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Église paroissiale Saint-Louis à Paimbœuf, place de l'Eglise

Présentation du décor et du mobilier de l'église Saint-Louis, Paimbœuf

Dossier IM44008741 réalisé en 2006
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune) - Paimbœuf
AdresseCommune : Paimbœuf

L'ancienne chapelle du Bas-Paimboeuf, trève de la paroisse Sainte-Opportune, édifiée en 1704, n'avait pas laissé de mobilier antérieur à son érection en église paroissiale en 1761 et aux deux agrandissements consécutifs. Outre le tombeau en marbre du premier curé décédé sur place en 1778, elle abritait un grand autel en bois polychrome avec un retable, un tabernacle sculpté et des anges adorateurs soutenant une couronne royale. Ce maître-autel avait été édifié en 1737 par Joseph Nau et Pierre Gaudron. Il fut remplacé par l'ancien maître-autel en marbre de l'abbaye de Buzay acheté par la commune à la fermeture de l'abbaye en 1792, tandis que deux autels-retables latéraux en tuffeau et plâtre sont édifiés par Robinot-Bertrand en 1812. A la fin du Second Empire, la « grande affaire » est de reconstruire un édifice jugé « si peu convenable pour contenir, comme l'a reconnu Monsieur le Préfet, le magnifique autel de Buzay que nous possédons ». Aussi le chanoine Rousteau (1814-1878), qui était alors le conseiller du diocèse dans les questions artistiques, et les orientait généralement vers la solution néogothique, proposa-t-il un projet d'église baroque destiné à enchâsser l'autel de Buzay. La réalisation de ce projet aurait été le témoignage unique dans le diocèse d'une harmonie de style baroque, puisqu'il n'en pouvait être question autour de l'autel de Sébastien Leysner dans la cathédrale, dont le même chanoine Rousteau suivait alors le projet d'extension gothique. Mais le curé commanditaire fut muté, et son successeur préféra suivre le conseil d'un confrère de la famille des frères Douillard, architectes. Bénis en 1879, chœur et transept inaugurèrent le style byzantin à Paimboeuf, en dépit de la tentative d'un préfet en faveur d'un style plus conforme aux traditions locales. L'intérieur de l'édifice sera peint par le décorateur nantais Viaud en complément du décor de l'abside réalisée par Alexis Douillard et consacré à saint Louis. Les douze apôtres figurent autour du tambour de la coupole. Les armoiries des papes et évêques régnant y figurent, voisinant avec celles des compagnons de croisade du saint roi. Une statue de saint Joseph est due au sculpteur nantais Perraud. De l'ancienne église subsistent quelques tableaux sans valeur, dont quatre accrochés au-dessus des absidioles : Descente de croix d'après Rubens, et un tableau ex-voto dédié à Notre-Dame du Mont Carmel, ainsi qu'un banc d'œuvre ordinaire. Une Sainte Famille, œuvre locale du XVIIIe siècle déposée à la tribune, aurait cependant mérité d'être restaurée et présentée dans l'église. L'harmonie byzantine du lieu sera perturbée bien plus tard lorsque le mur oriental du transept recevra les peintures de Henry Leray (1905-1987) et de Laure Martin (1910-1994), d'origine paimblotine, deux peintres qui évolueront l'un et l'autre vers l'abstraction après 1960 au sein du groupe nantais Archipel. Les objets mentionnés sur une liste de 1737 ne sont pas conservés, notamment l'encensoir et la navette en argent de Brouard jeune (383 livres, ou la chape en damas blanc et orfrois d'étoffe à fond brun, 1736. Cependant, d'après une liste de 1828, il semble que les objets de culte antérieurs à la Révolution aient été conservés. D'après l'Abbé Grégoire, la sacristie conservait en 1790, entre autres : 4 calices, 2 ciboires, 2 encensoirs, 1 ostensoir, 17 chasubles, 10 chapes, 6 dalmatiques, 1 dais "de soie". La liste de 1828 mentionne la présence de deux serpents dans cette église qui n'aura son orgue qu'en 1882 avec l'instrument de Debierre en place.

Période(s)Principale : 19e siècle, 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Donné François peintre
Auteur : Gaudron Pierre peintre
Auteur : Viaud peintre
Auteur : Perraud Georges sculpteur
Auteur : Martin Laure peintre
Auteur : Leray Henry peintre

Le décor peint, y compris la Mort de saint Louis à la voûte de l'abside, a été peint dans la foulée de l'achèvement de cette première partie de l'édifice, en 1882. Les peintures décoratives de la nef furent achevées en 1913. Mais une dernière campagne de décor eut lieu pendant l'occupation. Sur le mur est du transept, deux compositions d'artistes nantais viennent compléter l'évocation de saint Louis dans les absidioles déjà décorées, Laure Martin repésentant la croisade côté Evangile, et Henry Leray saint Louis rendant la justice, côté Epitre. Quatre tableaux provenant de l'ancienne église et de peu de valeur sont exposés au-dessus des absidioles et en face, dont une Education de la Vierge par François Donné (1829), une Appartition à sainte Marguerite-Marie, Vierge à l'Enfant d'après Murillo et une Descente de croix d'après Rubens. La Vierge du Rosaire de la nef est également de Donné.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Liste des œuvres

    Mobilier religieux :

    - Fonts baptismaux : inscrits au titre immeuble 2006/09/01. Dessin de projet de couvercle par Vallet en 1896.

    - Autels latéraux : paire d'autels-tables en pendant, reposant chacun sur 4 colonnes à fût tronconique ornées de bagues, de feuillages et de rameaux d'olivier. Sur la base des colonnes est sculpté un motif de lampe antique extrêmement rare sur un autel. Ces deux autels heureusement conservés lors de la reconstruction de l'église, quoique déposés et conservés dans de mauvaises conditions, constituent un témoignage rare dans le département de mobilier du culte néoclassique, et semblent dater de Monsieur Pronzat de Langlade, au début du 19e siècle, et non de la construction des collatéraux au début et milieu du 18e siècle.

    - Canons d´autel. Les cadres en bronze doré sont garnis d'ornements rapportés, une plaque émaillée alternant avec une plaque estampée ajourée ornée d'une fausse-turquoise. Abritée par une vitre, les trois parties du canon de la messe exécutées en chromolithographie sont illustrées à la manière des enluminures médiévales. Des arcatures polylobées encadrent le texte surmonté de la représentation d'une scène d'Evangile : au centre la crucifixion avec la Vierge et saint Jean, à droite l'Agonie au jardin des oliviers, à gauche la Résurrection. Exemplaire en bon état d'un modèle de canon d'autel imprimé par la maison Bouasse-Lebel, attestée 29 rue Saint-Sulpice à Paris depuis les années 1827-45.

    Orfèvrerie :

    - Calice, patène et boite de transport du Père Mabileau : Petit calice très simple, démontable, dont le corps réduit offre un profil conique. La tige et la coupe du calice démonté prennent place dans l'intérieur creux du pied dont le profil est spécialement renflé. Le décor confère élégance et intemporalité à ce calice : côtes sur le sommet du pied, la fausse-coupe et le nœud, souligné de rais-de-cœur, et feuilles d'eau sur le bord en talon du pied. Cet ensemble, petit et banal en apparence, est remarquable par son type démontable et par son histoire. Selon une note du curé Henri Civel, datée du 10/10/1971 et présente dans l'écrin, calice et patène furent donnés à la paroisse de Paimbœuf par l'Abbé Jubineau avec le vœu qu'ils restent à l'église, et proviennent du Père Mabileau, missionnaire né à Paimbœuf et mort martyr en Chine en 1865.

    - Calice et patène néogothiques en argent, de type courant. Le calice repose sur un pied circulaire où rayonne un rang de feuilles lancéolées sur fond mosaïqué. Sa tige est coupée par un nœud à côtes et la fausse-coupe reproduit le décor de feuilles lancéolées du pied. La patène, sans marli, est ornée en son centre d'un quadrilobe gravé avec le monogramme IHS. Réalisés par Antoine Jolivet, orfèvre à Paris à partir de 1857.

    - Calice et patène en argent partiellement doré, de style néo-roman. Le calice repose sur un pied circulaire orné comme la coupe d'une frise de feuillage de vigne gravée. La tige est interrompue par un nœud de métal fondu ajouré figurant les quatre vivants d'Ezéchiel, les attributs des Evangélistes, parmi les ramages d'un cep. La patène est ornée en son centre d'un médaillon gravé représentant une tête de Christ, auréolée d'une frise de blé peuplée d'oiseaux. Œuvres de Heny Nesme, orfèvre à Lyon de 1924 à 1964, une inscription gravée au revers du pied indique le nom du prêtre auquel elles furent offert et la date de l'événement : 17, 18 décembre 1921. Il s'agit vraisemblablement des dates de son ordination et de sa première messe, célébrée le lendemain.

    - Calice en argent orné d'émaux peints et sur paillons et de verroteries et patène. Sur le pied sont représentées les figures de la Vierge à l'Enfant, du Christ portant la croix et de saint Jean l'évangéliste, et sur la fausse-coupe les allégories des vertus théologales. Sur la patène, un Agneau de Dieu est gravé en relief en réserve. Œuvres de Trioullier et Fils, orfèvres à Paris à dont le poinçon est insculpé en 1865, acquises chez Félix Haies, horloger-bijoutier à Nantes.

    - Calice, patène et ciboire en argent partiellement doré, de style néo-roman. Le calice repose sur un pied circulaire orné d'une frise de blé gravée en réserve et laissée partiellement blanche. La même technique détermine le décor d'une fausse collerette au bas de la tige, sur le nœud, la collerette supérieure et la fausse-coupe, ornés de feuillages ou de rinceaux. Des cabochons carrés d'or de différentes couleurs travaillés en corbeilles de fleurs sont rapportés sur le pied et la fausse-coupe. Une disposition exceptionnelle fait que l'un des quatre éléments de décor de la fausse-coupe est remplacé par une mandorle à l'instar du pied : un Bon Pasteur y fait ainsi écho à la croix rituelle du pied. De façon tout aussi exceptionnelle, des brillants composent cette croix et ornent le nœud. Le fond guilloché des deux mandorles évoque les fonds mosaïqués médiévaux. L'originalité du décor vient du jeu des surfaces blanches et or, mates, polies ou guillochées, et de la présence d'or de couleur vairée. Le ciboire assorti, au même poinçon, est garni d'une améthyste et de deux gros coraux sertis sur le pied, de petits diamants sur la fausse-coupe et de perles dessinant la croix. Œuvres de Démarquet Frères, orfèvres associés dont le poinçon atteste l'activité à Paris de 1868 à 1890.

    - Calice en argent partiellement doré, réalisé par Antoine Jolivet, orfèvre à Paris à partir de 1857.

    - Calice réalisé à Paris par Jamain et Chevron entre 1865 et 1879, et acquis chez Evellin à Nantes.

    - Ciboire en bronze de Pierre Paraud, Paris, entre 1800 et 1809.

    - Patène de Louis Loque, réalisée à Paris entre 1821 et 1831.

    - Patène d´Antoine Jolivet, réalisée à Paris après 1857.

    - Paire de garnitures d'autel en bronze doré identiques. La croix d'autel est pourvue d'un titulus porté par un angelot et trois des fleurons rocaille sont ajourés, tandis que le quatrième est augmenté d'un cartel au monogramme IHS. Les nœuds sont en balustre ornés de godrons, et les bases reposent sur trois pieds engainés d'un feuillage. Sur chaque base, les trois faces sont ornées d'un médaillon ovale contenant les figures en buste du Christ montrant son Sacré-Cœur, de la Vierge au cœur douloureux, et de saint Joseph portant l'Enfant.

    - Chandeliers d´autel, croix d´autel

    Peinture :

    - La Pêche miraculeuse : Cette grande toile fut commandée par l'Etat en 1856-1857, pour 3000 francs, et attribuée à l'église de Paimbœuf en 1860. Mais elle ne put être accrochée dans la nouvelle église où l'on ne trouva pas de place pour son grand format : en 1903, elle est signalée "au rebut" et en très mauvais état. Jérôme Cartellier (1813-1892), un élève d'Ingres, exposa au Salon à partir de 1835 et La Pêche miraculeuse fut en 1857 sa seule toile exposée. Elle est décrite et louée par Jules Verne dans son "Salon de 1857". Une première Pêche miraculeuse avait été commandée à l'artiste deux ans auparavant pour la cathédrale de Saint-Flour, sans suite semble-t-il et peut-être est-ce cette commande qui fut transférée au bénéfice de Paimbœuf. 2007/02/07 : classé au titre objet.

    - Saint Jean écrivant l´Apocalypse dans l´ile de Patmos : Ce tableau de Clémence Dimier, ancienne élève de Léon Coignet, fut présenté au Salon de 1844 (n° 560 du catalogue), puis à l'exposition de Lyon en 1845. Remarqué par le député Le Ray, il fut acquis par l'Etat pour 800 francs en 1845, pour l'église de Paimbœuf. La représentation de l'évangéliste saint Jean n'a pas d'autre raison d'être que cette opportunité. Le tableau, aujourd'hui déposé sur la tribune, avait pris place dans le transept, côté épitre, à l'achèvement de l'église actuelle. 1998/12/01 : inscrit au titre objet

    Sculpture :

    - Saint-Louis : sculpture en bronze

    - Pupitre d´autel pliant formé de deux panneaux de bois sculpté polychrome, articulés par 3 charnières en fer forgé. Le thème de l'aigle évoqué par les décors en bas-relief taillés dans la masse renvoie aux lutrins des 17e et 18e siècles, mais il y a peu d'exemples de l'emploi du thème sur des pupitres d'autel. (18e siècle ?).

    - Pupitre d´autel en forme de coffret carré, de style médiéval. En laiton doré, il repose sur quatre pieds amortis par des boules de faux-ivoire. Une large frise de feuillages court tout autour du caisson, bordée de deux frises étroites à cannelures. Le support mobile du livre est monté à charnière et sa position se règle par des crémaillères disposées de chaque côté à l'intérieur du caisson. Une frise ajourée à motifs trilobés pare le devant du support. Seule la façade antérieure est ornée de fausses-pierres, rouges et bleues, et d'un cabochon quadrilobé en émail champlevé portant le monogramme du Christ. Daté vraisemblablement du début du 20e siècle.

    - Deux reliquaires en bois, dorés à l'origine, repeints à la bronzine. Chaque reliquaire est composé d'une petite cage cylindrique à balustres reposant sur un pied, sur le plateau de laquelle est posé et retenu par un tenon un petit édicule en forme d'ostensoir contenant les reliques. (2e quart 19e siècle)

    - Deux tableaux-reliquaires rectangulaires, constitués de cadres en bois doré et d'un fond de velours rouge brodé sur lequel sont cousus de petites reliques et insérés de petits reliquaires, l'ensemble protégé par une vitre. Chaque tableau renferme six petits reliquaires ovales disposés autour d'un autre reliquaire ovale plus grand, et douze reliques cousues directement. (2e quart 19e siècle)

    Verrière :

    - Le Baptême de Saint-Louis. La verrière historiée d'Antoine Meuret éclairant les fonts baptismaux est la seule verrière figurée de l'église. Elle est qualifiée de "vitrail byzantin" sur la facture de l'artiste, peintre-verrier à Nantes (10 rue Ogée).

    Textile :

    - Etoles pastorales. Une étole pastorale violette en lampas à fond satin broché ornée de guirlandes de feuillages fleuris et d'épis de blé, produites principalement avec les fils métal, aux quelles s'accrochent des roses au naturel. Une étole pastorale dorée témoigne d'un ornement original en taffetas jaune moiré entièrement brodé au demi-point d'une guirlande de roses et de lys au naturel, et marquée d'une croix de Malte brodée au fil chenille et en camaïeu pour un effet métallique riche. Cette étole doublée de taffetas violet n'est pas bordée. Beaucoup plus conventionnelle est une autre étole également ornée de guirlandes de lys et de roses, mais celles-ci produites par les broderies d'or et d'argent sur un drap d'or, avec des rehauts de soie polychrome ombrant de vert ou de rouge les tiges selon l'espèce. Deux médaillons en mandorle abritent les armes de la Ville de Nantes et les armes du chapitre cathédral, indiquant que cet ornement, qui pourrait provenir de l'atelier Lemoine, ne peut se trouver conservé à Paimbœuf que par un accident de l'histoire. 1962/06/28 : classé au titre objet

    - Ornement blanc brodé d'or (chasuble, étole, manipule, voile de calice), taillé dans un tissu à chevrons. Dédié aux offices de la Sainte Vierge, l'ornement est marqué du monogramme AM couronné des douze étoiles au centre de la croix du dos de la chasuble. Le dessin des broderies tient lieu d'orfroi et se distingue par l'asymétrie du motif général. Représentatif des beaux ornements brodés d'or du début du 20e siècle.

    - Ornement blanc complet (chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal), brodé d'or et de soie polychrome sur drap d'argent. Une étroite guirlande de broderie tient lieu de galon, et c'est également le dessin de la broderie qui constitue les orfrois. Le motif du cœur douloureux de Marie est brodé au centre du dos de chasuble, environné de rayons lumineux et d'une couronne de roses. Ornement de belle qualité, original parmi la production du début du 20e siècle, tant par l'emploi de drap d'argent que par les broderies d'or et de soie, à motifs asymétriques. La coupe et la souplesse de l'ornement le distinguent également. Dédié aux offices de la Sainte Vierge, cet ornement où le drap d'argent détermine la couleur liturgique blanche était réservé aux jours de grande fête.

    - Ornement blanc (chasuble, étole, voile de calice, bourse de corporal) coupé dans un damas à fond satin à motif liturgique représentant des oiseaux affrontés sur fond de losanges, et des croix néogothiques. Sur le dos de la chasuble a été appliqué un orfroi de satin uni brodé de coton et paillettes, représentant une guirlande de fleurs roses et mauves. Un Bon Pasteur en peinture à l'aiguille marque la croisée.

    - Ornement blanc brodé d'or (étole pastorale), taillé dans un tissu à chevrons sens trame, et brodé de filé or, frisé or, filé riant, cannetille, folioles, paillettes et verroteries. La broderie d'or est soulignée de rehauts de soie verte, rouge ou mauve. L'ornement est caractérisé par un quadrilobe à fond brodé bleu présent sur l'extrémité de l'étole et repris par des motifs en disques ou en mandorles jalonnant le décor en candélabre. Le monogramme AM est présent sur la petite mandorle bleue.

    - Ornement doré complet (chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal, étole pastorale), en drap d'or brodé d'or (filé, frisé, filé torsadé, cannetille, paillettes, folioles) et argent (cannetille). Sur l'orfroi déterminé par un galon, les broderies dessinent un pilastre qui s'élargit au niveau de la croix pour laisser place au motif de l'Agneau pascal. Le décor du pilastre est organisé autour de deux moulures auxquelles s'accrochent de grandes feuilles d'acanthe, et des rameaux de blé, vigne, rose et petites fleurs. Ornement doré brodé d'or en style néo-Renaissance, datable de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.

    - Ornement doré dont il ne reste que les dalmatiques, taillé dans un drap d'or souple simplement moiré. Des galons appliqués définissent les habituels orfrois. L'intérêt historique réside dans la réalisation d'un ornement solennel dépourvu de broderie mais taillé dans un drap d'or de rare qualité, souple et moiré.

    - Ornement rouge complet (chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal) en velours brodé d'or, à motifs de vigne et de fleurs. Les broderies sont directement posées sur le fond. L'orfroi du dos est orné à la croisée d'un Agneau mystique sur le livre aux sept sceaux, réalisé en fils d'argent, cannetille et paillettes. Bel exemplaire d'ornement rouge de type courant au début du 20e siècle.

    - Ornement vert (chasuble, étole, voile de calice, bourse de corporal) à fond damas et orfrois de lampas liturgique. Le tissu de fond est à décor de losanges inspiré des velours italiens de la Renaissance. Le fil d'argent est employé pour le monogramme IHS, au centre de l'orfroi du dos. L'ornement et les orfrois sont bordés d'un galon et d'une frange de soie dans les teintes assorties, jaune, vert, rose foncé et violet

    - Ornement violet (chasuble, étole, voile de calice, bourse de corporal) à broderie mécanique de soie blanche et rose, garni d'un galon argent. Le décor est constitué d'un rameau fleuri, de trois modèles différents, occupant les mandorles constituées par des entrelacs, par un semis de petites croix et par un petit feuillage courant sur les bords de l'ornement et des orfrois. Datant du 1er quart du 20e siècle, caractérisé par la broderie mécanique et le répertoire néogothique joint au semis de croix en usage dans certains ateliers locaux.

    - Série d´ornements blanc, rouge, noir (chasubles, étoles, voiles de calice, bourses de corporal). Chacun de ces ornements est coupé dans un taffetas à broderie mécanique ton sur ton. Le motif est constitué de guirlandes de rosier stylisé. Les orfrois sont constitués de broderies d'or à motifs de fleurs. Ces broderies sont faites directement sur le fond ou sur un fond de taffetas uni appliqué.

    - Ornements rouge et noir ornés d'orfrois en tapisserie au point de croix, aux motifs de fleurs au naturel ou de guirlandes stylisées, sur fond velours. Ces ornements, de type courant à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, ont en commun d'être ornés de tapisserie au point et de motifs néogothiques. Les uns sont en velours, les autres en taffetas ou en cannelé.

    - Deux chapes (violet et rouge) en velours uni brodé selon un même modèle de fils d'or ou d'argent. Le décor brodé identique est constitué d'une branche de rosier et d'un rameau de vigne. Les deux branches s'enroulent l'une autour de l'autre sur les orfrois du manteau, et forment deux bouquets mêlés, opposés l'un à l'autre pour s'arrondir le long des bords du chaperon, enveloppant le motif central de l'Agneau mystique auréolé d'une gloire. Sur la chape rouge, orfrois, chaperon et encolure sont bordés d'une étroite guirlande de feuillage fleuri brodée, tandis que sur la chape violette ces élément sont garnis d'un galon d'argent. Ces deux chapes constituent des variantes d'un modèle représentatif de la production de la fin du 19e siècle.

    Cloches :

    - Ensemble de deux cloches fondues par Bollée au Mans en 1861.

    - Cloche fondue par Voruz à Nantes en 1870.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 114 J 84. Paimbœuf, église Saint-Louis.

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 114 J 59. Paimbœuf, église Saint-Louis, registre du conseil de fabrique.

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 114 J 61. Paimbœuf, église Saint-Louis, inventaire des objets appartenant à l'église de Paimbœuf, novembre 1828.

  • Archives épiscopales, Paimbœuf. Fabrique, 1E. Lettre à l'évêque, signée de M. l'Abbé Aupiais, curé, 1896.

  • Archives épiscopales, Paimbœuf. Eglise, 6D. Lettre de M. l'Abbé Gouy, curé, à l'évêque, 29/04/1978.

  • Archives épiscopales, Paimbœuf. Eglise, 6D. Extrait du registre de délibérations du conseil de Fabrique, octobre 1869.

Bibliographie
  • GREGOIRE, P. Etat du diocèse de Nantes en 1790. Nantes : impr. V. Forest et E. Grimaud, 1882.

    p. 79-80
  • SEGUINEAU-LEYS, Louis. Histoire de Paimbœuf. Paimbœuf, Impr. Fernand Coyaud, 1912. Ed. du Pays de Retz, rééd. 1978.

    p. 76-80
Périodiques
  • MATHOT, Véronique. Les maisons sur la grève. Bulletin de la Société des Historiens du Pays de Retz, n° 18, 1998.

    p. 73
(c) Conseil général de Loire-Atlantique ; (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Daboust Véronique