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Ferme dite le Petit Bot Neuf, actuellement maison

Dossier IA85001963 réalisé en 2017

Fiche

  • Le logis vu depuis l'est.
    Le logis vu depuis l'est.
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  • Parties constituantes

    • cour
    • jardin
    • pigeonnier
    • grange
    • étable
    • puits
    • abreuvoir
    • portail

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, pigeonnier, grange, étable, puits, abreuvoir, portail
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Sainte-Radégonde-des-Noyers
Lieu-dit : Petit Bot Neuf (le)
Cadastre : 1834 B 256 à 259 ; 2017 OB 317, 318, 319

Aucune construction ne figure à cet endroit sur la carte des marais du Petit-Poitou par Siette en 1648. La cabane a dû être créée, comme beaucoup, à l'issue des dessèchements de marais, dans la seconde moitié du 17e siècle ou au 18e. La carte de la région par Claude Masse, en 1701, semble situer une propriété à cet endroit, sans précision. La cabane du Petit Bot Neuf figure de manière plus assurée et explicite sur la carte de Cassini au milieu du 18e siècle. Parmi les éléments aujourd'hui observés, les vestiges de cheminée déposée pourraient remonter au début du 18e siècle.

Lorsque la Révolution éclate, le Petit Bot Neuf appartient à Thomas François Priouzeau. Né à Marans en 1756, fils de cabaniers marandais, il est vicaire de Sainte-Radégonde-des-Noyers en 1781 puis de 1785 à 1789. Vicaire d'Antigny, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790. Interné comme prêtre réfractaire à Fontenay-le-Comte en mars 1792, il est déporté en Espagne en septembre. Il reviendra en France à la faveur du Concordat de 1801 et sera curé de Taugon jusqu'à sa mort, en 1827.

Parmi ses biens saisis comme biens nationaux, le Petit Bot Neuf fait l'objet d'une expertise pour estimation, le 6 fructidor an 2 (23 août 1794). La propriété est alors gérée par son frère, Jean Etienne Priouzeau, demeurant à Sainte-Radégonde-des-Noyers. Elle est ainsi décrite : "une chambre basse portant plancher par dessus (...), une cuisine, une autre petite chambre à côté servant de cellier, une laiterie, une petite chambre dans le coin du jardin, un colombier dans le bas duquel est construite des latrines, une petite grange en forme d'appentis, une poulaillerie, un toit à cochon, une cour, un jardin renfermé de murs, dans lequel est construit une petite charmille, et finalement une ouche aussi renfermée de murs". Le tout est estimé 20800 livres.

Le Petit Bot Neuf apparaît ensuite sur le plan cadastral de 1834. Le logis a alors une emprise au sol différente d'aujourd'hui, les dépendances actuelles n'existent pas, au contraire du petit port ou abreuvoir, relié à un réseau de fossés qui délimitent un jardin, une cour et un verger. La propriété appartient alors à Pierre-François Rouzeau de la Girardière, notaire à Luçon. Le domaine est ensuite acquis par Laurent Galliot (1811-1869), propriétaire terrien et maire de Sainte-Radégonde-des-Noyers, époux de Marie-Jeanne Soulard. Il y demeure et procède à un agrandissement en 1855, selon le cadastre. C'est sans doute à cette occasion que le logis et le pigeonnier prennent leur aspect actuel, et que les portails et les dépendances au nord-est sont construits. Laurent Galliot s'éteint au Petit Bot Neuf le 24 novembre 1869.

Période(s)Principale : 18e siècle, 3e quart 19e siècle

La propriété est délimitée par des fossés au nord, à l'est et au sud, et par un mur de clôture, à l'ouest, le long du chemin de halage du canal du Clain, où se trouve un portail à piliers maçonnés, avec porte piétonne couverte. Un autre portail se trouve au sud, donnant sur un petit pont qui enjambe le fossé. A l'est, un troisième portail communique d'une partie à l'autre de la cour et du jardin. Outre le logis, placé au centre de la propriété, celle-ci comprend d'importantes dépendances (écurie, grange, étable) en alignement, sur le côté nord de la cour et du jardin. En avant se trouve un pigeonnier rond, couvert d'un toit polygonal et construit en moellons équarris, avec un bandeau en hauteur. Il est percé d'ouvertures en plein cintre, à encadrement saillant et à claveaux réguliers. Près du mur pignon ouest des dépendances, un petit port ou abreuvoir maçonné relie la propriété au réseau de fossés des marais. Comblé puis en partie déblayé, ce port avançait, selon le plan cadastral de 1834, jusqu'auprès du logis. Enfin, dans le jardin au nord-ouest du logis, se trouve une source accessible par une rampe et dont l'entourage est maçonné.

Le logis est un long bâtiment à un étage, constitué d'un corps principal et d'un autre, un peu plus bas, dans son prolongement au nord. L'ensemble présente au total, à l'est, cinq travées d'ouvertures, avec pleins de travées appareillés et corniches. L'extrémité sud du logis est soutenue par de puissants contreforts. Ils témoignent d'un affaissement du bâtiment constaté sans doute peu après sa construction au 19e siècle, et lié probablement à la nature du terrain, en plein marais.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme à bâtiments séparés
Techniquessculpture
Précision représentations

Eléments de corniche de cheminée, déposés : corniche moulurée, ornée de fleurs et de feuilles d'acanthe.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3013, 3015, 3016, 3695. 1835-1958 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Sainte-Radégonde-des-Noyers.

  • Archives départementales de la Vendée. 1 Q 180. Procès-verbaux d'estimation des biens nationaux du canton de Chaillé-les-Marais.

Documents figurés
  • 1701 : Carte contenant une partie du Bas Poitou et de l'Aunis où se trouve Marans et l'embouchure de la Seyvre Niortaise, par Claude Masse. (Service historique de la Défense, J10C 1293, pièce 7).

  • 1834 : plan cadastral de Sainte-Radégonde-des-Noyers. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 267).

Multimedia
  • Dictionnaire des Vendéens, en ligne sur le site internet des Archives départementales de la Vendée.

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