Logo ={0} - Retour à l'accueil

Écart - la Sérancière, Saint-Jean-sur-Erve

Dossier IA53002973 réalisé en 2003

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesétable à chevaux, étable à vaches, remise, porcherie, puits
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes d'Erve-et-Charnie - Sainte-Suzanne
AdresseCommune : Saint-Jean-sur-Erve
Lieu-dit : la Sérancière
Cadastre : 1842 G 104 à 106, 110, 111, 113 ; 1982 ZL 53, 54, 57, 59, 60, 61, 88, 89

S'il se confond bien avec la Souricière citée par Angot, le lieu-dit de la Sérancière est attesté en 1416. Il figure sur la carte de Cassini. Au XVIIIe siècle, il fut la propriété du notaire royal Mathurin Bordin, qui au moment de son acquisition en 1721 versa 100 sols au seigneur de Saint-Jean H. de Biars de Lhommois, puis de Julien Broul de Petit-Bois, son neveu, marchand demeurant au bourg dans la maison de la Rongère. Vingt habitants y résidaient en 1841. Un cultivateur occupait la ferme. Les cinq logis sans dépendance groupés en deux alignements, qui figurent sur le plan cadastral de 1842, étaient habités par des journaliers et des artisans. Le logis-étable à chevaux de la ferme a été doublé en longueur et en grande partie reconstruit en 1856. Le logis correspondant à la parcelle G111 du cadastre ancien a été démoli vers 1858 et remplacé par l'étable. Le logis qui lui est contigu (logis 3) est antérieur à 1842, mais il a été fortement remanié sans doute dans les années 1960. L'alignement de trois logis, au nord, également antérieur à 1842, a été complètement remanié au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle : les deux premiers, à l'est, ont été regroupés en un seul (logis 1), de nouveau remanié dans les années 1980 ; le troisième (logis 2) a été doté d'un extension en retour. La remise occupe l'emplacement d'un bâtiment qui existait en 1842. La porcherie date de la deuxième moitié du XIXe siècle. Un moulin à huile construit en 1861 a été transformé en étable en 1874 : était-il installé à l'extrémité du logis de ferme, à l'emplacement de l'étable ou de la remise ?

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates1856, daté par source

L'écart de la Sérancière est constitué de bâtiments construits en moellons de grès et disposés autour de deux cours : la cour de la ferme à l'ouest, celle des logis à l'est. Ils sont en simple rez-de-chaussée, sauf l'étable qui possède un comble à surcroît. Leurs ouvertures sont, à l'exception de celles du logis de ferme, réalisées en moellons et surmontées de linteaux de bois. L'ancienne ferme comprend quatre bâtiments : un logis-étable à chevaux, à l'ouest, une étable inscrite dans l'alignement qui sépare les deux cours, une porcherie et une remise. Ils sont couverts d'ardoises, sauf la remise actuellement dotée d'une couverture en tôle ondulée. Le logis-étable à chevaux, en rez-de-chaussée, est percé sur sa façade principale, au sud, de baies encadrées de pierres de taille de calcaire marbrier. Seule sa partie étable à chevaux comporte une porte en moellons et à linteaux de bois. Sur son mur postérieur se trouve une fenêtre bouchée à arc segmentaire entourée de tufeau taillé, peut-être un vestige de l'ancienne construction. Un puits voûté se trouve à l'ouest de la porcherie. Les logis sans dépendance agricole sont actuellement au nombre de trois. Les deux premiers forment un alignement au nord, couvert de tuiles plates. Leurs façades donnent au sud sur la cour est. Le logis 1 est formé de la réunion de deux anciens logis d'une pièce. Il est désormais crépi. Le logis 2, à deux pièces également, comporte un retour adossé à l'étable. Le troisième logis est contigu à l'étable, au sud. Il possède une toiture en ardoise. Sa façade principale, enduite de ciment, donne sur la cour ouest. Il comporte une pièce à cheminée et une cave. Il est actuellement désaffecté. La Sérancière appartient au type II des écarts.

Mursgrès
crépi
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toittuile plate, ardoise, tôle ondulée
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Typologiesla typologie des écarts est établie en fonction du nombre de logements comptabilisés sur le cadastre de 1842: type I: écart de 2 ou 3 logements type II: écart de 4 logements ou plus
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Mayenne : 3 E 12 116. Étude de Martin Raison, notaire royal à la Bazouge-de-Cheméré. Acte de vente de la Sérancière à Mathurin Bordin, 8 avril 1722.

  • Archives départementales de la Mayenne : 305 J 183. H. de Biars de Lhommois, seigneur de Saint-Jean-sur-Erve, reconnaît avoir reçu cent sols à l'occasion de la vente à Mathurin Bordin du lieu et closerie de la Sérancière, situé dans sa seigneurie.

  • Archives départementales de la Mayenne : 6 M 397. Recensement de la population de Saint-Jean-sur-Erve, 1841.

  • Archives départementales de la Mayenne ; 3 P 395. Matrices des propriétés foncières bâties et non bâties de Saint-Jean-sur-Erve, 1845-1914.

  • Archives départementales de la Mayenne : 3 P 989. État des sections du cadastre, 1843.

Bibliographie
  • ANGOT, Alphonse-Victor (abbé), GAUGAIN, Ferdinand (abbé). Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. Laval : A. Goupil, 4 vol., 1900-1910.

    t. 3, p. 711 ; t. 4, p. 870
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Mayenne - Foisneau Nicolas
Nicolas Foisneau

Chercheur à l'Inventaire général, au service puis direction du Patrimoine du Conseil départemental de la Mayenne, de 2001 à 2020.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Davy Christian
Christian Davy

Chercheur au service Patrimoine de la Région Pays de la Loire


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.