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Immeuble à logements, 60 rue du Général-De-Gaulle, Paimbœuf

Dossier IA44004601 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsimmeuble à logements
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 60 rue du
Général-De-Gaulle
Cadastre : 1810 194 ; 1999 A 2ème feuille 168, 167

Le terrain compris entre la Loire et la rue du Faisan a été arrenté par la duchesse de Lesdiguières le 25 juin 1689 à un menuisier, demeurant en l'île de Paimbœuf, Julien Praud. En 1740, Jean Rondineau, qualifié de marchand, acquiert la maison située à l'angle, une auberge dite la maison Le Brilland (n° 58) alors en déshérence et en 1746 le terrain à bâtir mitoyen à l'ouest sur lequel il fait construire l'immeuble ici considéré (n° 60). Celui-ci est représenté sur les minutes du plan figuré de Paimbœuf en 1749 associée au nom de Rondineau. L'immeuble est divisé dès l'origine en logements (dits appartements), vraisemblablement un par niveau. Un contrat de location passé par Rondineau en 1756 concerne au rez-de-chaussée une boutique, une arrière-boutique, une chambre et un cabinet (cabinet de travail) ouverts sur une coursière (dite galerie) et au premier étage, une chambre, un cabinet, une cuisine, une seconde chambre, un second cabinet. Le dessin des ferronneries (XVIIIe siècle) du côté de la Loire et du côté de la rue est différent. Le balcon filant porté par des consoles de granite du côté de la Loire est contemporain de la construction ; les balcons se trouvant du côté de la rue ont été implantés ultérieurement. En 1739, Jean Rondineau (aubergiste) figure sur le registre de la capitation comme l'un des habitants les plus imposés. De 1740 à 1747, un Jean Rondineau acquiert près du tiers des emplacements bordant l'ancienne rue de la Corderie (actuelle rue Pasteur) de la cale à laquelle il donne son nom jusqu'à la rue Pierre-Jubau. En 1754, il semble être l'un des deux fermiers généraux des domaines, rentes, revenus, appartenant au duc de Villeroy à Paimbœuf.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Dates1748, daté par source

Un corps d'escalier centré accessible depuis le couloir latéral situé à l'est dessert et divise actuellement chaque étage en deux logements, l'un sur la rue, le second du côté de la Loire. Les murs de cage élevés en charpente avec remplissage de brique sont partiellement lambrissés de panneaux de bois. Ce type d'escalier à galandage (unique à Paimboeuf) est présent dans des immeubles nantais contemporains, dont le n° 71 quai de la Fosse à Nantes. La différence de niveau entre la rue et le quai génère un rez-de-chaussée surélevé du côté de la Loire (ou premier étage). On observe à chaque niveau du côté du quai à l'est la travée des latrines. On remarque comme à Nantes l'usage des souches de cheminée coupe-feu.

Mursgneiss
granite
tuffeau
moellon
Toitardoise
Plansplan régulier
Étagessous-sol, 3 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Techniquesferronnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu à louis François de Bruc par Jean Rondineau et Françoise Lacarrière, sa femme sur plusieurs maisons dont la maison Le Brillant (n° 58) et la maison voisine à l'ouest (n° 60). 8 mars 1751.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 2/110
  • Etude de Me Marot. Contrat de location passé pour trois ans entre Jean Rondineau et le marchand Jean Favre pour 450 livres par an sur une boutique et deux appartements, comprenant au rez-de-chaussée, une boutique, une arrière-boutique, une chambre, un cabinet (de travail), une coursière du côté de la Loire, partiellement occupés par Rondineau et le premier étage au-dessus de la boutique consistant en une chambre vers la rue avec un cabinet de travail, une cuisine et une chambre avec un cabinet vers la Loire, plus un des deux greniers et les deux caves sous la boutique. 12 janvier 1756.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 51/19
  • Registre de la contribution foncière établi en 1791, état de section n°2. Art. 103 (n° 60). Propriétaire : la veuve Gauvin (héritière Rondineau). Nature de la propriété : 2 chambres basses, 9 chambres hautes, imposé 600 livres Art.104 (n° 58). Propriétaires : héritiers Gauvin et Jean Rondineau, demeurant à l'isle de France. Nature de la propriété : 3 chambres basses, 6 chambres hautes et plusieurs cabinets, imposé 650 livres.

    Archives communales, Paimbœuf
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu au marquisat de la Guerche par Michelle Grou sur la rente perçue sur les biens de Jean Rondineau. Article 107 : rappelant la rente due par Jean Rondineau au marquis de Bruc sur la maison du Brilland en déshérence au moment de l'acquisition ; article 106 : Jean Rondineau partage une rente avec la veuve Praud possédant la maison mitoyenne à l'ouest. 15 février 1780

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/42
  • Rolle rentier de Mesdemoiselles Grou pour les rentes qui leur sont dues sur les maisons de Painbeuf. Arrentement le 25 juin 1689 à Julien Praud, maître menuisier, une demi boissellée de terre entre la terre du Bois Gautier à l'est et la terre arrentée à Julien Evain à l'ouest. [1772].

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 1 E 757
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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