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Les maisons forestières de l'aire d'étude : La Forêt de Bercé

Dossier IA72001500 réalisé en 2012

Fiche

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Aires d'étudesForêt de Bercé
Dénominationsmaison

Au XIXe siècle, l'administration forestière fait construire des maisons en lisière des massifs domaniaux afin de loger garde-forestiers et brigadiers. En forêt de Bercé (dans et hors l'aire d'étude), toutes les maisons forestières sont édifiées ex nihilo. Dix ont été construites, principalement au début du XIXe siècle : 1813 - les Forges et la Huberdière, à Jupilles 1813 - les Hutteries, à Marigné-Laillé [hors aire d'étude] 1814 - les Renardières, à Marigné-Laillé [hors aire d'étude] 1814 - les Boussions, à Thoiré-sur-Dinan. Détruite. Reconstruction en ossature bois en 1985. 1815 - les Clos, à Saint-Pierre-du-Lorouër 1815 - la Doucinière, à Pruillé-l'Eguillé 1817 - les Etangs, à Saint-Vincent-du-Lorouër 1817 - les Profonds-Vaux, à Beaumont-Pied-de-Bœuf. Détruite 1857 - la Tasse, à Beaumont-Pied-de-Bœuf Ces ensembles témoignent de manière précoce d'une recherche de standardisation du bâti, alors que les premiers plans-types à variantes de l'Administration des Forêts ne sont diffusés qu'à partir du milieu du XIXe siècle. Depuis quelques années, l'État met en vente, par adjudication, certaines maisons forestières. Trois des six maisons de l'aire d'étude, à Saint-Pierre-du-Lorouër (1) et à Jupilles (2), appartiennent à des particuliers.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle

La maison forestière est à l'origine un logement familial et de service destiné à un garde ou à un brigadier en mission. Au XIXe siècle, les gardes forestiers, encadrés par un brigadier, sont en charge d'un triage et responsables du respect des règlements, de l´ordre et de la sécurité dans les forêts domaniales. Situées en bordure de forêt pour la plupart, voire en plein massif comme les Étangs, en écart (la Huberdière, les Forges, la Doucinière) ou isolée (les Boussions), les maisons forestières de Bercé ont systématiquement pris le nom du lieu-dit sur lequel elles étaient implantées. Leur destination est rappelée par un cartouche en fonte (« Maison forestière de XX ») apposé au-dessus de l'entrée. Chaque maison dispose à l'origine d'un point d'eau, d'une courette, de lieux d'aisance, d'un jardinet et d'une terre cultivable. Aux murs-pignons sont accolées de petites annexes à usage de laiterie, étable, poulailler, toit à porcs. De gabarit modeste, chaque maison est en rez-de-chaussée, surélevé afin de contrer l'humidité inhérente à la forêt. Elle compte deux pièces que distribue un couloir central. Le comble est à surcroît et la toiture à deux versants. Construite selon un plan-type qui sera formalisé et sans cesse revu à partir du milieu du XIXe siècle, la maison forestière est à rapprocher d'une part de la maison de ferme locale, d'autre part d´autres maisons-types du XIXe siècle en France : maisons d´éclusier ou de garde barrière.

Décompte des œuvres repérées 7
étudiées 6

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 7 M 843. Eaux et forêts. Fonds de l'inspection du Mans. Maisons forestières.

  • Archives départementales de la Sarthe. 7 M 844. Maisons forestières. Travaux d'entretien : dossier par immeuble.

Périodiques
  • BARIOZ-AQUILON, Stéphanie. Les sentinelles de la forêt. Petite histoire des maisons forestières dans les Pays de la Loire. 303 arts, recherches, créations, sept. 2013, n° 127 L'appel des forêts.

  • GOUCHET, Yves. Les maisons forestières. Au Fil du Temps, déc. 2003, n° 22.

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir - Aquilon Stéphanie
Aquilon Stéphanie

Chargée de mission Inventaire du Patrimoine PETR Pays Vallée du Loir


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