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Maison dite de l'Étoile, puis école de filles, mairie et prétoire de justice de paix, actuellement centre social Lares, 1 place Jacques-Moreau

Dossier IA72058846 inclus dans Bourg de Montfort-le-Gesnois : ancien bourg de Montfort-le-Rotrou réalisé en 2019

Fiche

Genrede filles
Précision dénominationprétoire de justice de paix
Appellationsmaison de l'Étoile
Destinationscentre d'action sociale
Parties constituantes non étudiéescour, préau, mur de clôture
Dénominationsmaison, mairie, école, tribunal
Aire d'étude et cantonPays du Perche sarthois - Savigné-l'Evêque
AdresseCommune : Montfort-le-Gesnois
Adresse : 1 place
Jacques-Moreau
Cadastre : 1836 C1 315 ; 2019 206 AC 265
Précisionsanciennement commune de Montfort-le-Rotrou

Des bâtiments figurent à cet emplacement sur le cadastre napoléonien de 1836. Le soubassement est sans conteste la partie la plus ancienne de cet ensemble, bien que difficilement datable : une porte en plein cintre donnant accès aux caves peut être datée de l'Époque moderne. La maison de l'Étoile – c'était son nom – était à la fin du XVIIIe siècle propriété du sieur Rivière, puis au début du XIXe siècle de René-Louis Letourneur. Selon un partage de 1840, les bâtiments comprenaient alors : "un corps de bâtiments [...] construit à murs pour majeure partie et petite partie en colombages, côté de la cour, couvert en tuiles et ardoises, la charpente en chêne et sapin, distribué au rez-de-chaussée de deux chambres à cheminée, deux cabinets froids, un corridor et une cuisine avec four ; au premier étage deux chambres à cheminée, d'une chambre froide et d'un cabinet froid ; greniers sur le tout s'exploitant par un escalier en bois sur noyau ; cave sous solives au-dessous [...] ; au pignon vers sud se trouve la masse du four". Dans la cour, on trouvait un bâtiment en pierre et pan-de-bois abritant une étable et un cellier avec pressoir, ainsi qu'un jardin en terrasse, un hangar, des cabinets, un poulailler et un bûcher.

Dans son testament, M. Letourneur prévoit de léguer la maison de l'Étoile à la commune "en exprimant le désir qu'elle servit d'école pour l'institutrice, de justice de paix et de mairie pour la ville", institutions jusqu'alors disséminées dans des locaux loués à des particuliers. Le legs est accepté en 1849. Toutefois, la municipalité décide d'aller à l'encontre des volontés testamentaires de M. Letourneur et de louer la maison à Édouard Quelquejeu, pharmacien et maire. Des travaux d'appropriation, confiés à l'architecte Lindé et à l'entrepreneur Louvel, sont réceptionnés en mars 1850 : ils donnent à la façade sur la place Jacques Moreau son aspect actuel. En parallèle, la commune caresse d'autres projets pour ses services publics : en 1862, on envisage la construction d'une halle avec mairie et justice de paix à l'étage ; en 1863, on projette d'approprier une maison de l'avenue de la Libération nouvellement percée, pour servir d'école et de justice de paix ; en 1868, il est question de convertir trois maisons en halle, mairie et prétoire. Finalement, devant l'échec de tous ces projets, le préfet décide de contraindre la commune au transfert de ses services dans la maison Letourneur. Selon les matrices cadastrales, l'école de filles, la mairie et la justice de paix s'y installent en 1868 (enregistrement en 1871).

Malgré un réaménagement intérieur en 1873, les bâtiments s'avèrent bien trop exigüs pour ces fonctions. Une aile longeant la rue Thoury est donc construite sur les plans proposés par l'architecte Pascal Vérité, abritant un préau surmonté de deux salles de classes. Les bâtiments anciens sont réaménagés, avec les logements des institutrices au rez-de-chaussée, et l'installation de la mairie et de la justice de paix à l'étage. Les travaux, réalisés entre mars et octobre 1890, sont répartis entre six entrepreneurs, dont Julien Geslin pour la maçonnerie et Louis Gasnier pour la charpente et la couverture.

Suite à la suppression des justices de paix en 1958, à l'ouverture d'un groupe scolaire intercommunal en 1959, et au transfert de la mairie dans un bâtiment communal de l'autre côté de la place Jacques Moreau en 1960, les bâtiments changent d'affectation. Loués à l'Union des Organisations Argicoles de la Sarthe, ils abritent une école ménagère (une cuisine toujours visible est aménagée dans l'une des deux salles de classe) et l'étage sert de logement communal, transformé en bureaux pour la Mutualité Sociale Agricole en 1971. Le préau est transformé en salle d'étude en 1967. Aujourd'hui, les bâtiments abritent le centre social Lares de Montfort-le-Gesnois. D'importants travaux de réaménagement et d'extension ont été réalisés au début des années 1990.

Période(s)Principale : Temps modernes, milieu 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates1850, daté par source
1890, daté par source
Auteur(s)Auteur : Lindé architecte attribution par source
Auteur : Louvel
Louvel

Entrepreneur autour de Montfort-le-Gesnois, milieu XIXe siècle.


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entrepreneur attribution par source
Auteur : Vérité Pascal
Auteur : Geslin Julien entrepreneur attribution par source
Auteur : Gasnier Louis entrepreneur attribution par source

La façade de la maison primitive, orientée au sud-est, présente trois travées, des encadrements d'ouvertures en pierre de taille calcaire et une corniche moulurée. La toiture à longs pans est couverte d'ardoise. Elle n'a rien conservé de ses dispositions d'origine, si ce n'est l'escalier tournant en bois du rez-de-chaussée à l'étage, ainsi que les caves sous solives accessibles par une porte en plein cintre. L'aile en retour à l'arrière, ornée d'un solin, d'un bandeau, d'une corniche et également couverte d'ardoise, abrite les anciennes salles de classe : le niveau de soubassement est occupé par l'ancien préau donnant sur la cour, le niveau supérieur étant soutenu par un linteau et une colonne métalliques. Cette partie du bâtiment présente les ouvertures les plus travaillées, avec encadrement harpé et larmier en calcaire. Dans la cour subsistent les sanitaires de l'école, en pan-de-bois hourdé de briques.

Mursmoellon enduit (?)
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours en charpente
État de conservationbon état, remanié
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 1 Mi 1343 (R 146). 1800-1873 : délibérations du conseil municipal de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 207/6. 1854-1939 : écoles de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 O 273. 1847-1850 : legs de la maison de l'Étoile à Montfort-le-Rotrou.

  • Archives diocésaines du Mans ; boîtes 1031 et 1032. Papiers concernant la paroisse de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 1 D 1 à 4. 1873-1985 : délibérations du conseil municipal de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 1 M 2 et 3. 1944-1960 : école de filles, mairie et justice de paix de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 1 M 12. 1825-1863 : justice de paix de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 4 M 2 et 3. 1863-1897 : école de filles et justice de paix de Montfort-le-Rotrou.

  • Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 5 M 1. 1840-1864 : maison de l'Étoile, Montfort-le-Rotrou.

Documents figurés
  • S. d. et 1888 : plans d'agrandissement de l'école de filles de Montfort-le-Rotrou, par Pascal Vérité. (Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 4 M 2).

  • 1847 : plans de la maison de l'Étoile de Montfort-le-Rotrou, par Lindé. (Archives municipales de Montfort-le-Gesnois ; 5 M 1).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Pays du Perche sarthois - Barreau Pierrick
Barreau Pierrick

Chercheur auprès du Pays du Perche sarthois jusqu'en octobre 2020. Depuis novembre 2020, chercheur auprès du Conseil départemental de la Mayenne.


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