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Barrages mobiles (3) de la Grippe, d'Orange et de Sainte-Marie

Dossier IA85001883 inclus dans Canal de Vienne réalisé en 2017

Fiche

Dénominationsbarrage mobile
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
Hydrographiescanal de Vienne canal du Clain
AdresseCommune : Puyravault
Adresse : route D10
AdresseCommune : Sainte-Radégonde-des-Noyers
Lieu-dit : Sainte-Marie
Adresse : route D10

L'idée de disposer des barrages de retenue d'eau dans les canaux de la Société du Petit-Poitou, est ancienne. Le 24 septembre 1857, déjà, la transaction passée entre la Société et celle du marais du Commandeur, pour réguler leurs relations, prévoit l'établissement d'un tel ouvrage sur le canal de Vienne, en aval du pont de la Buchette. Le positionnement de ce barrage est régulièrement sujet à contentieux. En 1893, les habitants de Puyravault adressent ainsi une pétition à la Société du Petit-Poitou pour que le barrage soit bien établi en aval du pont, pour leur procurer davantage d'eau.

Dès l'Entre-deux-guerres, des barrages à poutrelles sont placés dans le canal de Vienne et dans celui du Clain, vers le mois d'avril, pour retenir de l'eau en amont et ainsi servir de retenue pour la saison estivale. Ainsi, le 30 juillet 1923, l'assemblée de la Société du Petit-Poitou étudie la possibilité d'établir un barrage en amont de la porte du canal du Clain. Décision est prise le 28 juillet 1924, mais ce n'est que le 7 juillet 1930 que les crédits sont votés pour la construction d'une vanne métallique sur le canal du Clain (à Sainte-Marie ?). Les travaux ont lieu au cours des années suivantes. En 1933, un contentieux s'élève avec l'entrepreneur, M. Lafuste, la vanne présentant des problèmes d'étanchéité. Une autre vanne (sans préciser laquelle) est construite quelques années plus tard : la dépense de 48 000 francs est inscrite au budget de 1940. La date de construction de la troisième n'est pas connue.

Le 28 mai 1945, un constat d'huissier fait état de dégradations commises aux trois barrages par des soldats FFI, depuis le mois de janvier, notamment des vols de matériaux (bois de chauffage). La demande d'indemnisation déposée par la Société du Petit-Poitou est rejetée, l'administration considérant qu'il s'agissait de réquisitions régulières, utiles au cantonnement des FFI.

Les barrages sont reconstruits au début des années 1950. Dès le 1er septembre 1949, la Société du Petit-Poitou s'émeut auprès de l'Etat de l'envasement important de la Sèvre Niortaise et, par conséquent, du chenal du canal du Clain. La création d'un barrage de chasse au niveau de la ferme de Sainte-Marie est dès lors envisagée. Le 15 décembre 1950, ce projet est confirmé ; les pièces et éléments du barrage seront fournis et préparés par l'entreprise Durand, de Marans. Le 2 juin 1959, la Société du Petit-Poitou décide l'achat, auprès de la maison Charles et fils, du Havre, des poutres nécessaires à l'établissement d'un batardeau dans le canal de Vienne. L'entretien des barrages fait dès lors partie des dépenses assumées chaque année par la Société. Ainsi, le 5 juin 1963, il est décidé de remplacer la poutre maîtresse du barrage de la Grippe.

Ce même barrage est déplacé en 1969 vers le nord, au lieu-dit Prédeville, avant de faire retour à la Grippe. Vers 2000, des vantelles en métal verticales, soutenues par un portique, remplacent les poutrelles en bois, lourdes à manipuler.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle

Les trois barrages sont situés sur deux des principaux canaux de dessèchement des marais du Petit-Poitou : deux sur le canal de Vienne (au sud du pont de Puyravault et près de la Petite Touche), un sur le canal du Clain (à Sainte-Marie). Le barrage d'Orange et celui de Sainte-Marie constituent la limite amont d'un bassin de chasse formé avec la porte du canal située en aval (porte de Vienne sur le canal de Vienne, porte des Grands Greniers sur le canal du Clain) : en cas de besoin, l'eau de mer entre par la porte jusqu'au barrage en amont, fermé, et est retenue lorsque la porte se ferme à son tour ; à marée basse, quand la porte s'ouvre, l'eau ainsi accumulée se déverse vers la mer, emportant avec elle la vase accumulée dans le canal et le chenal. Le barrage au sud du pont de Puyravault joue un rôle différent : il sert de barrage de retenue d'eau en amont pour la période estivale.

Chaque barrage comprend deux parties latérales fixes, en métal et béton, entre lesquelles prend place une vantelle, panneau mobile vertical en métal. Celui-ci est actionné manuellement par deux crémaillères à crics, soutenues par un portique en métal ou en bois.

Mursbéton
métal
bois
Couvrements
Statut de la propriétépropriété d'une association, propriété de la Société des marais du Petit-Poitou.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée. 135 J 40. 1945-1953 : demande d'indemnisation pour dommages de guerre déposée par la Société du Petit-Poitou.

  • Archives de la Société des marais du Petit-Poitou, Chaillé-les-Marais. 1854-1911 et 1912-1989 : registres des délibérations de la Société des marais du Petit-Poitou.

Documents figurés
  • Vues aériennes depuis 1945 sur le site internet de l'IGN www.geoportail.gouv.fr.

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