Dossier d’œuvre architecture IA85001727 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Commune de Luçon
Hôpital général, puis hôpital, rue de l'Hôpital
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Luçon (commune) - Luçon
  • Commune Luçon
  • Adresse rue de l' Hôpital
  • Cadastre 1816 M 294-307  ; 1845 F 489-501  ; 2005 AR 51, 55, 273, 274, 398
  • Dénominations
    hôpital général, hôpital
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    église

L'hôpital général de Luçon a été fondé en janvier 1679 par des lettres patentes de Louis XIV, enregistrées par le parlement le 21 avril suivant. Le lieu choisi était l'aumônerie de la cathédrale, elle-même fondée au Moyen-Age au sud-ouest de la ville. La création d'un hôpital général se fit à l'instigation de Mgr de Barillon, qui y songeait depuis plusieurs années ; ainsi, dès 1673, il avait appelé deux Filles de la Charité pour desservir l'aumônerie et il en sollicitera de nouvelles pour l'hôpital. De l'ancienne aumônerie, subsiste la chapelle Sainte-Madeleine, fondée en 1400 par l'aumônier Nicolas Favre, remaniée et restaurée au cours des XVIIe et XIXe siècles. Par ailleurs, nous savons que le logement de l'aumônier se situait au sud de la chapelle et qu'il fut remplacé en 1765 par le pavillon Saint-Côme. Quant au fonctionnement de l'institution, nous en savons peu de choses, si ce n'est qu'en 1679, ses revenus étaient distribués aux pauvres. Nous ne sommes guère renseignés sur les travaux entrepris suite à la fondation de 1679, si ce n'est que la nouvelle salle de l'hôpital fut construite peu après 1685, vraisemblablement à l'ouest de la chapelle. Les bâtiments ayant été reconstruits vers 1880 (à l'exception du pavillon Saint-Côme), il est difficile d'en imaginer l'apparence autrement que par le plan de Luçon de 1704 et le plan cadastral de 1816. En revanche, la construction du pavillon Saint-Côme en 1765 est attestée par une délibération du bureau de l'hôpital, le 30 mars 1764, faisant allusion aux plans et devis dressés par l'entrepreneur luçonnais Charles Réveillaud ; cette information est confirmée par un don de Mgr Jacquemet et par une inscription aux armes du prélat, sur la façade du bâtiment. L'année suivante, comme le montre une autre inscription, Mgr Jacquemet offrira la clôture de choeur de la chapelle (communiquant avec le pavillon Saint-Côme) et, en 1769, fera à nouveau un don pour le bâtiment destiné au logement des religieuses - peut-être une partie du même pavillon, édifié à l'emplacement de l'ancien logis de l'aumônier. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, quelques travaux sont réalisés, mais leur ampleur reste modeste. La grande campagne de restauration de l'hôpital commence par la remise en état de la chapelle par l'architecte municipal Léon Ballereau, de 1865 à 1867. Après la guerre de 1870, la reconstruction d'une grande partie des anciens bâtiments est entreprise. Léon Ballereau présente, en 1872, un projet de style néo-gothique qui restera sans suite ; seules, plusieurs dépendances seront édifiées d'après ses plans. C'est le nouvel architecte municipal, Charles Smolski, qui réalisera les travaux de 1879 à 1881, selon la date portée sur la façade et une plaque commémorative à l'intérieur ; l'adjudication des travaux eut lieu le 27 avril 1879. Les travaux comprennent la reconstruction de l'ensemble des bâtiments selon un plan régularisé - à l'exception du pavillon Saint-Côme - et de nouvelles constructions. C'est lors de cette campagne qu'une remarquable cheminée (étudiée à part) provenant de la demeure 58 rue du Port, fut placée dans l'actuelle salle-à-manger du pavillon Saint-Michel. Les travaux se poursuivront au cours du premier quart du XXe siècle, avec la construction, par les architectes Léon II et Jacques Ballereau, de deux bâtiments destinés aux militaires, l'un pour les malades généraux, l'autre pour les contagieux. Le projet sélectionné lors du concours lancé en 1908, fut repris par les architectes en 1909 mais, en raison de la guerre, les travaux seront interrompus ; leur achèvement sera l'œuvre de l'architecte fontenaisien Barbechoux, vers 1930. Nous ne ferons ici qu'une simple allusion aux importants aménagements de la seconde moitié du XXe siècle, dans la partie ouest de l'enclos ; quant à la maison de retraite - datant du 3e quart du XXe siècle et aujourd'hui détruite - son étude a donné lieu à un dossier particulier.

L'hôpital est de plan régulier pour sa partie antérieure au milieu du XXe siècle, celle qui est étudiée ici. Les constructions sont en calcaire : pierre de taille pour la chapelle, moellon autrefois enduit pour tous les autres bâtiments. Les toitures sont en tuiles creuses por la chapelle, le pavillon Saint-Côme et certaines dépendances ; les toits de tous les autres bâtiments sont couverts d'ardoises, à l'exception des terrasses du long bâtiment rue de l'Asile. Les toits sont à longs pans, souvent à pignon découvert, parfois à croupe, à croupe polygonale pour le bâtiment le plus au sud, rue de l'Asile ; le clocher de la chapelle est une flèche et le bâtiment principal, rue de l'Hôpital, est rythmé de deux pavillons couverts de toits brisés en pavillon. La chapelle Sainte-Madeleine, de plan allongé, est voûtée en berceau brisé ; à l'origine, le niveau du sol était plus bas. Les bâtiments possèdent un seul étage. Les façades sont soit ordonnancées, soit simplement à travées.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit partiel
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, ardoise, pierre en couverture
  • Plans
    plan régulier, plan allongé
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte en berceau brisé
  • Élévations extérieures
    élévation à travées, élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • toit brisé en pavillon
    • flèche polygonale
    • pignon découvert
    • croupe
    • croupe polygonale
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • État de conservation
    restauré, remanié
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • ange
    • armoiries
  • Précision représentations

    Un ange portant un écu est sculpté à l'angle nord-est de la chapelle. Les armoiries, bûchées, de Mgr Jacquemet surmontent la porte du pavillon Saint-Côme. Des armoiries non identifiées - éventuel réemploi - se trouvent à l'angle de la chapelle et du pavillon Saint-Côme.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler