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Eglise paroissiale Notre-Dame de l'Assomption de Maillé

Autels à sainte Geneviève et saint Pient, retables et statues (ensemble de deux autels secondaires)

Dossier IM85000776 réalisé en 2021

Fiche

Dénominationsautel, retable, statue
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Maillé
Lieu-dit : Bourg
Adresse : place
Joseph-Herbert
Cadastre : 2020 B 963
Emplacement dans l'édificeDans la nef, de part et d'autre de l'entrée du choeur

L'existence de deux autels latéraux en plus du maître-autel est attestée dès le 18e siècle, notamment lors de l'inventaire du mobilier de l'église établi le 1er août 1790. En 1801, Pierre Raison, maréchal-ferrant, effectue des réparations aux autels de sainte Geneviève et saint Pient. En 1835, on souligne le fait que ces autels, en bois peint, sont dénués de marche-pied. Il semble qu'ils disparaissent dans les années 1840, à l'occasion des importants travaux menés à l'église. En 1848, le conseil de fabrique constate ainsi que le bâtiment est dépourvu de petits autels. C'est l'une des motivations du projet de construction de deux chapelles latérales, de part et d'autre de la première travée du chœur, élaboré en 1852 mais resté sans suites.

Les deux autels actuels, leurs retables et, probablement aussi, leurs statues ont sans doute été réalisés à la suite de la décision du conseil de fabrique paroissiale du 3 janvier 1858, portant commande, pour 2100 francs, de deux autels à François Montigny, sculpteur à Fontenay-le-Comte (connu par exemple pour réaliser, à la même époque, l'autel de la chapelle de la Vierge en l'église Notre-Dame de Fontenay-le-Comte, au style similaire à celui des autels de Maillé).

L'autel sud est vouée à saint Pient, un des patrons de la paroisse, honorée depuis le Moyen Age, en particulier le 13 mars. L'autel nord, après avoir été dédié à sainte Geneviève, l'a été à la Vierge : dès l'inventaire des biens de la fabrique paroissiale en 1906, il est indiqué qu'il est voué à la Vierge, alors que l'autel sud l'est à cette époque à saint Joseph, tout en conservant la statue de saint Pient. En mars 1931, les deux autels sont pourvus de petites balustrades données par la famille Baptiste Babin-Gousseau. En décembre suivant, ils sont restaurés par Henri Wagner, sculpteur à Nantes, opération financée par un don d'Adelphine Garreau. La statue de Notre-Dame de Lourdes orne alors l'autel nord d'où a été retirée la statue de sainte Geneviève. Retrouvée dans les années 2000 dans un dépôt de matériaux à l'école privée, celle-ci est restaurée (tête replacée, bras droit reconstitué) et retrouve sa place sur l'autel nord, tandis que la statue de la Vierge est déplacée dans le chœur.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1858, daté par source
Lieu d'exécutionCommune : Fontenay-le-Comte
Auteur(s)Auteur : Montigny François sculpteur attribution par source

Chacun des deux ensembles est constitué des mêmes éléments, les deux se différenciant alors par leur couleur dominante (bleu pour l'ensemble nord, rouge pour l'ensemble sud) : d'abord un autel en brique, habillé de marbre de différentes couleurs ; puis un retable, surmonté d'un dais architecturé sous lequel prend place une statue, le tout en plâtre.

Catégoriessculpture
Matériauxbrique
marbre
plâtre
Mesuresl : 178.0 cm (autel nord)
h : 86.0 cm (autel nord)
p : 64.0 cm (autel nord)
Iconographiespinacle
chou frisé
dais architectural
sainte Geneviève
mouton
enfant
bateau à voiles
Précision représentations

Pour chaque ensemble, l'autel est marqué en façade par des arcatures à réseau. Le retable comprend un panneau central formé d'un assemblage de croix, et encadré par des pinacles, sous une corniche constituée d'une suites de motifs géométriques et végétaux. Le tout est rehaussé de doré, tout comme le dais architecturé. Celui-ci, de style néo-gothique, imite la flèche d'un clocher et est parsemé de choux frisés, motif que l'on retrouve sur le culot de la statue. La statue de l'autel nord représente sainte Geneviève, bergère, tenant un bâton et un livre, un mouton couché à ses pieds. La statue de l'autel sud représente saint Pient en évêque, avec un enfant dont il touche l'oreille en signe de guérison. On relève enfin sur le retable sud des bateaux peints, symbole attaché à saint Pient qui fit naufrage, selon la légende, à Maillé. Le retable nord est, lui, orné de tours fortifiées.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsinscrit au titre objet, 2002/06/28
Précisions sur la protection

Inscrit au titre objet par arrêté n° 02-DRLP/4/542 du 28 juin 2002.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 1 O 409. 1816-1889 : travaux à l'église et au presbytère de Maillé, transfert du cimetière.

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé, carton 16, dossier 2. 1735-1966 : mobilier de l'église de Maillé.

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé. 1832-1904 : registre des délibérations du conseil de fabrique.

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé. Chronique paroissiale 1794-1958. Notes intéressant la paroisse de Maillé, recueillies chez un de mes bons paroissiens, Jean Guilloteau, chantre depuis plus de 50 ans [rédigé par Léon Charbonneau, curé de Maillé de 1892 à 1900, puis complété par ses successeurs].

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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