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Ferme, actuellement maison ; le Bourbia, 4 rue de la Combe

Dossier IA85002181 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, grange, étable, écurie, chai, fournil
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Bourbia (le)
Adresse : 4 rue de la
Combe
Cadastre : 1836 C 65 et 66 ; 2019 AI 87

La maison de Louis Peroteau (4e quart du XVIIIe siècle)

Le plan cadastral de 1836 fait apparaître ici deux habitations dans le prolongement l'une de l'autre (parcelles 65 au sud et 66 au nord), de part et d'autre de l'ancien fournil accolé contre la façade. Le tout prend place parmi de nombreuses autres habitations et dépendances qui, toutes, appartiennent à des membres des familles Moinard et Moinet.

Il est possible que cet endroit et les bâtiments qui s'y trouvaient appartiennent au début du 18e siècle à Jean Migner Joyaux qui, le 28 décembre 1739, fait don de ses biens (dont des bâtiments au Bourbia) à ses petits-fils, Pierre et Jacques Joyaux. Dans le dernier quart du XVIIIe siècle, l'ensemble appartient à Louis Peroteau, journalier, veuf de Marie Ballanger et remarié en 1770 avec Jeanne Bouhier. Il achète d'abord la partie sud, le 2 septembre 1771, à Jacques Lahay et Françoise Chevreau, demeurant à Mouzeuil (mariés à Vix en 1753). Il s'agit alors d'une "chambre à moitié plancheyée, couverte de tuiles, et deux petites loges, avec ses quereux au devant et un morceau de jardin". L'acte indique que la partie nord appartient alors à Pierre Gaborit. Louis Peroteau l'acquiert elle aussi peu après.

Une propriété en deux parties (XIXe siècle)

Le 25 août 1805, Jeanne Bouhier, veuve de Louis Peroteau, vend la partie sud à son neveu, André Bouhier (1785-1862), jusque là cultivateur au Marais Labbé, à Marans, et qui s'installe alors à Vix. La maison consiste alors en "une seule chambre basse et les terrains y joignant en dépendant, dans laquelle chambre la dite veuve Peroteau fait sa demeure". La vente concerne aussi le peu de meubles qui se trouve dans ce logement. En 1809, André Bouhier épouse Madeleine Moinet (1787-1861). Tous deux sont encore propriétaires de la partie sud de l'ensemble actuel au cadastre de 1836. Le plan cadastral montre alors qu'un bâtiment occupe déjà l'emplacement de la grange-étable-écurie, au sud-est de l'ensemble ; il s'agit alors d'un fournil qui appartient à d'Anne Riffaud, veuve de Joachim Moinard, laquelle habite la maison voisine (actuel 21 rue du Bourbia). Ce fournil est racheté en 1846 par André Bouhier et Madeleine Moinet. Après leur mort en 1861 et 1862, leurs biens passent à leur fille, Marie Bouhier (1810-1892), et leur gendre, Pierre Boiziot (1804-1887), puis dès 1878 au fils de ces derniers, Jean Boiziot (1850-1903) qui, cette même année, épouse Alvina Maréchaud.

Quant à la partie nord de l'ensemble (parcelle 66), détenue en 1771 par Pierre Gaborit, puis sans doute acquise ensuite par Louis Péroteau, elle passe à la soeur de celui-ci, Marie Proteau, veuve de François Robier, et à son neveu, François Proteau, demeurant tous deux à Saint-Martin-de-Fraigneau. Le 11 juin 1814, ils la cèdent par arrentement à François Morin (1788-1851) époux de Jeanne Macaud (1781-1838). Il s'agit alors d'une "maison borderie consistant en une chambre basse et la moitié d'une grange y joignant du côté du nord", avec le quaireux et le jardin devant, à l'est. En 1843, François Morin partage ces biens entre ses enfants, parmi lesquels François Morin, époux de Marguerite Arnaud, garde-champêtre, rachète la part de ses frères et soeurs en 1854. Il en cède une partie en 1883 à son fils, François Morin époux de Marie Manteau, chauffeur de chemins de fer à Aigrefeuille-d'Aunis.

Une ferme réunifiée par la famille Boiziot (fin XIXe - XXe siècles)

C'est Jean Boiziot, époux d'Alvina Maréchaud, qui réunifie l'ensemble en rachetant, le 1er avril 1884, la partie nord à François Morin-Arnaud et à son fils, François époux Manteau. Cette partie nord, qui a évolué depuis 1814, comprend désormais "deux chambres basses, grenier par-dessus, four et fournil, quereu et verger". Jean Boiziot l'ajoute à la partie sud héritée de ses parents et grands-parents. Une fois les deux habitations réunies, le logis est sans doute en partie reconstruit en cette fin du XIXe siècle et au début du XXe (le cadastre mentionne une démolition en 1910), tout en conservant des éléments plus anciens (plan d'ensemble, ancien linteau en arc segmentaire remployé à gauche de la porte).

Jean Boiziot décède en 1903 et la ferme passe alors à son fils, Ernest Boiziot (1882-1913), cultivateur, qui se marie en 1909 avec Jeanne Simonnet (1882-1957). Il meurt dès 1913, laissant la propriété à son propre fils, Jean Boiziot (1910-1986), cultivateur, époux de Maria Caillaud.

Période(s)Principale : 18e siècle, milieu 19e siècle

Cette ancienne ferme comprend deux ensembles de bâtiments situés de part et d'autre d'une grande cour. En retrait par rapport à la voie, le logis prend place au nord de la cour, avec dans son prolongement, à droite, un ancien chai et, accolé en retour d'équerre contre sa façade, un ancien fournil. La façade présente au total quatre travées d'ouvertures, avec appuis saillants. A gauche de la porte se trouve une pierre d'évier dont l'écoulement est étrangement décentré par rapport à l'oeil-de-boeuf qui la surmonte. Au sud de la cour s'élève une ancienne étable-écurie que prolongeait au nord une grange à foin.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, étage en surcroît
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme à bâtiments séparés ; 4
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 E 168/109. 1884, 1er avril : acte de vente d'une maison au Bourbia, à Vix, par François Morin époux Arnaud et François Morin époux Manteau à Jean Boiziot, devant Coupillaud, notaire à Aigrefeuille-d'Aunis (partie nord de la propriété actuelle au 4 rue de la Combe).

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 38. 1814, 11 juin : cession par arrentement d'une maison à Vix par Marie et François Proteau à François Morin (partie nord de la propriété actuelle 4 rue de la Combe).

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 39/87. 1771, 2 septembre : vente d'une maison à Vix par Jacques Lahaye et Françoise Chevreau à Louis Peroteau et Jeanne Bouhier, devant Guillet, notaire au Langon.

    en ligne : vue 187/316
  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/30 (et collection particulière). 1739, 28 octobre : partage de biens à VIx par Jacques Migner à ses petits-fils Pierre et Jacques Joyaux.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/98. 1843, 8 octobre : cession par François Morin, veuf Macaud, à ses enfants d'une moitié d'une maison située au Bourbia à Vix (partie nord de la propriété actuelle au 4 rue de la Combe).

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/100. 1846, 28 janvier : vente d'un four à Vix par Rose Moinard, épouse de Jean-Pierre Jourdain (fille et héritière de Joachim Moinard et Anne Riffaud), à André Bouhier.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/109. 1854, 6 décembre : cession par Jean Morin et Marie Morin épouse de Jean Simonneau à François Morin, leur frère, de leurs parts dans une maison au Bourbia, à Vix (partie nord de la propriété actuelle 4 rue de la Combe).

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/153. 1883, 17 avril : vente d'une partie de maison au Bourbia, à Vix, par François Morin époux Arnaud à François Morin époux Manteau (partie nord de la propriété actuelle au 4 rue de la Combe).

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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