antérieures et ultérieures, plans). 1857.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 8 S 48
  • AD Sarthe : 8 S 50. Arrêtés autorisant l'emploi d'appareils à vapeur et documents annexes (demandes, enquêtes antérieures et ultérieures, plans) 1859-1860.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 8 S 50
  • Archives départementales de la Sarthe : 8 S 62. Déclarations d'appareils à vapeur et documents annexes (demandes et parfois enquêtes ultérieures). 1911-1940.

  • AD Sarthe : 4 E 60/770. Etude de Pierre Charles LA BORIE, notaire à Bonnétable. Adjudication sur conversion de saisie immobilière Petit, Cohin et Gouault au profit de M. Édouard Lecomte. Cahier des charges, 4-5 mai 1860. Adjudication, 28 mai 1860.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 4 E 60/770
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