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Hameau de la Grande Bernegoue

Dossier IA85002652 réalisé en 2020

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesrue, place, port
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Maillé
Lieu-dit : Grande Bernegoue (la)
Adresse : rue, de l'Autize, rue, de Cibulle, rue, des Hauts de la Bernegoue, rue
d'Andremont
Cadastre : 1835 C ; 2020 C

Le hameau de la Grande Bernegoue a dû se développer au Moyen Âge, à la limite entre l'ancienne presqu'île de Maillé et la Vieille Autise. Un "sieur de la Brenegoue", nommé Geoffroy Picoron, est mentionné en 1680 lorsqu'il achète le domaine de la Pichonnière. Le 24 juillet 1781, sa descendante, Marie Picoron, veuve de Pierre Alexis Bonvallet des Brosses, demeurant à La Rochelle, vend, pour 24500 livres, à Anne Guérin veuve Quoy, demeurant à Maillé, la métairie et maison de la Pichonnière, ainsi que ses dépendances dont le port et passage de la Pichonnière à La Ronde, ainsi que le fief de la Grande Bernegoue.

Le hameau apparaît sur la carte de la région par Claude Masse en 1720, qui confirme sa disposition en bordure de marais. Le plan cadastral de Maillé en 1835 montre le village étiré du nord au sud, le long de la rivière et ses fermes et maisons disposées principalement le long des actuelles rue de Cibulle et d'Andremont. A cette date, le pont qui franchit la Vieille Autise en direction de Damvix n'existe pas encore. De même, la partie ouest du hameau, le long de la route qui conduit au bourg, n'est pas encore construite : les fermes qui la composent remontent pour la plupart à la seconde moitié du XIXe siècle. Cette partie du hameau s'est développée à la faveur de l'aménagement, dans les années 1850-1860, de la route de Vix à Lesson qui la traverse et qui, depuis lors, constitue un nouvel axe structurant, d'orientation est-ouest cette fois.

A la même époque, la rivière de la Vieille Autise est aménagée, curée et élargie sur 950 mètres, dans son passage au pied de la Grande Bernegoue, depuis le pont de la Grande Bernegoue jusqu'au point de départ du canal de Bourneau, au sud du village. Présenté le 6 mars 1858, ce projet est approuvé par arrêté du préfet de la Vendée le 9 septembre, en même temps que le creusement du canal d'Andremont, à Damvix, à l'est de la Grande Bernegoue, le tout devant former, avec le canal de Ret, un linéaire complet entre la rigole de la Rive droite, au Mazeau, et la Sèvre Niortaise via le grand port de Maillé. Adjugés à François Caquineau, du Coudrault de Saint-Sigismond, et Pierre Prunier, de Saint-Sigismond, les travaux sont réceptionnés le 20 octobre 1860.

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, 19e siècle

La Grande Bernegoue est représentative des bourgs et hameaux du Marais poitevin, développés en bordure des anciennes terres hautes et le long d'un cours d'eau, en l'occurrence la Vieille Autise. Le hameau se structure autour de deux axes : le plus ancien, du nord au sud, est formé par les rues de Cibulle et d'Andremont, et est strictement parallèle à la rivière ; le plus récent (XIXe siècle) est formé par la portion de la route D25 qui traverse le hameau d'est en ouest. Cette route franchit la Vieille Autise par un pont en direction de Damvix. Elle serpente au coeur du hameau, là où elle croise le premier axe. Ce croisement s'élargit en une petite place. A l'est, au pied du pont et au bord de la Vieille Autise, un petit port public occupe un autre emplacement élargi. De part et d'autre, tout le long de la rivière, chaque maison ou ancienne ferme dispose d'un accès privé à la rivière. Les bâtiments sont généralement disposés perpendiculairement à celle-ci : le logis se situe en hauteur, au plus près de la rue, tandis que les dépendances sont placées auprès de la rivière, autrefois axe de circulation majeur pour les personnes, les animaux et les récoltes.

Couvrements
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Deux-Sèvres ; 3 S 907. 1838-1890 : construction d'un pont en charpente sur l'Autise entre les deux Bernegoues de Maillé et Damvix (1838-1842) ; restauration du pont des Bernegoues sur l'Autise (1853-1856) ; prolongement de la rigole de Bourneau (1858) ; prolongement du canal de Reth et construction d'un pont en maçonnerie (1858-1860) ; exhaussement du pont de la Mare sur la rigole de Bourneau (1858) ; curage de la Grande Naide de Maillé (1859-1861) ; élargissement de la rigole de Bourneau (1861-1862) ; curage et rectification du plafond de la rigole de Bourneau entre le pont de la Pichonnière et le barrage de Maillé (1890).

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 36 D (en ligne, vue 337/492). 1680, 8 mai : vente du domaine de la Pichonnière, à Maillé, par Gabriel Dorin, écuyer, sieur du Poiron, à Geoffroy Picoron, sieur de la Brenegoue, devant Elie Train, notaire à Fontenay-le-Comte.

  • Archives départementales de la Vendée ; B 664-2, fol. 34. 1781, 27 juillet : enregistrement de l'acte de vente du domaine de la Pichonnière, à Maillé, par Marie Picoron, veuve de Pierre Alexis Bonvallet des Brosses, à Anne Guérin, veuve Quoy.

Documents figurés
  • 1720, 29 octobre : Carte du 46e quarré de la generalle des costes du Bas Poitou, païs d'Aunis, Saintonge et partie de la Basse Guienne..., par Claude Masse. (Service Historique de la Défense, Vincennes ; J10C 1293, pièce 17).

  • Plan cadastral de Maillé, 1835. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 132 ; complété par l'exemplaire conservé en mairie).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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