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Vix : présentation de la commune

Dossier IA85002141 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

L'inventaire du patrimoine de la vallée de la Sèvre Niortaise a concerné Vix de mai 2019 à janvier 2020. Ont été étudiés : d'une part, tous les éléments du patrimoine présents dans une zone d'un kilomètre à partir du fleuve, étendue à l'ensemble du bourg ; d'autre part, les éléments les plus marquants et représentatifs du patrimoine relevés sur le reste du territoire communal. L'enquête a ainsi permis d'identifier 550 éléments, dont 350 ont fait l'objet d'un dossier documentaire et 200 d'un repérage à des fins statistiques. Le tout est illustré par plus de 2000 images.

Aires d'étudesVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix

Une île occupée et exploitée anciennement

Comme beaucoup d’anciennes îles du golfe des Pictons, celle de Vix est occupée très anciennement par les sociétés humaines. Dès le néolithique, cette occupation se développe invariablement à l’endroit le plus élevé de l’île, alors entourée par la mer, au sommet du coteau aujourd’hui viticole. Les traces d’un camp néolithique, formé d’une double enceinte de fossés entourant un habitat, ont été décelées par vue aérienne au-dessus du lieu-dit la Chaume. D’autres prospections aériennes ont permis de repérer des enclos quadrangulaires fossoyés cette fois sur la Plaine de la Culée.

L’occupation humaine se développe encore à l’époque romaine, d’abord avec le passage, à la limite ouest du territoire, d’une voie romaine appelée "chemin de Charlemagne", reliant les terres hautes du Gué-de-Velluire et de Saint-Jean-de-Liversay, de part et d’autre de la Sèvre Niortaise, via la Bonde des Jourdain. Des poutres équarries (peut-être comme celle mis au jour à la Bonde des Jourdain en février 2019), des restes de chaussée empierrée, des céramiques paléochrétiennes, des monnaies des empereurs Auguste, Néron, Domitien, Trajan et Vespasien, ainsi que des os de bœufs et bois de cervidés, ont été mis au jour sur l’itinéraire de cette voie, encore devinable dans les champs à certaines saisons. Plus encore, en février 1900, un cultivateur vizeron, Clovis Phelippeau, préparant la plantation d’une vigne au lieu-dit les Caves, au sommet du coteau des vignes, se heurte à un mur long de 30 mètres, avec deux murs de refend de 15 mètres, le tout en petit appareil avec enduit peint. S’y ajoutent des pièces de monnaie d’époque romaine, des débris de tuiles, de colonnettes et de poteries, ainsi que deux pièces de monnaie de l’époque Trajan. La villa romaine des Caves (d’où Vix tire son nom, du latin vicus, lieu habité), expertisée par René Vallette et Louis Brochet, est alors estimée de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe. Un sesterce de Marc Aurèle a par ailleurs été retrouvé à Montnommé.

Après un long silence, Vix sort de l’oubli au XIe siècle lorsqu’est fondée l’abbaye Notre-Dame-hors-les-Murs de Saintes. Insula Vicum (l’île de Vix) fait partie des biens donnés d’abord à l’église de Parthenay, puis cédés en 1047 par Guillaume de Parthenay, qui la tenait de son aïeule, membre de la famille de Lusignan, à la comtesse de Poitou, Agnès de Bourgogne, fondatrice de l’abbaye de Saintes à laquelle elle donne aussitôt l’île et les marais alentour. La (re)construction de l’église de Vix, avec l’abside romane qui est parvenue jusqu’à nous, est probablement contemporaine de ces événements. A partir de 1065, l’île ou villa de Vix est mentionnée à plusieurs reprises dans les actes de fondation de l’abbaye ou de donation de biens à son profit. A la même époque et au début du XIe siècle, un contentieux oppose l’abbesse de Saintes à son représentant sur place, le prévôt Thibaud, puis son fils Raoul et le gendre de ce dernier, André de Trahent, poursuivis pour avoir usurpé une partie des redevances dues à l’abbesse sur la récolte de vin. Lors de ce contentieux, il est donc question de vignes déjà présentes sur l’île de Vix. Pour la première fois aussi, on mentionne à cette occasion un habitant de Vix, du nom de Josbert Gouin.

L’autorité seigneuriale de l’abbesse de Saintes se manifeste aussi par la fondation d’un prieuré de religieuses (prioratus de Vizaio, mentionné au début du XIVe siècle), en plus d’un autre prieuré situé à Montnommé (Saint-Nicolas-de-Lethon). Une moniale, Aynor de Nieul, vivante en 1334, a laissé une matrice de sceau trouvée dans un jardin du bourg (rue Derrière les Champs) en 1959. A cette époque médiévale pourrait aussi se rattacher le toponyme Motte Gotte, encore indiqué dans les archives notariales au début du XIXe siècle, à l’angle entre la rue Georges Clemenceau et la rue du Courseau. En tout état de cause, Vix n’échappe pas, malgré son caractère insulaire, aux désordres de la guerre de Cent ans. En novembre 1408, un procès a lieu entre la prieure de Vix et Jean Bréchou, lieutenant du capitaine de Fontenay-le-Comte, un des chefs militaires des environs. Les Vizerons ayant déjà dû lui verser argent et récoltes pour obtenir sa protection, Bréchou prétend transformer ce subside en taxe perpétuelle, et les obliger à participer à la garde des fortifications de Fontenay. Il envoie ses hommes à Vix où la prieure, ses religieuses et les Vizerons se plaignent alors d’excès et de vexations de leur part. Bréchou accuse enfin les Vizerons de fortifier leur île par un retranchement d’arbres abattus, et d’abriter les ennemis du roi. C’est dans cette affaire qu’intervient un acte du Parlement de Paris du 23 décembre 1419, qui ordonne aux deux parties de prouver leurs dires. La prieure et ses religieuses accusent Guillaume Vasselot, procureur du roi en la châtellenie et ressort de Fontenay-le-Comte, d’avoir porté atteinte à leurs privilèges et à la sauvegarde royale accordée au prieuré et à ses sujets. On ne connaît pas la suite des évènements...

L'exploitation du territoire jusqu'en 1650

Après la guerre de Cent ans, l’autorité seigneuriale de l’abbesse de Saintes continue à s’exercer sur Vix. Le 20 septembre 1461, aveu est rendu par Jeanne de Villars, abbesse de Saintes, pour « nostre isle, lieu, église et prieurté de Vitz, assis parès du fleuve de la Seuvre, et pescheries par toute la mer environ la dicte isle de Vitz ». Le 23 octobre 1460, dame Marie Aguenière, religieuse de l’abbaye de Sainte-Croix de Poitiers, est prieuresse de Vix. Le prieuré de Vix est encore mis en ferme au cours des années 1540.

L’acte de 1460 se rapporte à deux domaines situés sur l’île de Vix : la Prévôté et la Combe, semble-t-il créés récemment (en tout cas pour la Combe). Ici apparaît un des principaux moyens d’exploitation des terres hautes de Vix mais aussi des marais qui s’étendent à leurs pieds, bien qu’encore régulièrement inondés : les métairies. La Chaignée, le Colombier, le Ballet, la Chaume et autres font partie de ces petites exploitations à partir desquelles, jusqu’au début du XVIIe siècle, l’on laboure les champs de l’ancienne île et l’on envoie les troupeaux paître dans les marais. Le 8 avril 1589, Mathieu de Vendée, écuyer, comme ayant transport de sire Jean Testard, et de François Testard, afferme pour trois ans à Denis Barangier, laboureur à bœufs à Vix, un cinquième d’une métairie sise audit lieu de Vix. Les actes de ventes et de fermes liés à l’exploitation des terres sont l’occasion de mentionner certains toponymes : le chemin de la Guirande (mentionné en 1636), le Pont aux chèvres (dont le pont existait donc avant le canal), le village de Plaisance (partie nord-est de celui du Pont aux chèvres), la Culée, le Pissot, Gabuort, la Mortonnière, etc.

Autre type d’exploitation des ressources des terres hautes : la viticulture. Chaque paysan vizeron possède alors de petites vignes concentrées sur les hauteurs, tenues et exploitées selon le système juridique du complant (ferme héréditaire prise auprès du seigneur). En 1608, Pierre Bouildron, marchand à La Rochelle, afferme ainsi pour cinq ans à Georges Boutolleau et à René de la Fenestre son gendre, demeurant au faubourg du Reclus de Fontenay-le-Comte, tous les complants et dîmes et droit de solage des vignes de la seigneurie de Vix. En 1625 encore, Jehan Gantier, marchand au bourg de Vix, cède à Pierre Morienne, sieur de la Popelinière, demeurant à Fontenay, pour 4 livres, l’état et office de jaugeur et visiteur de vaisseaux à faire vin, vinaigre et autres liqueurs, à Vix.

Deux autres activités sont elles aussi placées sous le contrôle de l’abbesse de Saintes, dame de Vix, et de ses représentants. Jusqu’à la Révolution, il n’existe que trois moulins à Vix : deux au futur quartier des Six Moulins, un à Cassinelle. Tous trois appartiennent à l’abbesse et sont affermés à des meuniers, essentiellement issus au XVIIIe siècle de la famille Lièvre. Dans les marais, des pêcheries (le Sablon, le Colombier, l’Ecluse Neuve…) sont établies depuis le Moyen Âge en travers de la Sèvre Niortaise. Elles aussi sont la propriété de l’abbesse de Saintes dont les fermiers seigneuriaux en attribuent l’exploitation à des paysans vizerons. Toujours dans les terres basses, un mode d’exploitation échappe cette fois-ci davantage à l’autorité seigneuriale : en 1567, profitant sans doute des troubles de l’époque, les habitants de Vix arrachent à l’abbesse de Saintes la délimitation d’un marais communal au nord de l’ancienne île (les Bois Bâtis). Ce droit est cependant limité par deux autres transactions, en 1612 et 1624.

Les bouleversements des dessèchements des marais (XVIIe-XVIIIe siècles)

Au début du XVIIe siècle, la paroisse de Vix semble compter environ 500 communiants. Ce chiffre atteint 1200 à la fin du siècle. Entre temps, Vix et les paroisses alentour ont connu un bouleversement majeur : le dessèchement des marais environnants. En 1642, François Brisson, notable fontenaisien, se fait attribuer par l’abbesse de Saintes et l’évêque de Maillezais tous les marais qu’ils possèdent entre Vix et Maillezais, aux fins de les dessécher. En 1654, est fondée la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais, chargée de mener les travaux. Ceux-ci ont cependant déjà commencé et se matérialisent par plusieurs nouveaux ouvrages qui traversent le territoire de Vix. Les marais nouvellement desséchés sont ainsi isolés de la Sèvre Niortaise par une longue digue, la Grande levée de Vix, qui prend naissance à Maillé, traverse Vix et continue vers l’ouest à travers L’Île-d’Elle et Marans. De l’autre côté de la digue, au sud, les marais "mouillés" restent inondables. Au nord de Vix, une autre digue, la levée d’Ecoué, sépare les marais desséchés des marais mouillés de Doix et de Montreuil. Au sein du périmètre ainsi défini, des fossés et canaux secondaires (canal de la Grange, canal du Pont aux chèvres creusé en 1696) collectent l’eau vers le canal de Vix, principal canal évacuateur qui, parallèle à la Grande levée de Vix, achemine toute l’eau vers la mer à l’ouest. Egalement parallèle à la digue, mais du côté des marais mouillés, le Contrebot de Vix est creusé en 1662 pour aider la Sèvre Niortaise, à laquelle il est connecté, à évacuer toute l’eau d’inondation vers la mer. Dernier type d’ouvrage créé à la suite des dessèchements : des vannes ou bondes sont établies dans les digues à la Bonde des Jourdain (du nom de la famille chargée de la surveiller), à la Tillée et au Tapecul pour permettre des prélèvements d’eau, extrêmement encadrés, entre marais desséchés et marais mouillés.

Ces vastes travaux sont l’occasion de représenter Vix pour la première fois sur une carte. En octobre 1663, lorsque les membres de la Société des marais de Vix-Maillezais se partagent les marais qu’ils sont en train de transformer en terres cultivables, le plan de partage montre l’ancienne île de Vix avec son bourg, environnée par les nouveaux marais desséchés divisés en vastes carrés. Sur son flanc nord, l’île est bordée par une zone en bois et en prairies, soit le marais communal des Bois Bâtis. Le sud du territoire est transpercé par le canal de Vix, la Grande levée de Vix et le Contrebot de Vix. Au-delà s’étendent les marais mouillés, zone marécageuse couverte de bois et de roseaux. La même physionomie du territoire apparaît, avec plus de détails toutefois, un demi siècle plus tard sur la carte de la région établie par l’ingénieur Claude Masse en 1720. Il y ajoute une représentation plus précise du bourg, la mention de différents noms de lieux (la Chaignée, le Pont de Vix, Montnommé…), la localisation des nouvelles « cabanes » ou fermes de marais desséchés nées des travaux récemment menés. Y figurent aussi les moulins à vent seigneuriaux, les vignes sur le coteau, et les pêcheries sur la Sèvre Niortaise.

La carte de Claude Masse fait enfin apparaître une zone de marais, à l’ouest de l’ancienne île, dont le dessèchement a échoué. Les marais de Gargouilleau, trop humides, ont été retranchés (séparés) du reste du dessèchement en 1672 à l’aide d’une digue, la levée de l’Ileau. Ils constituent alors une enclave marécageuse entre les terres hautes de Vix et du Gué-de-Velluire. En 1741-1742, Jean Gerbault, ambitieux fermier seigneurial de Vix, obtient de l’abbesse de Saintes la cession des marais de Gargouilleau afin de tenter à nouveau de les dessécher. Pour ce faire, un nouveau canal, le canal de Gargouilleau, est creusé. Gerbault se heurte alors, parfois violemment, d’une part à la Société des marais de Vix-Maillezais qui voit d’un mauvais œil l’afflux de nouvelles quantités d’eau dans son canal de la Grange, auquel le canal de Gargouilleau aboutit ; d’autre part aux habitants de Vix qui avaient pris l’habitude d’utiliser les marais de Gargouilleau comme marais communal (après s’être discrètement partagé les Bois Bâtis). Le litige n’est réglé qu’en 1766-1767. Un nouveau marais communal est délimité dans la partie nord de la vallée de Gargouilleau. Les marais desséchés de Gargouilleau finiront par être intégrés à ceux de Vix-Maillezais au début du XIXe siècle.

Malgré ces contentieux et ces procès, en dépit aussi des inondations, parfois destructrices, qui frappent les marais, tant desséchés que mouillés, tout au long du XVIIIe siècle, Vix et les paroisses voisines forment grâce à ces dessèchements un territoire productif, riche de ses céréales et de son élevage. En profitent les grands propriétaires des cabanes, qui demeurent à Fontenay-le-Comte, La Rochelle, Poitiers ou Paris, mais aussi leurs représentants à Vix, des familles de notables locaux qui cumulent souvent les fonctions foncières et seigneuriales. Les Garos, Denfer, Gravier et Gerbault affichent alors leur réussite dans de belles demeures construites au sein du bourg (58-60 rue Georges Clemenceau, le Port du Noyer, la Gerbauderie…). Les meuniers profitent aussi de la conjoncture, les blés abondamment produits dans les marais desséchés venant alimenter les moulins seigneuriaux qu’ils exploitent.

Une commune riche, agricole et commerçante (1800-1950)

La Révolution modifie finalement peu ces équilibres. Si l’autorité seigneuriale de l’abbesse de Saintes prend fin, si ses biens sont saisis et vendus comme biens nationaux, ceux-ci sont essentiellement acquis par les notables locaux, fermiers seigneuriaux et fermiers généraux des cabanes avant 1789. Ils consolident alors leur domination de la vie économique mais aussi administrative et désormais politique de la commune. Ce qui change davantage la donne dans la première moitié du XIXe siècle, ce sont les ventes aux enchères des cabanes par leurs grands propriétaires, héritiers des investisseurs du XVIIe siècle. Là encore, les premiers à en bénéficier sont les notables locaux (familles Guérin, Sensenbrenner, Mingueneau, Prouzeau, etc) qui rachètent les cabanes et continuent à afficher leur réussite dans la pierre (construction de nouvelles demeures comme l’actuelle mairie, vers 1825, les demeures des 75 et 96 rue Georges Clemenceau, en 1841 et 1842, etc). La moyenne propriété s’accroît également à la faveur des ventes des grandes cabanes, et de nombreux logis de cabanes sont reconstruits dans la seconde moitié du XIXe siècle, prenant l’aspect de maisons de maîtres (la Bonde en 1877, le Petit Thairé en 1902).

Le nouvel essor du territoire au XIXe siècle est aussi permis par de nouveaux grands travaux, menés cette fois dans les marais mouillés sous la houlette des Ponts et Chaussées. Dans le cadre des grands programmes d’amélioration de l’écoulement de l’eau par la Sèvre Niortaise et de part et d’autre du fleuve, le canal du Sablon est creusé en 1836 pour éviter à l’eau et à la navigation le grand contour, envasé, de Charouin qui devient ainsi une île. Le nouveau canal et la Sèvre dans son ensemble seront élargis et approfondis à plusieurs reprises. L’amélioration de l’écoulement de l’eau et de l’évacuation des inondations permet de mieux exploiter les marais mouillés qui se couvrent alors, notamment en Charouin, de petites parcelles principalement exploitées en terrées de bois. Le XIXe siècle voit aussi le développement des moyens de communication terrestre, qu’ils soient en lien avec les cours d’eau (passerelles et chemins de halage, passages par bac à la Bonde des Jourdain et à l’ancienne écluse du Sablon) ou non (nouvelle route Saumur-La Rochelle, devenue D938 ter, en 1837, nouvelle route vers Taugon en 1856, avec construction du grand pont de Vix, et vers Maillé en 1865). S’y ajoute le chemin de fer, même si la gare qui, sur la ligne Nantes-La Rochelle, dessert Vix et qui porte son nom, n’est établie qu’au Gué-de-Velluire, à mi-chemin entre les deux communes.

Grâce à ces nouvelles conditions favorables, Vix connaît un véritable essor démographique et économique. Pendant toute la période, le niveau de vie de la population augmente, dans les marais comme dans le bourg, et le nombre d’habitants s’accroît également. De 2034 habitants en 1793, Vix passe à 3007 en 1836, chiffre qui culmine à 3258 en 1861 avant de décliner ensuite régulièrement (2187 habitants en 1911, 1713 en 1936). La guerre 1914-1918 marque, ici comme ailleurs, une véritable césure. 98 noms sont désormais inscrits sur le monument aux morts édifié en 1921 sur la place de l’église.

Au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, l’agriculture se développe. Comme dans tout le Marais poitevin, l’élevage prend le pas aux côtés de la céréaliculture mais aussi des cultures maraîchères. L’ail, la mogette et le melon sont abondamment produits dans les marais de Vix. La culture du melon notamment prend de l’ampleur à partir des années 1890 pour remplacer, dans les petites exploitations vizeronnes, le lin alors en crise. Une enquête économique et démographique menée en Vendée en général, à Vix en particulier, en 1942-1943, dénombre dans la commune 481 agriculteurs. L’exploitation des terres reste très morcelée, avec 248 exploitations de moins de 4 hectares. Les prairies naturelles et surtout artificielles représentent 81 % des surfaces cultivées.

Liées à l’essor agricole, de nombreuses activités agro-alimentaires se développent à Vix au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe. Libérée par la fin du monopole seigneurial, la meunerie traditionnelle prend son envol avec la construction de nombreux moulins à vent. On en compte 18 en 1836, jusqu’à sept aux Six Moulins, trois à la Mortonnière, deux à Cassinelle, etc. En 1861, encouragé par la municipalité et par la Société de Vix-Maillezais, Jean-Baptiste Rouger fonde au 82-84 rue Georges Clemenceau un atelier de traitement industriel du lin, tirant partie de cette production alors présente dans presque toutes les petites fermes vizeronnes, mais qui décline ensuite rapidement. L’usine est transformée en 1874 en une minoterie qui, reprise par Fernand Jourdain, perdurera jusqu’en 1968. De 1885 à 1928 se développe, rue de la Quincaillerie, une laiterie-fromagerie tenue par Julien Bretaud puis Armand Jean. Créée en 1904 par Eugène Pageaud, et développée par son gendre Marceau Bretaud, une porcherie est active au 8 rue du Pont aux chèvres jusqu’en 1972. La crise du phylloxéra et la reconstitution du vignoble à partir des années 1890 entraînent la création d’une nouvelle entreprise par Anatole Mercier.

Vix profite de sa situation de carrefour commercial. Les marchés hebdomadaires et les foires mensuelles attirent beaucoup de vendeurs et de clients, au point qu’un marché couvert est construit en 1890 pour les accueillir dans de meilleures conditions. De 1854 à 1906, une exposition annuelle de lins met en valeur la production linière des marais desséchés alentour. Plusieurs hôtels, cafés et/ou restaurants se développent, le plus connu étant le café du Lion d’Or, tenu par la famille Mariteau, à l’angle de la place de l’église. Des cafés voient aussi le jour dans les marais mouillés, profitant de la clientèle des bateliers qui transitent sur la Sèvre Niortaise et des ouvriers employés à son aménagement. Le bourg mais aussi les écarts voient se multiplier les commerces et ateliers d’artisans. On en comptabilise encore 115 dans les années 1950.

De nouveaux équipements publics, civils et/ou religieux sont créés au XIXe siècle et au début du XXe. Une école communale de garçons est créée dans les années 1830 au 9 rue Georges Clemenceau, avant d’être établie place de l’église. Une école privée de filles est créée en 1852 par les Filles de la Sagesse. L’école publique de garçons est transférée à son emplacement actuel, sur la nouvelle place du 8 Mai 1945, en 1866, rejointe par l’école publique de filles en 1888. La mairie prend place dans ses locaux actuels, ancienne demeure Prouzeau, en 1894, et une gendarmerie est construite à côté en 1901. En 1909, le conseil municipal approuve le projet de M. Gilbert, ingénieur électricien à Thouars, d’installer l’éclairage électrique des rues du bourg. La minoterie fournira l’électricité avec sa machine à vapeur. En 1921, marché est conclu avec Gustave Paré, mécanicien électricien 21 place Charles De Gaulle, établir l’électricité dans les bâtiments communaux. Quant à l’église, en partie reconstruite en 1830, elle manque de peu d’être entièrement rebâtie en 1869 mais perdure au-delà avec ses défauts et fragilités. Le projet échoue en raison des vives querelles politico-religieuses qui, pendant une grande partie du XXe siècle encore, agitent la commune. La vie culturelle et associative est profondément marquée par la césure entre le camp paroissial et le camp laïque, laquelle se manifeste aussi dans le patrimoine (édification de salles de spectacles, de monuments religieux, acquisition de bannières par les deux formations musicales concurrentes, etc).

De nouveaux enjeux après 1945

La Seconde Guerre mondiale touche peu la commune, les troupes d’occupation se faisant discrètes. La chute d’avions à Drapelle et à la Mortonnière, l’exécution sommaire du percepteur par les FFI, le 15 août 1944, et un rassemblement de FFI sur la place de l’église en avril 1945 sont les seuls événements marquants de l’Occupation et de la Libération. A partir de 1942 et surtout de 1945, des fêtes nautiques retentissantes sont organisées au pont du Sablon par le club moto-nautique fondé par Marcel Barrerie, Gilbert Bonce, Ulysse Pernot et Henri Rocheteau, avec le concours d’Emile Pouvreau.

Le déclin démographique engagé avant la guerre se poursuit après : 1589 habitants en 1946, 1492 en 1968. Si l’activité commerciale et artisanale reste importante jusqu’à la fin des années 1960, l’agriculture elle souffre, au sortir de la guerre, du mauvais état général des marais et des ouvrages de dessèchement. Dès le début des années 1950, malgré le manque de moyens, des travaux sont menés par la municipalité, notamment pour améliorer les communications entre les marais et le bourg. Décidée avant la guerre, la construction d’un chemin entre Montnommé et Drapelle, avec édifications de ponts à la Bijettrie pour franchir les canaux, est enfin achevée en 1953. Une ligne téléphonique sera établie vers Drapelle en 1968.

Le mauvais état des marais et la diminution du nombre de bras disponibles nécessitent une réorganisation foncière générale qui intervient de plus dans le contexte de modernisation de l’agriculture dans les années 1960. Comme aux XVIIe et XIXe siècle, les paysages de la commune sont alors bouleversés. Une vaste opération de remembrement des terres est lancée au début des années 1960, avec création de vastes parcelles, arrachage de haies, comblement de fossés, installation de pompes de drainage. Un arrêté préfectoral du 7 avril 1962 commence par instituer une commission communale de réorganisation foncière et de remembrement des marais de Charouin et des anciens Bois Bâtis qui jouxtent le bourg au nord. Les travaux en Charouin suscitant de vives polémiques, seule la moitié nord de l’île est aménagée, la partie sud devant constituer une réserve naturelle. Une autre commission est instituée par arrêté du 3 juillet 1969, cette fois pour le remembrement du reste de la commune. Une association foncière est créée le 17 septembre 1970. Des chemins d’exploitation sont construits dès le début des années 1960 vers le Grand Sablon, la Grande Cabane, Chalon, la Finesse, Grimaud, Digolet, etc. Pour faciliter encore l’évacuation de l’eau des marais desséchés, le canal de Vix est recalibré et une station de pompage est créée en 1965-1966 à la Grande Cabane.

A la même époque, la mandature de Roger Martineau, maire de 1965 à 1976, est marquée par de nombreux projets dont plusieurs sont réalisés, certains abandonnés (institut médico-pédagogique à l’ancienne gendarmerie, terrain de camping au Clouzy, école de perfectionnement professionnel pour jeunes filles aux Prés Bas…), d’autres prolongés par la suite. Les places Charles De Gaulle et du 8 Mai 1945 sont réaménagées, les bâtiments de la mairie et de l’école publique sont modernisés. Une zone artisanale et industrielle est établie à l’entrée ouest du bourg et, face à elle, un stade est aménagé en 1965 grâce à l’argent donné par la veuve de Marceau Bretaud (le nom de celui-ci est alors attribué au nouvel équipement). Un foyer rural est construit en 1970 pour accueillir les activités festives et associatives. En 1967, décision est prise de fermer le marais communal de Gargouilleau, son activité et sa gestion étant considérées comme non viables. Une ferme modèle, vouée à l’élevage, est créée à sa place. En 1971-1972 est créé le lotissement des Six Moulins, suivi dans les années 1990-2000 par le lotissement de Cassinelle.

Entre temps, des entreprises de renom se développent à Vix. A partir de l’atelier familial de charpentier de bateaux du Marais, Emile Pouvreau développe dès la fin des années 1930 et surtout dans les années 1950 un chantier naval au Pont aux chèvres, entreprise qui, dans les années 1960-1970, prend une nouvelle ampleur. A partir de son site premier et d’une nouvelle usine créée à l’entrée ouest du bourg, le chantier Pouvreau produit, jusqu’à sa fermeture en 1984, des dizaines de navires de plaisance et de bateaux de course qui vont porter ses couleurs sur toutes les mers du globe. A la même époque, et encore aujourd’hui, l’entreprise Mercier développe sa pépinière viticole en France, en Europe et en Amérique. Sa production de vins, intégrée aux Fiefs Vendéens, est rejointe depuis peu par le Prieuré la Chaume qui, clin d’œil à l’histoire de Vix, reprend comme logo le sceau de la moniale Aynor de Nieul. En ce début du XXIe siècle, la population de Vix augmente à nouveau (1800 habitants environ) grâce à la proximité des bassins d’emplois voisins, sans compter les atouts agricoles, touristiques, patrimoniaux et environnementaux de la commune.

La commune de Vix se situe sur la rive droite de la Sèvre Niortaise, côté Vendée. D'une superficie de 28,82 kilomètres carrés, elle est délimitée au sud par les méandres du fleuve, à l'ouest par les communes de L'Île-d'Elle et du Gué-de-Velluire, au nord, au-delà des digues de la Tillée et d'Ecoué, par les communes de Velluire, Montreuil et Doix, et l'est par la commune de Maillé.

D'axe nord-ouest/sud-est, l'ancienne île calcaire s'étire dans la partie nord de la commune. Inclinée vers le sud-est, en pente douce, elle culmine au nord-ouest à 33 mètres d'altitude, au sommet du coteau des vignes. De là, le regard embrasse les marais alentour ainsi que les communes avoisinantes, jusqu'à la plaine de Fontenay-le-Comte. Près de cette hauteur viticole, prennent place le hameau de la Chaignée et les quartiers de Cassinelle et des Six Moulins. En contrebas, le Bot, le Bas des Vignes et la Chaume s'étirent le long de chemins qui contournent l'ancienne île, à la limite avec les marais.

En descendant vers le sud-est, le bourg se développe avec ses quartiers (le Bourbia, la Guilletrie, le Derrière les Champs, les Rivaux, le Clouzy). Le tout est aggloméré de part et d'autre de la rue principale (rue du Stade puis rue Georges Clemenceau) et de la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny qui lui est parallèle. Des ruelles relient ces deux axes et surtout descendent vers les anciens ports qui assuraient le lien avec les marais, au nord.

Toujours vers le sud-est, et encore en descendant un peu plus, le hameau du Pont aux chèvres, désormais relié au bourg par l'urbanisation, s'étire de chaque côté de la rue principale qui reprend son nom, et du canal également à son nom. Le quartier de la Touchantée le prolonge à l'ouest. Plus encore que dans le bourg, les habitations se regroupent souvent sur une seule rangée de chaque côté de la rue principale. Cet axe se sépare ensuite en deux : vers l'est, le hameau du Port Vieux, vers le sud celui de la Marquiserie, finalement prolongé par celui du Pont de Vix. Là, l'altitude de l'ancienne île calcaire est à peine perceptible, et c'est véritablement sur le versant nord, à la Culée, que l'on peut encore surplomber les marais.

L'ancienne île est toute entourée par les marais desséchés, vastes étendues agricoles où rien ou presque n'arrête le regard. Celui-ci se heurte toutefois à une autre proéminence, l'ancien îlot de Montnommé, et, à l'horizon, aux lignes arborées que constituent les digues (levée d'Ecoué au nord, Grande levée de Vix au sud). Les grandes parcelles cultivées sont séparées par les chemins d'exploitation et les principaux canaux d'évacuation (le Pont aux chèvres, la Grange et Gargouilleau). Les vestiges des anciens fossés, comblés au moment du remembrement, affleurent parfois à la saison humide. Les inondations survenues en novembre-décembre 2019, y compris dans les marais desséchés au nord du bourg, ont d'ailleurs rappelé le caractère premier des lieux. Parmi la toponymie, certains noms ont conservé un lien avec la géographie des lieux (le Renfermis, la Finesse) ou leur histoire (les Quatre-Vingt, en référence à une exploitation d'une superficie de 80 journaux qui se trouvait là).

Enfin, le quart sud du territoire communal est isolé du reste par une triple ligne droite soit, du nord au sud, le canal de Vix, la digue ou Grande levée de Vix et le Contrebot de Vix. Ces deux canaux et cette digue sont franchis à quelques reprises par des ponts ou passerelles : à la Bonde des Jourdain, à la BIjettrie, au Grand Sablon et au Pont de Vix où la route D25b, surélevée, continue vers le pont du Sablon et la Charente-Maritime, entre deux hautes allées d'arbres. Au-delà de cette triple frontière, s'étendent les marais mouillés ou "Marais bas", zone inondable, en proie aux crues de la Sèvre Niortaise. Après les ponts de la Bijettrie, une route mène au hameau de Drapelle. A l'est, l'essentiel des marais mouillés a été remembré et drainé, de part et d'autre du canal du Sablon et notamment dans la partie nord de l'île de Charouin. Ce paysage agricole très ouvert se retrouve à l'ouest de Drapelle, malgré quelques enclaves boisées. La végétation est également beaucoup plus dense dans la moitié sud de Charouin, réserve naturelle départementale, et le long des méandres de la Sèvre Niortaise.

Annexes

  • Description de Vix en 1719 par l'ingénieur du roi Claude Masse (SHD, 1 VD 60, pièce 50, Mémoire sur la carte du 46e quarez...)

    "Île de Vix. Cette île a près d’une lieue de long et s’étend de l’est sud-est au nord-ouest, et a environ 700 toises en sa plus grande largeur, d’une figure fort irrégulière. Elle est beaucoup élevée au nord et à l’ouest et tombe insensiblement vers le sud où elle n’est guère plus haute que les marais desséchés, surtout depuis le Pont des chèvres jusqu’au grand canal de Vix. Toute la superficie de cette île est très bien cultivée en terres labourables et quelque peu de vignes vers le nord-ouest où elle est enfermée par de grands marais desséchés qui sont en prairies. Et le long des coteaux il y a des bois de frêne qui sont plantés au bord d’un très grand nombre de fossés. Le reste de l’île du côté du sud qui est la partie basse, est environné de marais desséchés qui sont en prairies et terres labourées. L’on communique dans cette île du côté de l’ouest par une chaussée et l’on en sort au nord-est par une autre chaussée dont le chemin est très mauvais l’hiver. Il y en a une autre au sud-est qui va jusqu’au bord du canal de Vix où l’on va charger les denrées surabondantes qui viennent de cette île."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Nationales. P 552/2. 1461, 20 septembre : aveu rendu par Jeanne de Villars, abbesse de Saintes, pour "nostre isle, lieu, église et prieurté de Vitz, assis près du fleuve de la Seuvre, et o.. pescheries par toute la mer environ la dicte isle de Vitz".

  • Archives Nationales. X 14 9190, fol. 67. 1419, 23 décembre : acte du Parlement de Paris sur un contentieux entre la prieure de Vix et Guillaume Vasselot, procureur du roi à Fontenay-le-Comte.

  • Service Historique de la Défense. 1 VD 60, pièce 51. 1719 : Mémoire sur la carte du 46e quarez de la généralle des côtes du Bas Poitou, païs d'Aunix, Saintonge et partie de la Basse Guyenne, par Claude Masse.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 36/417. 1756, 19 juillet et 6 décembre : procès-verbal de visite des marais de Gargouilleau, à Vix, dans le cadre du contentieux entre l'abbesse de Saintes et Jean Gerbault d'une part, les habitants de Vix d'autre part.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 E 37/274. 1608, 17 janvier : bail à ferme par Pierre Bouildron, marchand à La Rochelle, à Georges Boutolleau et René de La Fenestre, de tous les complants et dîmes et droit de solage des vignes de la seigneurie de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 E 37/307. 1625, 5 août : cession par Jehan Gantier, marchand à Vix, à Pierre Morienne, sieur de la Popelinière, demeurant à Fontenay-le-Comte, de l'état et office de jaugeur et visiteur de vaisseaux à faire vin, vinaigre et autres liqueurs, à Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 205 G 1. 1585-1587 : contrats d'acquêts de biens appartenant à la cure de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée. 1 J 2302. 1942-1943 : enquêtes économiques et géographiques sur le département de la Vendée.

  • Archives départementales de la Vendée. 62 J 5 à 14. 1663-1816 : registres des délibérations de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais.

  • Archives départementales de la Vendée, 59 J 388. 1939-1946 : coupures de presse sur la récolte des melons à Vix, les fêtes nautiques et les hors-bords Pouvreau.

  • Archives départementales de la Vendée, 6 M 457 et 458. 1820-1936 : recensements de la population de Vix (en ligne sur le site internet archives.vendee.fr).

  • Archives départementales de la Vendée, 1 T 910. Notre Vendée, recueil réalisé par l'Ecole normale d'institutrice de La Roche-sur-Yon, chapitre 21, "Culture du melon à Vix" par J. Gallerent, 1929-1930.

  • Archives municipales de Vix. Registres des délibérations du conseil municipal.

  • Archives municipales, Vix. Depuis 1974 : bulletin municipal de Vix.

  • Archives municipales, Vix. Documentation de Roger Martineau.

  • Archives de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais. Registres des délibérations de la Société des marais de Vix-Maillezais après 1914.

    Collection particulière
  • Collection particulière. Commune de Vix, six années d'administration, 1965-1971, 28 p.

  • Collection particulière Maynard. Archives relatives à la Combe et à la prévôté de Vix, provenant du château de la Saucelière, à Foussais-Payré.

  • Informations et documentation fournies par Pierre Drapeau (né en 1935), ancien secrétaire de mairie puis adjoint au maire de Vix.

  • Entretien avec Didier Baudillon, habitant de Vix, février 2000.

  • Entretien avec Gabrielle Bénéteau née Renaudeau (1908-2013), habitante de Drapelle (Vix), avril 2004.

  • Entretiens avec Marie Charbonnier (1914-2003), demeurant au 66 rue du Pont aux chèvres à Vix.

  • Entretiens avec Albert Delafoy (né en 1919), demeurant à Drapelle (Vix), en août et novembre 2019.

  • Entretiens avec Blanche Gantier, née Chabirand (1912-2006), demeurant 14 rue du Pont aux chèvres à Vix.

  • Entretien avec Suzanne Renou née Sausseau (1916-2004), habitante des Marais Bas à Vix, juillet 2000.

Documents figurés
  • Service Historique de la Défense, Vincennes, J10C 1293, pièce 17. 1720, 29 octobre : Carte du 46e quarré de la generalle des costes du Bas Poitou, païs d'Aunis, Saintonge et partie de la Basse Guienne..., par Claude Masse.

  • Archives départementales de la Charente-Maritime. C 19 (CR 156). 1678 : Plan et description des marests de Maillezay et de Vix dressé l'an 1678 au mois de novembre par A. De la Maisonneuve Geographe.

  • Archives départementales de la Vendée, 62J, archives de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais, liasse 15. 1766 : plan de partie des marais desséchés de Vix ; 1766, mai : plan de partie des marais desséchés de Vix, par Desmé, arpenteur juré.

  • 1664, octobre : Plan topographique des marais de Maillezay, Vix et adjacens avec les partages sur icelui dressé l'an 1664 au mois d'octobre, tiré sur l'original fait par le sieur de la Maisonneuve (document perdu, reproduit dans MORILLON, Claude. Hommes du XVIIe siècle au travail : la reconquête du Marais Poitevin, principalement dans la région de Vix, Maillé, Maillezais. Étude d’une société de dessèchement, mém. de maîtrise, histoire, dir. Jean Tarrade et Jacques Marcadé, Poitiers, 1970, Z-100 p.)

  • Vues aériennes depuis 1945 sur le site internet de l'IGN www.geoportail.gouv.fr.

Bibliographie
  • BONNIN, Jean-Claude, "Notice sur la matrice de sceau d'une religieuse de l'abbaye aux Dames de Saintes", Revue de la Saintonge et de l'Aunis, t. XXX, 2004, p. 243-244.

  • BROCHET, Louis. Vix, son histoire, son passé. Fontenay-le-Comte : impr. C. Claireaux, 1900, 31 p.

    Archives départementales de la Vendée, La Roche-sur-Yon : BIB 6003
  • CLOUZOT, Etienne. Les marais de la Sèvre Niortaise et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle. Paris : H. Champion éditeur ; Niort : L. Clouzot éditeur, 1904, 282 p.

    p. 125
  • GRASILIER, abbé Th. Cartulaires inédits de Saintonge, t. 2, Cartulaire de l'abbaye royale de Notre-Dame de Saintes, Niort, L. Clouzot, 1871.

    p. 147-148 ; chartes 1, 5, 6, 8, 10, 11, 225 à 231
  • LA BOUTETIERE, Louis de. "Recherches historiques sur le département de la Vendée : un document par canton. Les prévôts de Vix à la fin du XIe siècle", Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1874, p. 109-113.

  • MARSAC, Maurice, Inventaire archéologique par photographie aérienne des abords du Golfe des Pictons. Saint-Jean-d'Angély : Bordessoules, 1993.

    p. 28
  • MARTINEAU, Roger. Villages de France aux Marais poitevins, volume 1. Vix : chez l'auteur, 1988.

  • MARTINEAU, Roger. Villages de France aux Marais poitevins, volume 2. Vix : chez l'auteur, 1988, 208 p.

  • Mémoires vizeronnes, témoignages sur la vie à Vix, t. I, 1900-1950, Les Copains d'Abord, recueil de témoignages, s. d. [vers 2002], dactyl.

  • Mémoires vizeronnes, témoignages sur la vie à Vix, t. II, 1900-1950, Les Copains d'Abord, témoignages recueillis le 29 mars 2003, dactyl.

  • Mémoires vizeronnes, témoignages sur la vie à Vix, t. III, La cuisine dans la première moitié du 20e siècle, Les Copains d'Abord, témoignages recueillis le 13 mars 2004, dactyl., 18 p.

  • PROVOST M. et alii. La Vendée 85, carte archéologique de la Gaule, 1996, 246 p.

    p. 209
  • SUIRE, Yannis. L'histoire de l'environnement dans le Marais poitevin, seconde moitié du XVIe siècle - début du XXe siècle. Thèse d'Ecole nationale des Chartes, 2002.

  • SUIRE, Yannis. Le Marais poitevin, une écohistoire du XVIe à l'aube du XXe siècle. La Roche-sur-Yon : Centre vendéen de recherches historiques, 2006.

  • SUIRE, Yannis. Le Bas-Poitou vers 1700 : cartes, plans et mémoires de Claude Masse, ingénieur du roi, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2017, 368 p.

  • VALETTE, René. La villa gallo-romaine de Vix. 1900, 4 p.

    Archives départementales de la Vendée, La Roche-sur-Yon : BIB 1601
  • La Vendée sous l'oeil de Jules Robuchon, itinéraire d'un pionnier de la photographie, Département de la Vendée, Somogy, Paris, 2008, 136 p.

    p. 48-49
  • Vix en cartes postales, Vix'images, s. d. [vers 2000], 74 p.

Multimedia
  • Archives départementales de la Vendée, 2 Ci 23. 1946-1948 : films tournés par André Laurent, photographe à Vix. 00 min 30 sec : communion solennelle à l'Ascension 1946. 01.50 : kermesse à Marans un 18 août. 02.25 : mariage de Jacqueline Jourdain, fille de Fernand Jourdain, président de la musique UMV, septembre 1946. 03.30 : fête nautique et course de hors-bords au pont du Sablon, 6 juillet 1947. 11.02 : célébration du 11 Novembre au monument aux morts en 1947.

  • Archives départementales de la Vendée, 2 Ci 24. 1947-1949 : films tournés par André Laurent, photographe à Vix. Travaux de construction de la salle de l'UMV, défile de l'UMV pour la Sainte-Cécile 1948, inauguration de la salle de l'UMV le 13 mars 1949, communion solennelle à l'Ascension 1948.

    Archives départementales de la Vendée, La Roche-sur-Yon : 2 Ci 24
  • Archives départementales de la Vendée, 2 Ci 25. 1948 : films tournés par André Laurent, photographe à Vix. Tour de France de passage à Vix, à la Chaignée (étape Nantes-La Rochelle du 3 juillet 1948), course de vélos à Vix le 14 juillet 1948, fête nautique (1948 ?), kermesse de l'UMV en 1948.

  • Groupe "Vieux Vix" sur Facebook (mise en ligne de cartes postales, photographies et documents d'archives).

Liens web

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